PEA PME vs PEA classique : lequel choisir ?

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L’article « PEA PME vs PEA classique : lequel choisir ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - Vu 2467 fois

Depuis le 1er Janvier il est possible d’ouvrir un PEA-PME auprès de votre conseiller financier habituel ou de tout organisme financier habilité à le proposer.

Annoncé par le Gouvernement à la fin de l’année dernière, le PEA PME suscite autant de curiosité de la part des particuliers que de questions liées à sa pertinence et surtout à son intérêt par rapport à un PEA que nous appellerons pour l’occasion « classique ».

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PEA-PME vs PEA Classique : les caractéristiques

Tout d’abord il est important de préciser ou de rappeler que le PEA PME n’a pas vocation à remplacer le PEA classique et qu’il est possible d’avoir les deux en même temps.

Vous retrouverez une présentation détaillée du PEA PME sur ce lien : Conseil de l'expert - ouvrez un PEA PME

Hormis les plafonds de versement pour chacun de ces deux contrats (150 000 € de versement sur un PEA classique depuis le 1er Janvier 2014 et 75000 € pour le PEA-PME), quelles sont leurs principales différences ? Et surtout lequel choisir en priorité ?

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Le PEA-PME sera donc obligatoirement investi dans des Petites et Moyennes Entreprises ; c’est-à-dire des sociétés françaises dont le chiffre d’affaires doit être inférieur à 1.5 milliard d’euro et employer moins de 5000 personnes.

Vous l’aurez compris ; le marché cible est donc considérable puisque des milliers de sociétés rentrent dans ces critères à commencer bien évidemment par les sociétés d’ores et déjà cotées.

Par ailleurs, le marché des PME est beaucoup moins « mur » que celui des grandes capi (CAC40/SBF 120) sur les marchés financiers et les professionnels qui proposent déjà (ou ceux qui en proposeront demain) des fonds éligibles au PEA-PME tablent sur des performances annuelles de 7 à 8% en moyenne (il s’agit là d’objectifs).

Des potentiels de performance élevés : à titre de comparaison sur les dix dernières années, le CAC40 n’a augmenté que de 40% alors que l’indice d’analyse des small&mid capi sur la même période réalisait lui plus de 180% !

L’arrivée de ce PEA-PME devrait normalement être bénéfique à la fois pour les marchés financiers, pour les entreprises cibles qui vont pouvoir bénéficier de cash flow important, mais également pour les premiers investisseurs qui croiront en ce segment de marché.

PEA-PME vs PEA Classique : des produits complémentaires mais une classe d’actifs différente

Attention toutefois, car bien qu’ils portent presque le même intitulé, ces deux PEA ne sont pour autant pas du tout investis sur les mêmes « valeurs ».

Le PEA Classique est investi sur des valeurs de grande capitalisation boursières. La plupart du temps des groupes aux marchés déjà matures, avec beaucoup d’inertie dans les décisions et ou les potentiels de croissance ou de dividendes importants ne peut souvent que se constater sur une longue période de détention.

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En contrepartie, l’investisseur est positionné sur des valeurs stables, solides, de renom, parfois, des sociétés de plus de 100 ans d’existence.

Le PEA-PME bénéficiera lui d’un marché beaucoup plus vaste, avec davantage de choix par secteur d’activité (industrie, services ; pharmaceutique etc), d’un potentiel de croissance fort à plus court terme. En contrepartie bien évidemment, le « risque » doit être pris en compte. Je rappelle toutefois qu’il ne s’agit pas d’investir dans une petite start-up ; mais dans une PME de plusieurs centaines d’euro de chiffres d’affaires déjà très implanté dans son secteur.

Les sociétés de gestion qui ont choisi de se lancer sur le créneau du PEA-PME nous ont déjà fait savoir qu’ils appliqueront leurs méthodologies, expertise et exigence à choisir les valeurs sur lesquels se positionner de la même manière que pour les grandes capi.

Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai réalisé un tableau synthétique comparatif des deux Plans d’épargne.

PEA CLASSIQUEPEA PME
Plafond de versement 150 000 € 75 000 €
Entreprises cibles Quelques centaines Plusieurs milliers
Fiscalité sur les plus-values Pas d’IR au-delà de 5 ans de détention Pas d’IR au-delà de 5 ans de détention
Sociétés cibles quelques dizaines Plusieurs centaines
Objectif du placement -Grands Groupes
-Marchés matures
-Actions solides
-Marché encore sous valorisé
--Diversifier ses actifs
-Soutenir les PME et l’économie Française
-Fort potentiel de croissance
-Pour les investisseurs qui ont déjà un PEA classique au plafond
-Choix sectoriel plus précis
-Bénéficier de l’effet d’annonce du lancement du PEA-PME

Conclusion

Bien évidemment, lorsque l’on parle de placements, et à fortiori de placements financiers en Bourse, personne ne détient la vérité. Chez Netinvestissement nous pensons qu’il faut dans l’absolu avoir les deux PEA et pourquoi pas répartir les liquidités que vous voulez allouer à la Bourse pour moitié sur chaque PEA. Car, et même si nous saluons ce lancement et qu’en tant que PME nous croyons profondément à l’intérêt d’impliquer et d’inciter les français à soutenir leurs entreprises, nous restons convaincus que le CAC40 et plus généralement le marché des grandes capi éligibles au PEA classique offre encore de réelles opportunités de gain. Après tout, au moment où je rédige ce guide, le CAC40 n’est « qu’à » 4242 points. Loin, très loin encore est son point haut.

BFM Business

Netinvestissement.fr parle du PEA-PME sur BFM :

"Nos conseils pour investir dans un PEA-PME"



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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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