Les différences entre SICAV et FCP

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L’article « Les différences entre SICAV et FCP » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Stéphane van Huffel - Vu 6387 fois

Les SICAV et les FCP sont des produits financiers qui font partie de la famille des OPCVM. Ces fonds d’investissement permettent à l’épargnant de confier la gestion de ses capitaux à un professionnel qui a pour rôle de les investir sur un ou plusieurs marchés financiers. Si certaines caractéristiques des SICAV et FCP sont similaires, il est tout de même important d’en connaître les différences pour être à même de faire le meilleur placement financier. En effet, on dénombre environ 12000 OPCVM commercialisés en France ; y voir plus clair et comprendre quelques fondamentaux est donc indispensable.

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Les SICAV et FCP : des supports de la famille des OPCVM

► Généralités


Les Organismes de Placements Collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) sont gérés par des sociétés agréées dans la gestion de l’épargne publique qui « transforment » en parts ou en actions les sommes investies par le particulier dans l’OPCVM.


Et, SICAV et FCP sont donc des supports de la famille des OPCVM. Ils ont un même avantage, ce sont des supports qui permettent de simplifier l’accès des investisseurs au marché boursier puisque sans être un fin connaisseur en la matière, il est possible d’y réussir son placement financier grâce à ces sous-jacents.


En effet, en investissant dans un OPCVM, que ce soit une SICAV ou un FCP, vous confiez votre argent à un gestionnaire de fonds spécialisés qui vous assure une gestion professionnelle de vos actifs. Il a donc pour mission de faire les meilleurs arbitrages afin d’augmenter la valeur de votre portefeuille.

Vous avez la possibilité de suivre ces arbitrages grâce aux comptes rendus de gestion qui sont généralement envoyés chaque trimestre ou remis sur demande par l’intermédiaire de votre gestionnaire. Mais ces comptes rendus sont aussi disponibles sur les sites internet des sociétés de gestion.


En outre, ce placement permet de diversifié votre portefeuille et donc de mutualiser le risque car un fonds contient plusieurs placements. Grâce à cette diversification, la baisse de la valeur de certaines OPCVM peut alors être compensée par la hausse d’autres valeurs boursières.


Enfin, pour éviter l’impact des fluctuations boursières, il est aussi conseillé de garder ce type de placement à moyen voire long terme. Et sachez qu’il faut prévoir des frais d’entrée (de 0,5 à 5%), de sortie, de gestion (prélevés directement sur le portefeuille) et de droits de garde qu’il s’agisse d’acheter ou vendre des parts de SICAV ou FCP.

► Fiscalité des OPCVM


En ce qui concerne la fiscalité, il est bon de savoir que les produits de gestion collective n’ont pas une fiscalité spécifique et que les revenus sont donc imposés selon la nature du support.


Les produits générés par des actions ou obligations sont donc imposés dès le 1er euro soit sur le revenu soit au prélèvement libératoire forfaitaire de 36,5% avec les prélèvements sociaux inclus. En optant pour l’imposition sur le revenu, il est possible de profiter d’un abattement de 1525 euros ou 3010 euros en couple.


Quant aux plus-values de cessions, elles sont soumises au régime général des valeurs mobilières. Elles sont imposables dès le 1er premier euro et ce qu’il s’agisse d’actions, d’obligations, de parts de SICAV ou de FCP. Le taux forfaitaire d’imposition est de 21% auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 15,5%. En revanche, les moins-values peuvent être imputés sur les gains de même nature et ce pendant 10 ans.

Les principales différences entre SICAV et FCP

► la nature juridique du support


La principale différence entre SICAV et FCP réside avant tout dans la nature juridique de chacun des 2 supports.


La SICAV est une société d’Investissement à Capital Variable et c’est une société anonyme qui émet des actions.


Tout investisseur achetant des actions ou obligations devient actionnaire ou créancier. Il peut par conséquent s’exprimer sur la gestion de la société au moment des assemblées générales (droit de vote) de chacune des SICAV figurant dans son portefeuille d’OPCVM.

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Pour réaliser un gain, l’investisseur en SICAV doit revendre ses actions au moment où le cours est plus élevé qu’à l’acquisition des actions en question. Quant à l’investisseur en FCP, Fonds Communs de Placement, celui-ci achète des parts (et non des actions) et devient membre d’une copropriété de valeurs mobilières. Il n’a aucun droit d’actionnaire. Dans ce cas, pour réaliser une plus-value, l’investisseur doit revendre ses parts à un prix supérieur du prix d’achat.

► la taille du support


L’autre caractéristique qui différencie SICAV et FCP, c’est le capital minimum requis.


En effet, s’il est seulement de 400000 euros pour un FCP, il s’élève à 7,5 millions d’euros pour une SICAV. En outre, de plus petite taille, le FCP autorise une spécialisation sur un pays ou une activité économique en particulier.


Voici un tableau récapitulatif des différences entre SICAV et FCP :

Forme juridiqueQualité des souscripteursCapital minimum
SICAV Société anonyme ayant pour objet la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières. Actionnaires 7,5 millions d’euros
FCP Copropriété de valeurs mobilières. Porteurs de parts 400000 euros


Retenez que dans tous les cas, SICAV et FCP sont des types d’OPCVM qui vous permettent d’avoir un accès simplifié au marché boursier.

Conclusion

Même si les différences entre SICAV et FCP sont subtiles, les connaître permet de mieux appréhender le marché des OPCVM. Un marché qui peut s’avérer très technique et sur lequel le niveau de prise de risque dépend du sous-jacent choisi. D’ailleurs, sachez qu’en matière de support financier, il est primordial de porter une attention particulière au « prospectus », document d’information remis par votre intermédiaire financier. En effet, celui-ci doit être décrypté et bien compris par l’investisseur afin de faire ses choix de placements financiers en connaissance de cause et ainsi profiter au mieux de la performance des supports.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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