Placements financiers : les 10 questions à se poser

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L’article « Placements financiers : les 10 questions à se poser » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Karl Toussaint du Wast - Vu 2164 fois

Que ce soit pour une assurance-vie, un PEA, des SCPI ou de manière générale tous types de placements financiers, vous vous posez certainement de nombreuses questions auxquelles je vais tenter de répondre au travers de ce guide que j’ai rédigé en reprenant les questions les plus fréquemment posées par nos clients ou prospects à nos conseillers en gestion de patrimoine. Toutefois, cette liste de questions n’étant bien évidemment pas exhaustive, n’hésitez pas à nous soumettre vos questions en bas de ce guide dans la rubrique « ajoutez un commentaire » et nous ne manquerons pas d’y répondre.

Placements financiers : les 10 questions à se poser AVANT d'investir

1. Quel est mon intérêt de passer par votre intermédiaire plutôt que par ma banque ?

La 1ère question que vous pourriez légitimement vous poser (si vous n’êtes pas encore client chez nous, car après, vous ne vous la poserez plus :-)) est de savoir quel est votre intérêt de passer par l’intermédiaire d’un conseiller en gestion de patrimoine plutôt que par votre banque/banquier.

Principalement pour trois raisons :

  • Si vous êtes client de la banque « verte », votre banquier n’aura pas d’autre choix que de vous proposer ses produits « verts », même si ceux de la banque d’à côté sont mieux adaptés à vous. Même principe si vous êtes dans la banque « bleue » et ainsi de suite. En passant par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant, vous avez accès à un large choix de produits, supports et contrats qui devraient vous permettre de trouver et de choisir celui qui vous correspond le mieux.

  • La compétence et l’expertise : il y a 30 ans, les banquiers étaient de véritables conseillers financiers, formés et dont le métier était celui des « banques d’autrefois », qui consistait à gérer dans l’intérêt de leurs clients les actifs financiers détenus. Aujourd’hui (cela ne vous aura certainement pas échappé) les banquiers ne sont plus formés à la gestion d’actifs ni aux marchés financiers et ne sont tenus par leur direction qu’à la souscription de « quotas » de contrats. Le métier de CGP est en partie né de cette évolution des méthodes des banques. Les CGP sont directement intéressés à la performance de vos contrats et se doivent donc d’en assurer un suivi effectif et régulier, dans un intérêt commun. De plus, la profession oblige, en plus de diplômes, 25 heures de formation validantes obligatoires pour pouvoir exercer le métier.

  • L’intuitu personae : nous ne le dirons jamais assez. La gestion de vos avoirs financiers est d’abord une histoire de confiance et de relations humaines. Votre conseiller financier est un peu votre « médecin de famille de l’argent ». votre choix doit donc également se faire sur des critères de ressentis et d’envie de travailler (ou pas) avec cette personne.

2. L’assurance-vie est t’elle bloquée 8 ans ou disponible à tout moment ?

Nombreux sont celles et ceux qui nous posent cette question. En effet, contrairement aux idées reçues, non les assurance-vie ne sont pas bloquées. Votre argent est et reste disponible à tout moment.

Attention toutefois à ce que votre contrat ne contienne pas de produits à échéances ou, dans ce cas alors, il faut attendre l’échéance du support pour pouvoir récupérer les fonds. Le fait de garder son contrat 8 ans au moins concerne l’avantage fiscal. Il y a en effet une dégressivité de la fiscalité dans le temps selon la durée de détention du contrat (de 0 à 4 ans, de 4 à 8 ans et au-delà de 8 ans) ; d’où le fait que souvent les non initiés croient que le contrat est bloqué 8 ans.

Quelles est la qualité/solvabilité de l’assureur/banque ?

3. Quelles est la qualité/solvabilité de l’assureur/banque ?

Quel est le risque que la banque ou l’assureur fasse faillite ? Ai-je un risque de voir mes fonds disparaitre ? Il y a tout d’abord officiellement un fond de garantie public qui est censé couvrir chaque épargnant à hauteur de 100 000 € par contrat. Autant vous le dire tout de suite : ceci est une belle chimère. Dites vous bien que si un établissement financier français venait à faire défaut, cet organisme de caution n’a pas du tout les fonds suffisants pour indemniser les épargnants.

Mais, bien que risque zéro n’existe pas, la probabilité qu’un établissement financier français (la France est toujours la 6ème puissance mondiale et ses institutions bancaires sont parmi les plus puissantes de la planète) fasse faillite est infime et même dans le cas où cela arriverait, les conséquences sur la finance et l’économie mondiale seraient telles que jamais la Banque Centrale européenne ne laisserait cela se faire. Vous pouvez donc dormir tranquille.

4. Si je passe par un CGP, ou est domicilié mon contrat ?

Les cabinets de conseil en gestion de patrimoine ne sont pas directement détenteurs de vos liquidités. En tant que courtier, il gère, suit et pilote vos contrats, mais les fonds en eux-mêmes sont hébergés chez un assureur (Swiss Life, Generali, Axa, BNP etc) et le contrat est un contrat de ce même établissement.

5. Que se passe-t-il si le courtier CGP disparait ?

Comme précisé au-dessus au point 4, votre CGP ne détient pas lui-même le contrat. Donc, que ce soit pour cause de départ à la retraite du CGP, de faillite ou de fermeture, le contrat restera domicilié auprès de la compagnie ou de la banque choisie. Le détenteur du contrat a une obligation de vous réattribuer à un CGP afin de continuer à bénéficier d’un suivi.

6. Est-ce que c’est le meilleur contrat/produit du marché ?

Il n’existe pas sur le marché de produit/contrat miracle qui serait numéro 1 en tous points. Le plus important donc est de savoir si c’est le meilleur pour vous. S’il est adapté à vos besoins, votre situation et vos objectifs. En revanche, là encore, en passant par un conseiller indépendant, vous augmenterez vos chances d’accéder à un support parfaitement adapté à vos besoins.

7. Pourquoi les frais sont plus élevés que sur les contrats en ligne ?

Avec la démocratisation des contrats en ligne tels que Netlife ou e-novline, les épargnants se sont habitués à ne plus payer de frais. Pourtant, nombreux sont encore celles et ceux qui ne sont pas des spécialistes et qui n’ont pas le temps de gérer leurs avoirs au quotidien.

Il faut comprendre que les contrats Internet sans frais sont aussi des contrats sans aide, sans suivi, sans assistance. Si vous souhaitez valoriser vos actifs et leur donner toutes leurs chances de performer bien au-delà des contrats sans frais, vous devez accepter et comprendre que les frais liés aux contrats permettent de rémunérer les êtres humains qui le suivent, le gèrent et le pilotent.

Pourquoi les frais sont plus élevés que sur les contrats en ligne ?

8. Comment être sûr que votre allocation d’actifs est la meilleure pour moi ?

Cette question rejoint un peu la 1ère. Il est en effet important de vous assurer que le conseiller financier soit d’une part bien compétent pour gérer et traiter votre demande, et d’autre part bien veiller à ce que les supports (fonds, unités de comptes etc) aient été choisies de manière objective et dans votre intérêt. Là encore, votre banque ne pourra rien vous proposer d’autres que leurs fonds maison. A bon entendeur…

9. Je veux arbitrer sur mon contrat, comment ça se passe ?

Si vous n’avez pas opté pour une option de gestion sur votre contrat, celui-ci est géré et suivi par votre conseiller et ce dernier est donc susceptible de vous proposer des arbitrages en fonction de l’évolution des marchés financiers ; cela ne vous empêche toutefois pas d’arbitrer vous aussi.

Dans ce cas, contactez votre conseiller, et ce dernier vous enverra alors ce que l’on appelle un « bordereau d’arbitrage » pré-rempli que vous n’aurez qu’à lui retourner signé par email ou fax afin qu’il puisse le traiter aussitôt.

10. A qui dois-je m’adresser pour le suivi ou la vie du contrat ?

Si vous avez choisi de passer par votre établissement bancaire, c’est auprès de lui que vous devez vous adresser. Si en revanche, vous êtes passé(e) par un CGP, ce sera à lui de vous adresser, même si, comme précisé plus haut, le contrat est domicilié chez un assureur tiers.

Conclusion

J’espère que ce guide vous aura été utile. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou de vos questions. Nous y répondrons et les rajouterons même à cette liste.

À propos de l'auteur

Karl Toussaint du Wast , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Karl Toussaint du Wast débute sa carrière professionnelle à New York à l'âge de 20 ans où il fonde sa première entreprise dans la tour 1 du World Trade Center : Une société de distribution de matériel informatique. Le 11 septembre 2001, les attentats du WTC le contraignent à rentrer en France où il se recentre sur sa formation initiale et devient consultant en recrutement dans les métiers de la finance, puis chasseur de têtes dans un grand cabinet parisien. Après de nombreuses missions de recrutement pour le compte de banques, de sociétés de gestion ou de promoteurs immobiliers, il s’associe à Stéphane van Huffel et créé Wast and Van puis Netinvestissement.fr Karl Toussaint du Wast est aujourd’hui Président du Groupe Wast&Van.

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