Assurance-vie : comment doper son rendement en 2019 ?

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Par Karl Toussaint du Wast
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L’article « Assurance-vie : comment doper son rendement en 2019 ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

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Si vous être en train de lire ce guide c’est peut-être parce que vous avez conscience ou que vous venez de réaliser que votre assurance-vie ne vous rapportait quasiment plus rien, à fortiori évidemment si vous êtes principalement (voire totalement) investi en « fonds euro ». Bonne nouvelle !! sachez qu’il existe des supports alternatifs simples disponibles dans l’assurance-vie et qui vous permettront, tout en respectant votre souhait de ne pas prendre trop de risque, de doper le rendement de votre contrat d’assurance-vie. Alors ça y est, votre décision est prise : vous en avez marre de voir le rendement de votre épargne fondre comme neige au soleil et vous avez décidé d’agir enfin. Félicitations.

Découvrons donc ensemble les différents moyens et solutions pour doper le rendement de votre contrat.

Sommaire


Prealable concernant votre contrat d'assurance vie actuel

Ce paragraphe concerne en particulier celles et ceux qui sont actuellement détenteurs d’un contrat d’assurance-vie.

Il est peut-être dans votre banque, peut-être auprès d’un assureur, peut-être auprès d’un courtier, seulement voilà, ce contrat ne sert tout simplement plus assez de rendement. Non vous ne pouvez pas vous « contenter » de 1,8% ou 2% ! Vous méritez mieux. Votre argent mérite mieux.

Après tout vous avez travaillé dur pour pouvoir épargner et à ce titre vous êtes en droit d’attendre que celle-ci soit traitée à sa juste valeur, du moins à une meilleure valeur.

Alors voilà ce que je me devais de vous dire en préalable : contrairement aux idées reçues et surtout aux « conseils » de votre banquier, on ne garde pas un contrat d’assurance-vie qui ne rapporte quasiment rien pour le simple et seul argument que celui-ci a moins de huit ans.

C’est le piège. Un piège dans lequel vous vous laissez, vous et votre argent, prendre. Faites les calculs, mais un mauvais contrat restera un mauvais contrat et doit donc être arbitré avec raison et pragmatisme. Vous pouvez vous amuser à faire les calculs d’impact fiscaux. Dans la plupart des cas, mieux vaut fermer votre contrat s’il n’est pas rentable et en rouvrir un ailleurs qui lui saura donner à votre épargne le rendement qu’il mérite (et que vous souhaitez).


1. Fonds euro vs Fonds euro

Comme chaque année au mois de février, le rendement des fonds euro des principaux établissements financiers et réseaux bancaires a été communiqué. Et toujours comme chaque année, nous faisons le même constat : les fonds euro voient leurs rendements baisser, pour atteindre des planchers presque ridicules : 1,20%, 1,40%, 1,60% !! pas de quoi faire rêver lorsque l’on sait que l’inflation, même basse comme actuellement, oscille entre 1 et 1,5%. Je vous laisse faire les maths : pour faire simple, en intégrant l’érosion monétaire relative à l’inflation, votre poche de fonds euro ne vous rapporte plus rien.

Oui oui, vous avez bien lu. Plus rien. Quel est donc le seul et l’unique intérêt alors de conserver du fonds euro dans son contrat s’il ne rapporte plus rien ? Pour sa garantie en capital bien sûr. Les français y sont très attachés. Alors si vous faites partie de celles et ceux qui ne jurent que par le fonds euro, faites au moins le bon choix et optez pour un fonds euro qui rapporte.

Car oui, cela existe encore. Vous ne le trouverez pas auprès de votre banque (qui n’a malheureusement aucun autre choix que son seul fonds euro « maison) mais auprès de conseillers financiers indépendants comme netinvestissement. Grâce à notre accès à 100% de l’offre du marché, nous pouvons donner accès aux meilleurs supports pour chaque classe d’actifs. Vous voulez du fonds euro ? pas de souci ; dans ce cas, prenons le meilleur. Si je vous disais qu’en 2018, un fonds euro à capital garanti a versé 3,20% nets de frais de gestion !! Vous avez bien lu.

Ce fonds en euro fait d’ailleurs partie de cette nouvelle famille de fonds euro que l’on appelle « fonds euro nouvelle génération » ou encore « fonds en euro dynamique ». Le capital versé sur la poche est garanti en capital, liquide et disponible à tout moment, comme finalement ce que vous aviez peut-être par ailleurs ou en tout cas identique à ce que vous connaissiez du fonds euro jusqu’à présent seulement il est 2 à 3 fois plus rentable. Voilà d’ores et déjà très simplement ce que vous pourriez faire pour doper le rendement de l’assurance-vie.

Mais heureusement, ce n’est pas la seule option disponible.


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2. « Mettez de la brique dans votre contrat »

Saviez vous qu’il est possible d’investir dans l’immobilier au travers de votre contrat d’assurance-vie ? vous pouvez le faire au travers de ce que l’on appelle les SCPI. Les SCPI sont des sociétés qui investissent dans l’immobilier tertiaire : bureaux, commerces, écoles, crèches, cliniques ou hôpitaux. Nous sommes ici en présence de que l’on appelle dans le jargon financier un « actif tangible ». C’est-à-dire du solide : « la brique ».

Alors en quoi ce type de support pourrait doper le rendement de votre assurance-vie ? Si vous savez choisir le bon support, vous pouvez viser un rendement de l’ordre de 3,5% ou 4%. Autre avantage important : bien qu’il s’agisse d’immobilier, la liquidité du support est assurée et garantie par la compagnie d’assurance détentrice du contrat.

En d’autres termes, tout comme pour le fonds euro, vous pouvez récupérer à tout moment vos liquidités. Attention en revanche, le capital placé n’est pas garanti. C’est de l’immobilier. C’est donc un actif sécurisé mais pas garanti : comme pour votre résidence principale ou tout bien immobilier d’ailleurs.

A noter :

Si vous souhaitez opter pour ce type de support, ne vous positionnez pas sur de la SCPI directement, mais uniquement sur de la SCP ou de la SCI de SCPI. Quelle différence me demanderez-vous ? Dans le premier cas, pour les SCPI, vous ne percevrez que 97,5% du rendement et non pas 100% d’une part et d’autre part vous devrez supporter des frais d’entrée importants : de l’ordre de 6% ! Dans le second cas, avec la SCP ou la SCI de SCPI, non seulement les frais ne sont alors plus que de 2% mais surtout vous percevez 100% des loyers ! Pour avoir accès à ce type de support, vous devez vous tourner vers un organisme qui y a accès et malheureusement les banques ne proposent pas de SCP ni de SCI de SCPI.


3. Donnez du sens à votre épargne : optez pour des fonds ISR

Les fonds ISR sont des fonds labellisés « Investissement Socialement Responsable ».

L’investissement Socialement Responsable est un terme générique qui consiste à intégrer les enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance dans la gestion des entreprises.

L’ISR vise ainsi à promouvoir le financement des acteurs de l’économie responsable.

  • Les critères environnementaux prennent en compte les conséquences directes ou indirectes des entreprises sur le climat (la pollution, l’émission des gaz à effet de serre, la sauvegarde des espèces…).
  • Les enjeux sociaux, quant à eux, font écho au comportement de l’entreprise concernant le respect des droits humains, des normes internationales de travail, le bien être des salariés, ou encore le dialogue social.
  • Le critère de gouvernance s’attache à la gestion, l’administration et le contrôle des entreprises. Il s’agit d’analyser les relations entretenues avec les actionnaires et administrateurs afin d’éviter la corruption et les conflits d’intérêts.

L’ISR est donc un mouvement qui est fondé sur la conviction que la conciliation optimale de ces trois éléments conduit à long terme à optimiser les sommes investies, en anticipant les risques et en explorant les secteurs d’avenir.

Aujourd’hui, 4 français sur 5 s’intéressent à l’investissement responsable et sont sensibles aux principaux enjeux de la finance utile (conciliant performance financière et impacts positifs sur l’environnement et la société).

Cependant, seulement 5% des citoyens affirment investir dans des fonds socialement responsables ! Ce paradoxe observé entre intention des investisseurs et passage à l’acte peut être notamment expliqué par la complexité de la notion de premier abord.

Le saviez-vous ?

L’ISR en France représente en 2017 plus de 134,7 milliards d’euros soit une augmentation de plus de 14% par rapport à 2016, sur 404 fonds.

Nous avons commencé à nous intéresser aux fonds ISR dès 2012, bien avant leur avènement. La quête du sens dans nos choix de supports et nos convictions de marché était fondatrice pour nous, d’abord parce que nous appliquions déjà naturellement en interne, au sein de netinvestissement, ces règles et pratiques. Aujourd’hui de nombreuses sociétés de gestion se sont soit spécialisées dans cette catégorie de marché soit ont « lancé » des fonds ISR.

Au final, l’on obtient des rendements intéressants tout en donnant une réelle valeur et du sens à son épargne : commerce équitable, respect des salariés, soin des conditions de travail, engagements écologiques etc… ces enjeux sont les enjeux des sociétés de demain et les fonds ISR ont compris que c’était un excellent moment pour se positionner.

Alors profitez-en. Si vous êtes sensible et réceptif à cette démarche, faites appel à l’expertise d’un conseiller financier qui saura vous aider à choisir une société de gestion de qualité et ayant un réel savoir faire dans la sélection des sociétés dans lesquelles investir. Vous pourrez ensuite investir directement dans un fonds ISR au sein de votre contrat d’assurance-vie pour en doper le rendement.


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4. 6 à 8% de rendement par an grâce aux fonds structurés

Non, contrairement à ce que vous vous imaginez peut-être, il n’est pas nécessaire de prendre des risques fous pour aller chercher 6, 7 ou 8% de rendement sur votre contrat. 

Comment faire ? Bien connaitre les tendances de marché, avoir accès à une vaste gamme de produits structurés et faire appel au bon professionnel. Si ce n’est pas votre cas, pas de panique, vous aurez juste à nous contacter et nos chefs de projet vous prendront en main. Pour le moment, je vais vous expliquer comment cela fonctionne.

Les produits structurés sont des produits financiers dont les composantes sont clairement identifiées. Tout produit structuré sur le marché doit présenter clairement les quatre points suivants :

  • La valeur du coupon : c’est-à-dire le rendement. Généralement les produits structurés versent un rendement de 6 à 8%
  • Le sous-jacent : c’est-à-dire ce sur quoi le produit sera investi. Souvent sur un indice (type Euro Stoxx 50), ou sur une valeur (sur le cours de l’action LVMH par exemple). C’est donc la fluctuation de cet indice ou du cours de l’action qui déterminera les conditions de versement du produit structuré
  • La durée : généralement les produits structurés ont une durée maximale de 10 ans avec des sorties possibles annuellement, mais de plus en plus l’on voit apparaitre des sorties mensuelles au bout de la première année
  • La barrière de protection : ce dernier critère est évidemment à étudier avec soin. Qu’est ce que c’est que la barrière de protection : c’est le couloir dans lequel votre argent est sécurisé. Si la barrière de protection est fixée (comme souvent) à disons -50% cela signifie que tant que le cours de l’action ou de l’indice sur lequel le produit a été investi, ne descend pas en dessous de -50% par rapport à sa valeur d’achat (le jour où vous vous êtes positionné(e) dessus) alors votre capital est protégé. En d’autres termes, rien à craindre, sa valeur initiale est maintenue. Vous l’aurez compris, il y a certes un risque, mais celui-ci est bien encadré par une barrière très significative. En effet il est rare (et nous ne l’avons encore jamais constaté) qu’une valeur baisse de plus de 50%. Cela signifierait une crise de marché très importante au-delà même de celle que l’on a connu en 2008.

La probabilité d’obtenir un rendement de 6 ou 8% sur votre poche de produit structuré est donc importante tout en étant au final relativement peu risqué. Vous connaissez dès le départ la zone de risque et le ratio entre le risque et le rendement est fort intéressant pour ce type de produit.

Attention toutefois à ne pas faire 100% de produit structuré dans votre contrat. Gardez une logique de diversification, restez rationnel(le) et analytique.


5. Avez-vous pensé aux fonds thématiques ?

Si je vous disais que vous pouvez investir dans la distribution ou l’assainissement de l’eau potable dans le monde, dans la sécurité informatique ou le big data.

Il existe en effet de nombreux OPCVM (fonds) dits « pures » c’est-à-dire investis uniquement dans un secteur ou une thématique. Aussi, si vous avez une sensibilité ou une appétence particulière pour l’un d’entre eux, ou si vous êtes convaincu(e) que la sécurité informatique ou le big data par exemple sont des marchés en plein boom qui vont connaitre des croissances à deux chiffres sur les prochaines années, alors bonne nouvelle : vous pouvez y investir via votre contrat d’assurance-vie.

Alors une fois de plus, tous les contrats d’assurance-vie ne vous donneront pas accès à 100% des supports du marché, aussi renseignez vous bien au préalable, comparez, faites appel à un expert, quitte même à ouvrir un autre contrat (vous pouvez détenir autant de contrats d’assurance-vie que vous le souhaitez) pour y loger le(s) bons fonds thématiques.

Un peu comme pour les fonds ISR, les fonds thématiques permettent de donner du sens à vos investissements. Non seulement cela facilite la bonne compréhension de la stratégie d’investissement du fonds, mais il vous permet également d’investir dans des supports qui vous « parlent ». Toutefois, si vous avez une appétence particulière pour un secteur d’activité ou une thématique en particulier, je vous recommande vivement d’appliquer tout de même la règle universelle de la diversification.

Conclusion

Non, 1,80% de rendement ne doit pas nécessairement être une fatalité ! comme vous vous en êtes rendu(e) compte si vous avez lu ce guide, il existe des solutions à la fois relativement simples et efficaces pour doper intelligemment son contrat sans pour autant prendre des risques inconsidérés. Mais comme pour tout en matière de placements, la règle d’or est d’abord de savoir choisir le bon conseiller et le bon accompagnateur.

Enfin, n’oubliez pas que même si vous avez déjà un contrat d’assurance-vie et que celui-ci n’a pas encore atteint l’âge de 8 ans, cela ne vous empêche pas pour autant de le fermer pour en rouvrir un nouveau plus performant, mieux suivi, et mieux adapté aux nouvelles offres et solutions disponibles. On ne garde pas un placement mauvais pour la seule raison de don âge. Soyez toujours pragmatiques dans vos choix et vos raisonnements lorsqu’il s’agit de placements.

RAPPEL : votre contrat doit être construit en cohérence avec votre « profil investisseur ». Aussi, avant toute modification, même pertinente de ce que l’on appelle « l’allocation d’actifs » de votre contrat, vous devez vous assurer que le fonds sélectionné corresponde à votre profil et respecte bien le questionnaire de risque que votre conseiller vous aurai obligatoirement fait remplir. C’est en effet une obligation légale à laquelle aucun organisme ni aucune personne ne peut se soustraire.


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À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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