Assurance-vie : nos conseils pour bien investir en 2018

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Par Karl Toussaint du Wast
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L’article « Assurance-vie : nos conseils pour bien investir en 2018 » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

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Assurance-vie : quelle stratégie adopter ? [VIDEO]
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[Vidéo] Tous nos conseils pour bien protéger son capital et trouver du rendement

Si vous êtes déjà titulaire d’un contrat d’assurance-vie auprès d’un établissement bancaire ou d’un assureur, vous avez dû prendre connaissance de la « remarquable » performance de votre fonds euro en 2017 : entre 1,5 et 2% au mieux ! Vous pensez que cette glissade discontinue des rendements des fonds euro depuis 10 ans est une fatalité ? Vous ne savez pas quelles opportunités ou alternatives (pourtant simples et pas forcément risquées) s’offrent pour donner un coup de jeune et un peu de peps à votre contrat ?

Si vous n’êtes pas encore titulaire d’un contrat d’assurance-vie mais que vous pensez à en ouvrir un, et ne savez par où commencer ni à qui le confier, alors ce guide est fait pour vous.

Nous allons vous donner des conseils simples, clairs et efficaces pour bien investir en assurance-vie en 2018.

J'en profite


Sommaire


NOUVEAUTÉ 2018 La Flat Tax

La fiscalité a été réformée en profondeur et son application est effective depuis le 27 septembre 2017. Cette réforme intègre l’arrivée d’une « Flax Tax », ou taxe forfaitaire à 30% (intégrant donc impôt sur le revenu quel que soit votre tranche marginale ET la CSG/CRDS) qui vise d’une part à harmoniser nos taux fiscaux avec nos voisins européens, et d'autre part à faciliter la mobilité des capitaux dans notre pays.

FLAT TAX : Êtes-vous concerné(e) ?

Si vous avez ouvert votre contrat d’assurance-vie AVANT le 27 septembre, et que le capital détenu est inférieur à 150.000 € sur ce contrat (ou l’ensemble de vos contrats si vous en avez plusieurs) vous gardez alors le régime fiscal du contrat tel que vous le connaissez et tel qu’il s’appliquait jusque là.

Si en revanche votre contrat dépasse 150.000 € (ou la somme de vos contrats) ET/OU que vous avez ouvert un contrat au-delà de la date du 27 septembre 2017, alors votre contrat rentre dans le mécanisme de la Flat Tax. Dans ce cas, toute plus-value générée sera forfaitairement taxée à 30% quel que soit le moment de la sortie. Plus simple, plus lisible et souvent favorable aux détenteurs des contrats.

J’en profite pour vous rappeler qu’avant, si vous gardiez votre contrat 8 ans, vous bénéficiez alors d’un taux d’impôt à 7,5% + CSG/CRDS (17,2% au 1er janvier). Le différentiel est finalement mince alors même qu’il est favorable tout au long de la vie du contrat AVANT ces 8 ans.


1. Fonds euro 2018 : OUI, mais pas n’importe lequel

À moins que vous ne soyez secrètement (ou pas) amoureux(se) de votre banquier ou de votre assureur, vous n’avez objectivement et raisonnablement plus aucune raison d’ouvrir un contrat d’assurance-vie avec lui en 2018, surtout si vous souhaitez un contrat prudent, majoritairement investi en fonds euro.

En effet, quel que soit votre établissement bancaire ou assurantiel, leurs fonds euro ont quasiment tous dégringolés :

AXA : 1,90%
Société Générale : entre 1,39% et 1,80% selon le contrat
MAAF : 1,85%
Mutavie : 1,80%
Etc…

En effet, je vous rappelle que votre établissement n’a malheureusement pas d’autre alternative à vous proposer que ses seuls produits « maison », quand bien même ceux du « voisin » seraient meilleurs.

CONSEIL DE PRO :
Si vous envisagez d’ouvrir un contrat d’assurance-vie profilé prudent avec une dominante de fonds euro, optez pour un contrat offrant le meilleur fonds euro du marché (4,05% nets en 2017 !!).

Les fonds euro dits « classiques » de banques ou d’assureurs, conçus il y a des années, sont devenus obsolètes de par leur composition intrinsèque. Généralement majoritairement composés d’obligations d’État, la baisse de leur rendement est due à la baisse des taux depuis une dizaine d’années. Et alors même qu’ils avaient la possibilité de modifier et actualiser leur stratégie d’investissement, la plupart des gérants de ces mastodontes financiers n’ont pas pris soin de prendre le virage à temps, et le super tanker se rapproche à présent inexorablement de la côte….

Entre temps, des acteurs plus spécialisés et mieux préparés aux évolutions conjoncturelles ont créés de nouveaux fonds euro, toujours liquides et à capital garanti, mais investis sur d’autre classes d’actifs afin d’aller chercher de la performance.

Leur stratégie est la suivante : partant du postulat que les rendements « classiques » sont de toute façon quasi nuls, étant donné que le capital est garanti, « au pire » donc l’investisseur fera 0% de rendement mais son capital ne sera pas impacté. 1,3% ou 0% c’est pour ainsi dire la même chose. Les gérants de ces fonds « nouvelle génération » vont donc mettre à profit leur expertise et leur connaissance des marchés financiers (ou immobiliers) pour aller chercher de la performance sur ces marchés. C’est ainsi que depuis 5 ans maintenant, ces fonds euro surperforment systématiquement les rendements des fonds euro classiques.

EN RÉSUMÉ :
Si vous souhaitez privilégier un contrat prudent à dominante fonds euro, contactez-nous et nous vous aiderons à choisir le meilleur du marché. CQFD.


2. Pensez à l’immobilier dans votre contrat

Chez Netinvestissement, nous ne cessons de le rappeler chaque année, intégrer une part d’immobilier au sein de votre contrat a du sens si vous êtes à la fois à la recherche de sécurité et de stabilité (ATTENTION : je rappelle que les SCPI et/ou OPCI ne sont pas garantis en capital) avec un rendement qui reste à peu près cohérent. En effet, comptez entre 3 et 3,5% de rendement nets de frais si vous choisissez bien vos supports immobiliers.

Quels sont les intérêts de loger de l’immobilier au sein de votre contrat ?

  • Un meilleur rendement : une bonne sélection d’immobilier logé dans votre contrat peut vous rapporter entre 3 et 4% environ / an.

  • Un risque mutualisé : oui le capital n’est pas contractuellement garanti si vous investissez sur de l’immobilier au sein de votre contrat mais cela reste néanmoins un actif tangible, solide palpable et concret et surtout très éclaté géographiquement et sectoriellement. Cette très large diversification offerte par ce type de support favorise la diversification du risque.

  • Un support liquide : contrairement à la détention de SCPI en direct où la revente des parts peut être plus ou moins longue (en fonction de l’état du marché), la liquidité des SCPI au sein d’un contrat d’assurance-vie est assurée par le détenteur du contrat. En d’autres termes, à tout moment vous pouvez demander à récupérer tout ou partie de vos fonds investis sur ces supports et l’assureur (détenteur du contrat) vous assure la liquidité et donc la mise à disposition des fonds immédiatement. Il fait son affaire ensuite de les vendre par lui-même par ailleurs.

  • Une classe d’actifs différenciante : Que vous ayez un contrat uniquement investi en fonds euro ou qu’il soit investi sur différentes classes d’actifs, intégrer une ligne d’immobilier a du sens ne serait ce que pour vous diversifier et toucher différents marchés.

  • Une alternative intéressante au fonds euro : même si comme je l’ai rappelé plus haut, les SCPI ou OPCI ne sont pas garantis en capital, ces supports restent pour autant plutôt stables, peu volatiles et évoluent sur des marchés profonds (bureaux, commerces, e-commerce, santé etc) en France comme en Europe du Nord.


CONSEIL DE PRO :
Si vous choisissez d’intégrer de la SCPI dans votre contrat, ne commettez surtout pas l’erreur d’investir dans une SCPI directement dans le contrat. Non seulement vous aurez à supporter des frais significatifs, mais vous ne percevrez en outre que 97,5% des loyers générés par la SCPI et non pas 100%.

Il existe toutefois une alternative simple : les SCP ou SCI de SCPI qui, pour certaines, ne comprennent pas du tout de frais et qui surtout vous verseront 100% des loyers. N’hésitez pas à demander conseils à nos chefs de projets patrimoniaux.


3. Les produits structurés au sein du contrat

L’année 2018 devrait être similaire à 2017. En effet tous les indicateurs macroéconomiques, les prévisions de croissance en zone euro et la reprise en France nous laissent à penser que 2018 devrait à nouveau être une bonne année. En fonction de votre situation et de vos objectifs, il peut être judicieux d’intégrer une petite ligne de produit structuré au sein de votre contrat.

Attention, là encore il ne s’agit pas d’un support garanti en capital, mais les produits structurés ont au moins le mérite d’être clairs et lisibles dès le départ. En effet, l’on connait le rendement visé, la durée, la barrière de protection et le sous jacent sur lequel le produit sera investi.

Bien évidemment tous les produits structurés ne se valent pas et je vous conseille de passer par des spécialistes de ce type de produits plutôt que par un généraliste qui n’aura d’autres choix uniquement que de vous « proposer » une solution maison, bien souvent moins qualitative que ce que vous pourriez trouver par ailleurs.

CONSEIL DE PRO :
Pour bien choisir un produit structuré, il faut bien évidemment bien prendre en compte et analyser tous les paramètres. Le rendement seul n’est pas la priorité. Intéressez vous surtout à la barrière de protection (visez -50% de protection au moins) et aux conditions de sortie.



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4. Les fonds thématiques : le cheval de bataille de Netinvestissement

Si je vous dis : « l’eau, la sécurité informatique, le Big data, la santé » vous serez à priori d’accord avec moi pour dire que ce sont des marchés profonds, porteurs et plutôt stratégiques pour les années à venir. Eh bien c’est également l’une de nos convictions.

Chez Netinvestissement, nous construisons nos stratégies et sélection de supports en fonction de nos convictions, de notre expertise mais également avec du bon sens. Nos analystes et experts ont audité les acteurs financiers des grands marchés thématiques stratégiques et ont sélectionné ceux qui nous paraissaient les plus précis et rigoureux. A présent, la plupart de nos allocations financières en assurance-vie comprennent au moins un fonds thématique et cette stratégie s’est avérée payante sur les dernières années.

À titre d’exemple, l’un des fonds thématiques que nous sélectionnons régulièrement et qui est investi sur le secteur de l’eau a généré les performances suivantes :

Performance sur 1 an : 10,77%
Performance sur 3 ans : 25,79%
Performance sur 5 ans : 74,76%

Mais au-delà de ces excellentes performances, nous constatons surtout une bonne stabilité dans la génération de rendement.

En 2018, nous continuons donc toujours à intégrer des fonds thématiques au sein des allocations de nos clients. Bien évidemment, cela dépend de votre profil, de vos attentes et besoins.

CONSEIL DE PRO :
Privilégiez un sous-jacent indiciel plutôt que sur un titre vif, une barrière de protection à -50% et un coupon d’au moins 6%. Si vous souhaitez profiter d’opportunités intéressantes sur des produits structurés ou que vous avez besoin d’aide pour choisir le bon véhicule, je vous recommande de contacter nos équipes spécialisées.


5. Gestion sous mandat ou gestion libre ?

Pour bien gérer votre contrat d’assurance-vie, devez-vous plutôt opter pour une gestion libre ou déléguée ? Est-ce vraiment judicieux de confier la gestion de votre contrat à un professionnel ? Ce dernier point est important d’autant qu’il peut avoir un impact sur le rendement net qui vous est versé.

Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai choisi de vous expliquer à chaque fois les avantages et inconvénients de l’une et l’autre option.

Gestion libre : avantages et inconvénients

AVANTAGES :
• Le 1er avantage est évidemment lié au « coût » de la prestation. Le choix de la gestion libre est l’option la plus « light » en terme de frais dans la mesure ou justement aucuns frais de gestion supplémentaires ne seront appliqués sur les conditions générales du contrat.
• Le 2ème avantage concerne surtout celles et ceux d’entre vous qui, soit savent, ou ont l’habitude de gérer de tels placements. Aujourd’hui avec les outils internet il vous est facile et rapide d’arbitrer vous-même en ligne, parfois même sans aucuns frais supplémentaires.

INCONVÉNIENT :
• L’inconvénient principal de ce choix de gestion est que si vous n’êtes pas vous-même initié et/ou si vous n’avez pas le temps de gérer et de suivre votre contrat, ce dernier risque bien de se retrouver, comme beaucoup d’autres, en déshérence à prendre la poussière, ou pire, à perdre de l’argent car justement il ne sera pas géré.

À SAVOIR :
Chez Netinvestissement notre choix est simple : nous ne facturons pas de frais supplémentaires pour la gestion des contrats de nos clients (sauf dans certains cas spécifiques). Ainsi ils bénéficient du suivi, de la gestion et des conseils de nos analystes tout en étant sur une gestion libre.


Gestion sous mandat : avantages et inconvénients

AVANTAGES :
• Si vous avez préalablement bien choisi votre conseiller et gestionnaire, ce choix de gestion permet une délégation des actions et décisions sur le contrat ce qui vous libère de tout suivi.
• Si le conseiller mandaté est indépendant il construira l’allocation du contrat au mieux de vos intérêts, réalisera pour vous les arbitrages et réorganisations directement au sein du contrat

INCONVÉNIENT :
• Le principal inconvénient est souvent lié au choix initial du gestionnaire. Si le service de gestion rendu est souvent utile et facilite la gestion administrative du contrat, il arrive parfois que le choix des supports n’ait pas été effectué dans votre intérêt mais davantage dans l’intérêt de l’organisme mandaté. Exemple : si vous confiez la gestion de votre contrat via un mandat à une banque privée qui propose par ailleurs des OPCVM « maison », cette dernière pourrait logiquement être tentée d’intégrer leurs fonds dans l’allocation alors même qu’ils ne seraient pas les meilleurs de la catégorie, voire même non adaptés à votre situation.


Conclusion

Qu’est ce qu’un « bon contrat d’assurance-vie » ? Eh bien c’est certainement d’abord un contrat suivi, géré et donc qui s’adapte aux évolutions conjoncturelles, qui se fait arbitrer au gré des nouvelles opportunités ou solutions mieux adaptées à la situation du moment.

Sans révolutionner pour autant sa composition, ce guide vous aura au moins je l’espère permis de découvrir ou redécouvrir les solutions simples, efficaces et concrètes que vous pouvez appliquer pour que votre contrat d’assurance-vie continue de performer en 2018 grâce aux nouveaux outils, supports et évolutions qui arrivent.

J'en profite


À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr. Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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