Assurance-vie 2016 : sécurité ou performance, il va falloir choisir

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Par Karl Toussaint du Wast - Vu 1233 fois

« En 2016 plus que jamais, si vous voulez ne serait-ce qu’un peu de performance sur votre contrat d’assurance-vie, il vous faudra accepter de prendre des positions plus risquées que d’habitude ». Est-ce vraiment nécessaire de le dire à nouveau ? Les fonds euro sont morts, ou du moins en train de mourir…. Pour autant la performance existe, pour peu que vous acceptiez de vous positionner sur des supports autres que le fonds euro. Alors, en 2016, entre sécurité et performance il vous faudra choisir. Toutefois, rassurez-vous, une construction d’actifs judicieuse peut se révéler performante, même avec un faible niveau de risque.

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Les fonds euro avant 2008

Jusqu’en 2008 les fonds euro rapportaient jusqu’à 6% nets dans certains cas et offraient une garantie en capital et une liquidité totale. Franchement, pourquoi s’embêter alors à prendre des risques ? Mais depuis 2008 et la mise en place progressive et discontinue depuis de différentes normes (Solvency, Bâle etc) visant à encadrer les risques pris par les banques et mieux sécuriser les actifs des français, les fonds euro n’ont cessé de voir leur rendement baisser jusqu’à arriver à des niveaux de rendement quasi grotesques : 2% en moyenne... Il faut reconnaître que nous avons en effet été mal habitués. Saviez-vous que la France est le seul pays au monde à avoir accès à un support financier offrant une garantie en capital, un rendement minimum garanti et une liquidité assurée par le détenteur des fonds (bancaire ou assurantiel) ?

Normes depuis 2008

Depuis 2008

Solvency, Solvency 2, Bâle 2, Bâle 3, Mif2…. Toutes ces normes sont nées de la crise des subprimes et de la mise en lumière d’un dérèglement du système financier notamment bancaire au niveau mondial. La France et la BCE notamment ont rapidement décidé de mieux encadrer les pratiques des banques, dans le but de protéger officiellement les liquidités des épargnants (mais comprenez en fait de protéger l’économie mondiale qui, je vous le rappelle, tourne avec nos sous…)

Ces différentes normes ont imposé de nouvelles contraintes notamment de détention de fonds propres aux banques qui pour pouvoir garantir un rendement et un capital à un épargnant doivent à présent détenir un pourcentage de fonds propres (haut de bilan) plus important. Si vous vous demandiez pourquoi votre banquier vous a ainsi « conseillé » d’ouvrir un Livret A ou un LDD, ce n’était bien évidemment pas dans votre intérêt (il n’y aucun intérêt d’ouvrir ce type de placements en matière d’épargne. Ces supports sont uniquement des comptes de trésorerie) mais dans celui de la banque qui ainsi pouvait gonfler au maximum ses réserves de fonds propres et ainsi spéculer davantage sur les marchés…. Tout va bien pour les banques…. Mais ces normes ont également eu deux conséquences.

La première : davantage de contraintes entraîne mécaniquement davantage de coûts, et ces coûts sont répercutés sur la performance des fonds euro qui, on n’a cessé de le dire, n’ont cessé de baisser.

La seconde : à compter du 1er Janvier 2017 le pourcentage de fonds propres requis pour pouvoir prendre des positions plus risquées sur les marchés va passer de 5 à 45% !! en d’autres termes, ça sera la fin des fonds euro tels qu’ils existent actuellement. Dans le meilleur des cas, l’établissement détenteur du contrat : banque ou assurance, vous garantira simplement votre capital mais ne sera plus en mesure de vous le rémunérer. Vous savez quoi ?? comme cela se fait partout ailleurs dans le monde !!

En 2016

Préalable lexical : juste avant d’aborder l’avenir proche, celui qui concernera vos fonds en 2016, je souhaite vous redonner les définitions de volatilité et de risque

Volatilité : elle mesure les amplitudes des variations du cours d’une action, d’un fond, d’un indice etc. en d’autres termes, la volatilité est la sensibilité d’un support financier par rapport au marché dans lequel il évolue. Un fonds actions aura une volatilité plus importante (20 par exemple) alors qu’un fonds prudent de type obligataire aura une plus faible volatilité (5 par exemple). Chez Netinvestissement, nous confrontons dans toutes nos stratégies d’allocations la performance du support avec la volatilité et visons le meilleur ratio rendement/volatilité.

Risque : je ne vais pas vous définir ici le mot risque car j’imagine qu’il est clairement défini dans votre esprit. Ce qui en revanche est intéressant à savoir, c’est que le mot risque en finance est très proche du mot « incertitude » et qu’en périodes de troubles ou de crises, les investisseurs ne veulent plus prendre de risque (alors que c’est là justement que la valeur ajoutée se situe) ayant des incertitudes sur l’avenir. Il y a donc une corrélation directe entre état psychologique d’un investisseur et sa capacité à prendre ou pas un risque. Chez Netinvestissement, nous considérons le risque comme l’expression verbale de la volatilité. Ces deux mots sont pour nous les mêmes.

Revenons à présent à l’objet de ce guide : « sécurité ou performance, il va falloir choisir ». Si vous ne pouvez pas vous faire à l’idée qu’il va falloir ouvrir votre contrat d’assurance-vie à autre chose que le fonds euro, dans ce cas, je vous suggère de vous asseoir, d’ouvrir une bonne bouteille de vin et de regarder votre rendement terminer son atterrissage vers le point 0. Si en revanche vous souhaitez agir pour ne pas subir, si vous souhaitez trouver des solutions qui permettent d’allier une certaine sécurité avec davantage de performance, alors ce qui va suivre devrait vous aider.

Sécurité et performance : un choix antinomique ?

Lorsque l’on parle d’aller chercher de la performance ailleurs que dans le fonds euro, les investisseurs en herbe imaginent déjà tomber dans l’antre du grand capital, avide de manger vos enfants au petit déjeuner, le tout avec un Stetson sur la tête et un gros cigare aux lèvres... Chers lecteurs, non, performance ne veut pas nécessairement dire : actions, spéculation, Maddof, risque de se voir prendre sa maison etc...

J’ai tenu à rédiger ce guide dans l’espoir de faire prendre conscience à celles et ceux qui auront le plaisir de le lire qu’il y a de très nombreux moyens et supports de générer de la performance dans un contrat d’assurance-vie tout en minimisant d’une part les risques, et en protégeant par ailleurs de façon importante malgré tout le capital.

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Quels supports ? Quelles solutions ?

Si vous en êtes arrivé(e) jusqu’ici dans la lecture de ce guide, c’est que votre curiosité (devrais-je dire votre pragmatisme) vous y a poussé et bien vous en a pris. Voici donc quelques recommandations de supports à étudier de très près si vous voulez pouvoir continuer à allier performance et sécurité au sein de votre assurance-vie :

  1. Les produits structurés : chez Netinvestissement.fr, les produits structurés sont certainement non seulement les meilleurs alternatifs aux fonds euro mais également les supports qui ont le plus de sens. Visant des rendements allant de 6 à 9% / an dans certains cas, ces supports financiers, bien qu’ils n’offrent aucune garantie en capital, protège toutefois clairement et distinctement votre capital jusqu’à une certaine limite fixée et connue au départ : généralement de l’ordre de -40%. Ces supports sont donc clairement performants, mais également lisibles. L’investisseur connaît en effet dès le départ sa barrière de protection et donc d’exposition. Attention : ces produits complexes doivent être sélectionnés et mis en place avec l’aide d’un professionnel dûment habilité et compétent
  2. Les SCPI de rendement : les SCPI de rendement peuvent être logées au sein d’un contrat d’assurance-vie jusqu’à 100% dans certains contrats (demandez conseil à l’un de nos conseiller financier à ce sujet). Certes le capital n’est pas contractuellement garanti, mais nous sommes ici sur un véhicule d’investissement tangible : l’immobilier d’entreprise, largement mutualisé sectoriellement et géographiquement, et offrant un rendement à la fois stable et pérenne : de l’ordre de 4% nets au sein du contrat. CONSEIL : si vous optez pour ce type de support, optez plutôt pour les SCI de SCPI plutôt que pour les SCPI en direct afin de profiter de 100% de réversion des loyers et non pas de 97,5%
  3. Les fonds patrimoniaux : dans la famille des OPCVM qu’il est possible de loger au sein des contrats d’assurance-vie, il existe une catégorie à la fois prudente (peu volatile), opportuniste (multi sectorielle) et performante : les fonds patrimoniaux ou diversifiés. Ces fonds n’ont pas de contraintes d’investissement particulières. Le gérant peut ainsi aller chercher de la performance là où il considère qu’elle est, au gré de l’évolution des opportunités de marché : devises, obligations, actions, matières premières etc L’objectif de performance de ces fonds est bien évidemment de surperformer les fonds euro mais tout en maîtrisant au maximum la volatilité.

Conclusion

En 2016, pour générer de la performance, il faudra donc accepter d’ouvrir son contrat d’assurance-vie à d’autres supports que le seul fonds euro. Mais, nous l’avons vu, de nombreuses solutions existent. D’ailleurs il n’y en a pas forcément une qui prévale par rapport aux autres. La meilleure des règles reste encore certainement la plus simple : diversifiez ! répartissez vos avoir au sein du contrat sur 4 classes d’actifs distinctes dont celles sus-mentionnées par exemple, et vous obtiendrez, dans la mesure ou le contrat est bien suivi, un rendement tout à fait cohérent.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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