Bourse : faut-il investir sur le marché américain ?

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Par Fabien Appéré
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L’article « Bourse : faut-il investir sur le marché américain ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

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Avant de répondre à la question « Faut il investir sur le marché américain ? », il faut comprendre que les Etats-Unis sont au centre de l’économie mondiale du fait de la position de leur monnaie, le dollar. C’est la monnaie de référence des échanges mondiaux car elle finance l’économie et le commerce mondial. Les variations du dollar ont donc des répercutions sur les places boursières du monde entier.

Sommaire



1. Le Dollar monnaie de référence

L’économie américaine privilégie un dollar faible ce qui a pour effet de diminuer les importations rendues mécaniquement plus chères et cela favorise les exportations. Un dollar faible dope directement l’économie mondiale en facilitant le financement de l’économie et du commerce.

Il faudra cependant être attentif au risque de change car il est lié à l’incertitude du taux de change par rapport à une exposition sur une devise. Le taux de change peut être favorable comme défavorable à l’investisseur, ce qui peut représenter à la fois une opportunité et un risque. La Réserve fédérale augmente ses taux d’intérêt mois après mois, avec pour conséquence immédiate l’effondrement des monnaies turque et argentine, deux pays fortement endettés qui empruntent en dollars.

De la même manière, la remontée à terme des taux d’intérêt par la banque centrale européenne risque de fragiliser l’Italie et la France en raison de leur dette colossale.


2. La politique économique américaine

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, le S&P 500, indice basé sur les 500 plus grosses capitalisations boursières américaines, a atteint son plus haut niveau historique avec un taux de chômage bas (4,1%) et une croissance annualisée se situant au-dessus de 4%.

Cette situation n’est pas directement liée à l’action de l’actuel président américain car les effets de la reprise économique ont débuté durant le mandat de Barack Obama. On doit en revanche à Donald Trump l’explosion du déficit budgétaire en augmentant la dépense publique et en baissant les impôts, ce qui crée mécaniquement de la croissance à court terme. Les cours de bourse ont progressé car la baisse significative des impôts sur les sociétés a provoqué artificiellement l’augmentation de la valorisation des entreprises américaines.

Une telle mesure se prend normalement pendant une crise économique, dans une phase du cycle économique appelé « le creux de la crise » et non durant « la phase d’expansion » comme cela a été le cas aux Etats Unis. Cette mesure s’utilise habituellement comme une mesure de relance économique, l’Amérique n’en avait pas besoin à ce moment là. Si ces mesures ne sont pas compensées par la consommation des ménages, le fardeau de la charge fiscale sera déplacé sur les générations futures. Un choc fiscal de cette ampleur n’aurait pas été accepté en Europe.


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3. Situation macroéconomique

La croissance mondiale du PIB devrait rester stable en 2019, malgré des sources d’instabilité situées aux Etats-Unis comme des politiques commerciales non coopératives et une politique monétaire progressivement restrictive. L’économie américaine a accentué son déficit public et connaît un resserrement de la politique monétaire ce qui a pour conséquence d’assécher les liquidités mondiales. Le protectionnisme américain imposé par la politique du Président Trump alimente l’incertitude sur le plan international. Certains pays comme la Chine, la Zone Euro et le Japon seront en mesure de résister aux perturbations extérieures en raison d’une politique monétaire suffisamment puissante.

En revanche, d’autres pays comme l’Argentine, la Turquie, l’Afrique du Sud, le Brésil ou la Russie pourraient être mis sous pression par les marchés en cas de détérioration de leurs fondamentaux macroéconomiques. Ce groupe de pays ayant été déstabilisés par les orientations de la politique économique américaine.

L’Inde, l’Indonésie, la Hongrie et la Roumanie seront à surveiller si l’environnement commercial est préservé des attaques protectionnistes les plus violentes, tandis que l’Asie émergente et les pays de l’Europe de l’Est semblent protégés grâce à l’excédent de leurs comptes courants.

La croissance du commerce mondial devrait se stabiliser autour de 3,6% en 2019 en raison d’une demande qui devrait rester forte malgré le renforcement du protectionnisme. En effet, le président américain impose des taxes de plusieurs centaines de milliards de dollars sur les importations chinoises. Des taxes américaines plus fortes mettraient la croissance du commerce international dans une situation préoccupante.

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4. Investir sur le marché américain

Les deux plus grands marchés américains sont le NYSE (New York Stock Exchange) ou l’on retrouve les actions des plus grandes entreprises du pays (Coca Cola, Boeing) et le NASDAQ (National Association of Securities Dealers Automated Quotation System), composé des plus grandes valeurs technologiques à croissance très importante des Etats Unis.

Le Dow Jones qui est l’indice de référence du NYSE est composé des 30 plus grosses capitalisations boursières du pays. Le NASDAQ 100 est un indice de référence qui représente les 100 capitalisations boursières les plus importantes du NASDAQ (Microsoft, Intel, Google, Cisco etc.).

La bonne santé de l’économie américaine a profité au marché action américain qui a fortement surperformé ces derniers mois grâce notamment aux valeurs technologiques. Les GAFAN (Google, Apple, Facebook, Amazon, Netflix) ont largement contribué à la performance des marchés.

Pour les investisseurs souhaitant profiter des marchés actions américains, le choix peut se faire sur des titres vifs (actions) mais il sera plus aisé de le faire par le biais d’OPCVM (Organisme de Placement Collectif de Valeurs Mobilières) où l’on retrouve les SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fond Commun de Placement). Par rapport à la gestion d’un portefeuille en direct, l’investissement dans un placement collectif présente plusieurs avantages.

Le principal intérêt d’un OPCVM est de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La diversification d’un portefeuille permet de répartir les risques selon différents critères (géographique, sectoriels, thématiques, devises, etc.). Investir dans des SICAV ou des FCP, permet de bénéficier des connaissances et de l’expérience des professionnels des marchés financiers pour la gestion de son épargne. Les fonds d’investissements sont souvent le seul moyen d’accéder à des classes d’actifs inaccessibles ou presque pour un épargnant souhaitant diversifier ses placements financiers.


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5. Exemple de fonds d’investissements

Dans un souci de diversification et compte tenu du contexte de marché, il est préférable de sélectionner des fonds dans lesquels se retrouvent des entreprises américaines mais pas seulement. En effet, les fonds exclusivement US peuvent représenter un risque important à ce stade du cycle économique.

Nous allons porter notre attention sur trois fonds d’investissements :

Pictet-Water

La stratégie du fonds thématique Pictet-Water est d’investir dans tous les segments du secteur de l’eau, avec une focalisation particulière sur l’offre d’eau, les technologies liées à l’eau et les services environnementaux. Compte tenu du rôle croissant des entreprises privées dans la gestion du cycle de l’eau, les opportunités d’investissement à long terme sont, selon nous, appelées à se multiplier.

M&G Global Dividend

Le fond M&G Global Dividend se concentre sur des sociétés ayant le potentiel d’augmenter leurs dividendes sur le long terme et investit dans des actions de sociétés d’un large éventail de pays, secteurs et tailles de sociétés. Le gérant de fonds sélectionne des actions ayant des sources de croissance des dividendes différentes pour construire un fonds qui a le potentiel de faire face à des conditions de marché diverses. Le fonds investit sur un horizon à long terme de généralement trois à cinq ans. Dans le cadre de ses efforts visant à augmenter les distributions, le gérant de fonds se concentre principalement sur la réalisation d’une augmentation en livre sterling.

DNCA Flex Inflation

Selon l’équipe de gestion, dans un environnement de taux bas, toutes les classes d’actifs ne se valent pas. Faiblement corrélées aux actions et aux obligations classiques, les obligations indexées sur l’inflation permettent à l’investisseur de se protéger contre l’inflation et de diversifier son portefeuille. En cas d’inflation, leur indexation fait que leur prix de remboursement est plus élevé que pour une obligation à taux fixe et que le rendement attendu est généralement supérieur. En contrepartie le coupon proposé est plus faible que pour les obligations classiques.

Conclusion

Nous avons vu à travers ce guide « Bourse, faut il investir sur le marché américain ? », les différents paramètres à prendre en compte avant de réaliser son investissement. Le risque de change est un facteur de risque lorsqu’un investisseur place son argent dans une devise différente de la sienne et la variation d’une monnaie peut entrainer des pertes même dans un contexte de hausse des marchés financiers. La politique économique du pays doit donc être également prise en compte.

L’exemple des Etats Unis avec une politique protectionniste menée par Donald Trump prouve que les marchés sont nerveux et la volatilité augmente. La situation macro-économique doit permettre à l’investisseur de savoir s’il est opportun d’investir ou non sur tel ou tel marché en titres vifs ou sur des OPCVM. Pour les épargnants non avertis, se tourner vers les FCP ou les SICAV sera plus simple et apportera plus de souplesse en terme gestion.

Les chefs de projets patrimoniaux Netinvestissement se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans le choix de fonds d’investissements thématiques, sectoriels, géographiques ou opportunistes en ayant pris soin au préalable de réaliser un audit patrimonial et d’étudier votre profil d’investisseur. L’horizon de placement et la diversification de votre portefeuille, qu’il soit sur un compte titres, PEA, PERP, Assurance vie ou contrat de capitalisation, restent les clés pour atteindre vos objectifs.

À propos de l'auteur

Fabien Appéré , Conseiller en gestion de patrimoine

Fabien Appéré débute sa carrière professionnelle en 2000 dans la banque de détail où il occupera les postes de Conseiller patrimonial, chargé d’affaires professionnel puis Directeur d’agence. Après 17 années passées dans différentes grandes banques nationales et dans un secteur en pleine mutation, son désir d’indépendance l’incite à rejoindre l’équipe de Netinvestissement pour mettre la satisfaction client au coeur de la relation.

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