10 questions à se poser avant d’investir dans une assurance-vie

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L’article « 10 questions à se poser avant d’investir dans une assurance-vie » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Karl Toussaint du Wast - Vu 884 fois

Si vous étiez en quête d’acheter votre résidence principale, achèteriez-vous le premier bien que vous visiteriez sans en voir d’autres, et sans voir si vous achetez au bon prix ? Non j’imagine. Alors pourquoi feriez-vous cela avec votre assurance-vie ?? pourtant, des milliers de français ouvrent chaque année un contrat d’assurance-vie auprès de leur banque sans se poser une seconde la question de savoir s’ils pourraient avoir la même chose, mais en mieux. Ce guide devrait donc vous aider à vous poser les 10 bonnes questions avant d’investir dans une assurance-vie.

10 questions à se poser avant d’investir dans une assurance-vie

1. Quel contrat choisir ?

Un contrat d’assurance-vie est une enveloppe « vierge ». Ce qui compte ce n’est donc pas le contrat en lui-même mais ce qui va le composer. Le choix et la qualité des supports proposés disponibles sur le contrat sont donc déterminants pour déterminer sa qualité ; bien plus que le contrat en lui-même.

CONSEIL DE PRO : si vous avez fait le choix de passer par votre banque ou votre assureur pour ouvrir un contrat d’assurance-vie sachez que vous n’aurez alors pas de choix autre que les produits de la banque ou de l’assureur, donc leur fonds euro (et pas un autre) et leurs fonds. Pour éviter de commettre cette erreur, privilégiez les organismes indépendants ayant une architecture ouverte vous donnant accès au plus large choix possible de supports.

2. L’assurance-vie est-elle risquée ?

Question à la fois centrale et difficile à traiter. En effet la notion même de risque est subjective et dépend de chacun. Pour autant, dans un contrat d’assurance-vie, l’on distingue deux grandes familles distinctes de produits : les poches « fonds euro » ou le capital est garanti par le détenteur des fonds (banque ou assurance) et « tout le reste » : les actions, les devises, les matières premières, les produits obligataires ou structurés… Bref, vous l’aurez compris il est possible de mettre à peu près tout ce que l’on souhaite dans un contrat et le(s) support(s) que vous aurez choisi seront plus ou moins exposés au risque.

3. Peut-on avoir plusieurs contrats d’assurance-vie ?

Vous pouvez avoir autant de contrat d’assurance-vie que vous le souhaitez. D’ailleurs de plus en plus d’investisseurs, préoccupés par les risques de solvabilité des établissements financiers, ont fait le choix de répartir leurs actifs auprès de différents opérateurs : banques en ligne, CGP, assureurs etc… ceci dans l’espoir que leurs actifs soient moins exposés à d’éventuels risques systémiques.

RAPPEL : en 2016 un contrat d’assurance-vie est exonéré de droits de succession dans la limite de 152 500 € par parents par enfants.

4. Quelle clause bénéficiaire ?

Lorsque vous remplirez le bulletin de souscription de votre contrat, vous serez amené(e) à remplir la clause bénéficiaire du contrat. Pour cela, vous avez deux possibilités : soit la clause « par défaut » : « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naitre », soit la clause libre.

CONSEIL DE PRO : si vous avez opté pour la clause par défaut et que vous décédez, sachez que votre conjoint(e) peut refuser de bénéficier du contrat ; qui revient alors automatiquement aux enfants, sans frais, dans la limite des plafonds d’exonération.

A SAVOIR : Quelle que soit votre décision du ou des bénéficiaires au moment de l’ouverture du contrat, la clause bénéficiaire peut être modifiée librement à tout moment.

Si vous n’avez pas opté pour la clause bénéficiaire classique, il vous est alors possible de rédiger, librement, une clause en y indiquant le ou les bénéficiaires de votre choix avec leur répartition.

Assurance-vie ou contrat de capi

5. Assurance-vie ou contrat de capi ?

Le contrat de capi, bien que moins connu du grand public, est un outil patrimonial qui peut vous offrir de nombreux avantages, selon votre situation.

Si vous n’avez pas encore de contrat d’assurance-vie ou si vous en avez déjà mais que ceux-ci ne sont pas encore au plafond des exonérations, dans ce cas, je vous conseille de rester concentré sur l’assurance-vie.

En revanche, si vous avez déjà atteint les plafonds, si vous êtes à l’ISF ou si vous souhaitez que le contrat puisse être transmis sans être dénoué, dans ce cas le contrat de CAPI peut avoir tout son intérêt. Le fonctionnement d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de CAPI est strictement le même et les compositions possibles identiques mais ce sont les avantages en sortie qui diffèrent. Le contrat de CAPI ne bénéficiera pas des plafonds d’exonération comme pour l’assurance-vie mais les plus-values du contrat de CAPI ne rentreront pas dans l’actif taxable ISF (contrairement à l’assurance-vie).

6. 100% fonds euro ou multi-support ?

Même si vous faisiez le choix d’ouvrir le contrat d’assurance-vie avec le meilleur fonds euro du marché (+ de 4% nets en 2015), sachez que les rendements de fonds euro d’une part ne cessent de baisser et continueront de baisser en 2017 (voire même toucher 0% de rendement avec une simple garantie du capital) mais que surtout la loi Sapin2 votée en Aout 2016 permet à présent la possibilité pour les banques qui se retrouveraient en situation financière fragile de bloquer les avoirs de leurs clients. En d’autres termes, votre fonds euro serait gelé et vous seriez dans l’impossibilité de récupérer tout ou partie de votre argent. Clairement, dans ces conditions, nous ne sommes plus du tout favorables à un contrat monosupport. Et sur un contrat multisupport, la poche fonds euro devra être minimum voire inexistante.

CONSEIL DE PRO : une alternative au fonds euro : les SCPI au sein du contrat. Certes le capital n’est pas garanti, mais l’actif est tangible (immobilier) et le rendement tout à fait cohérent par rapport au risque potentiel (de l’ordre de 4% nets en moyenne).

7. Quels supports privilégier au sein du contrat ?

L’allocation d’actifs d’un contrat (c’est-à-dire ce qui le compose) dépend de nombreux paramètres à commencer par votre situation personnelle et professionnel, votre âge et votre situation patrimoniale et vos objectifs. Si vous êtes à la recherche d’un contrat dynamique et performant et que pour cela vous êtes disposé(e) à accepter une plus forte volatilité, alors un contrat plus exposé aux actions sera privilégié. Si en revanche vous privilégiez la sécurité et la stabilité, dans ce cas, des poches SCPI, et produits structurés, vous apporteront davantage de satisfaction. Mais en tout état de cause, je ne saurai trop vous recommander de vous faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine car les marchés financiers, et les supports d’investissement sont un métier qu’il faut connaitre pour bien les sélectionner.

Quel type de gestion choisir ?

8. Quel type de gestion choisir ?

Dans un contrat d’assurance-vie il existe principalement deux types de gestion : la gestion libre et la gestion conseillée (appelée également gestion sous mandat). Si vous n’avez pas au plusieurs centaines de milliers d’euros à investir, il est inutile d’opter pour une gestion déléguée. Cette dernière entraine en effet des frais qui ne peuvent être justifiés que par la valeur ajoutée, le suivi, les services et le conseil fourni par le cabinet de conseil. Or, si votre contrat fait moins de 300K€, je ne vois pas l’intérêt. En dessous de cette somme, privilégiez donc une gestion libre, tout en bénéficiant quand même, comme nous le faisons chez Netinvestissement, d’un suivi et d’un pilotage par un conseiller financier dédié, mais sans frais supplémentaires.

9. Les frais : frais d’entrée et frais de gestion

Dans un contrat d’assurance-vie, vous supporterez deux types de frais :

Les frais d’entrée : vous ne les payez qu’une seule fois, au moment du(des) versement(s). ces frais vont de 0% (contrat en ligne sans suivi ni conseil) à 5%... même si peu d’organismes osent encore prendre autant de frais. La moyenne du marché lorsque vous faites le choix d’un contrat digne de ce nom, est de l’ordre de 2 à 3%.

Les frais de gestion : oscillant entre 0,8% et 1% en général, les frais de gestion permettent de gérer votre contrat juridiquement, administrativement et humainement. Toutefois, ces frais sont prélevés en amont de sorte que les rendements qui vous sont versés soient nets de frais.

10. Est-ce que mon argent reste disponible ?

Contrairement à l’idée reçue (et souvent entretenue par certains…) les fonds placés dans un contrat d’assurance-vie ne sont pas bloqués et restent donc disponibles à tout moment. Sauf si vous avez un produit à échéance et dont l’échéance n’est pas encore arrivée, vous êtes libre de récupérer tout ou partie de votre argent à tout moment et sans frais.

CONSEIL DE PRO : prenez en compte l’âge de votre contrat. En effet, même si comme je l’ai indiqué ci-dessus, les fonds sont disponibles à tout moment, l’âge du contrat va notamment déterminer son taux fiscal. Plus vous attendez, moins l’impôt sur les plus-values est élevé.

Conclusion

Avant d’ouvrir votre contrat dans votre banque ou auprès de votre assureur, renseignez-vous par ailleurs. Regardez ce que vous pourriez avoir ailleurs et vous vous rendrez compte que dans 90% des cas, en cherchant bien (sur notre site par exemple), vous trouverez le même contrat mais plus performant et sans frais supplémentaires.

« Le meilleur contrat c’est celui qui vous correspond ». et pour vous donner toutes les chances de le trouver, faites appel à un indépendant qui travaillera avec tout le monde et pas une enseigne limitée par sa seule et unique offre produit.

J'en profite

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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