Prévoyance : les 10 questions à se poser avant de mettre en place son contrat

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L’article « Prévoyance : les 10 questions à se poser avant de mettre en place son contrat » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
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Par Guilhem Garcia - Vu 824 fois

Au travers de ce guide, nous allons vous aider à vous poser les bonnes questions avant de mettre en place votre contrat de prévoyance. En effet, il n’existe pas un contrat type qui pourrait répondre à l’ensemble des problématiques rencontrées par des travailleurs non-salariés. Ainsi, chaque contrat de prévoyance doit être adapté à votre situation car il s’agit d’un véritable travail sur mesure.

Et même si bien sûr le budget que vous souhaitez y consacrer peut limiter les garanties que vous souhaitez mettre en place, ce n’est pas le seul critère à prendre en compte.

Pour cela, nous allons analyser les différentes problématiques à aborder et leurs conséquences en cas d’arrêt temporaire ou définitif de votre activité professionnelle.

	Mon régime obligatoire

1. Mon régime obligatoire

► De quel régime obligatoire je dépends ?

C’est surement une des premières questions à se poser. Ainsi, en fonction de votre corps de métier, vous êtes rattachés à un régime obligatoire particulier : CARPINKO, RSI, CNAVPL, etc. Ce régime va déterminer votre socle de garantie.

Mais soyons honnêtes, mieux vaut ne pas compter sur votre régime obligatoire pour vous prémunir en cas d’arrêt de votre activité. Certains d’entre eux ne vous proposent d’ailleurs aucune garantie en cas d’arrêt de travail et pour la grande majorité, des garanties très faibles.

N’hésitez pas à consulter votre conseiller en gestion de patrimoine qui pourra vous informer sur les garanties dont vous bénéficiez de la part de votre régime obligatoire.

2. Mon patrimoine

► Quel rôle va jouer mon patrimoine ?

Votre patrimoine va avoir une double utilité dans votre prévoyance. Tout d’abord, il va pourvoir vous servir de garantie. De fait, une personne qui a par exemple 20 000€ de trésorerie, n’aura peut-être pas besoin qu’un assureur intervienne dès le premier jour d’arrêt de travail. Tout dépendra du montant des liquidités dont vous disposez ainsi que de l’utilisation que vous souhaitez en faire et de sa disponibilité.

► Quel est la valeur de mon patrimoine ?

Le deuxième point important pour votre patrimoine est bien sûr sa valorisation. Ainsi, en cas de décès, les frais de successions que vos héritiers devront régler vont dépendre de la valorisation de celui-ci, ainsi que des dispositions successorales que vous aurez préalablement choisies. Cette donnée pourra vous aidez à adapter la garantie décès au montant de vos droits de succession, si vous souhaitez protéger votre famille et leur laisser la possibilité de conserver l’intégralité du patrimoine que vous vous êtes constitué.

garantie décès

3. Le décès

► Quels types de garantie décès choisir ?

Aujourd’hui, la quasi-totalité des contrats de prévoyance vous imposent une garantie décès. Le montant minimum de cette garantie est calculé en fonction du niveau de garantie que vous aurez choisi sur la partie arrêt de travail et invalidité. Mais comme nous l’avons dit précédemment vous pouvez devenir acteur de votre prévoyance et adapter celle-ci à votre situation.

De cette manière, si vous souhaitez ne pas laisser vos héritiers sous risque financier suite à votre décès, vous pourrez souscrire une garantie décès temporaire ou viagère qui leur permettra de payer l’ensemble des frais dus lors de votre succession.

La garantie décès temporaire protégera vos héritiers et vous couvrira jusqu’à vos 80 ans pour la plupart des contrats de prévoyance. Contrairement à cette garantie temporaire, la garantie viagère comme son nom l’indique n’a pas de limite dans le temps.

Ainsi peut importe l’âge de votre décès, vos héritiers récupérerons quoi qu’il arrive le capital prévue. La contrepartie de cette garantie est son coût qui sera bien plus important que la garantie temporaire.

Le dernier type de garantie décès que vous pourrez choisir est le versement d’une rente mensuelle à vos enfants ou votre compagne. Cela peut vous permettre d’offrir un complément de revenu dont vous définissez le montant en fonction des besoins de chacun.

4. L’incapacité de travail

► Qu’est que l’incapacité de travail ?

L’incapacité de travail est la garantie la plus fréquemment déclenchée chez les assureurs. Cette garantie doit vous permettre de remplacer le revenu de votre activité pendant les trois premières années de votre arrêt de travail.

► A partir de quand ai-je besoin d’une prise en charge ?

La première chose à vérifier est le délai dans lequel vous souhaitez être pris en charge : le délai de franchise. Plus ce délai sera court, plus le montant de la cotisation sera importante. En fonction des liquidités dont vous disposez et de l’utilité que vous souhaitez leur donner, vous pourrez adapter la franchise à vos besoins.

► Quels sont les différents types de couverture ?

La deuxième question à se poser est le type de couverture que vous souhaitez. Ainsi vous pourrez opter pour une garantie forfaitaire qui vous permet de bénéficier de l’indemnité prévue aux conditions particulières de votre contrat, sans prendre en compte une éventuelle baisse de vos revenus. Si vous optez pour une garantie indemnitaire, l’assureur vérifiera le niveau de vos revenus avant de vous verser votre prestation. Il peut dès lors baisser le montant prévu aux conditions particulières si vos revenus ont diminué.

► Quels sont les exclusions de mon contrat ?

Le troisième point à vérifier est la couverture proposée par votre contrat et surtout les exclusions qui le composent.

Par exemple, pour les professions médicales, la plus fréquente cause d’arrêt maladie est le « burn out ». Un médecin ou un chirurgien qui ne serait pas couvert en cas de « burn out » serait donc sous risque. Ces exclusions sont à mettre en parallèle avec votre activité professionnelle.

5. L’invalidité

► Qu’est ce que l’invalidité ?

Suite à une période de 3 ans d’arrêt de travail, vous basculerez en invalidité. Il s’agit souvent ici d’un état de santé qui va perdurer durant le reste de votre vie. Il faut dès lors que vos garanties soient suffisantes pour vous permettre de maintenir le niveau de vie de votre famille.

► Comment est déterminé mon taux d’invalidité ?

La première chose à vérifier sur ce type de garantie est la détermination du taux d’invalidité qui va permettre d’établir le montant de la rente qui vous sera versé. Le barème le plus adapté est celui qui ne tient compte que de l’invalidité professionnelle.

Par exemple, un chirurgien qui se retrouverait amputé d’un doigt devrait pouvoir bénéficier d’un taux invalidité proche des 100%. En effet, il ne pourra plus exercer son activité. S’il n’a pas de barème professionnel, il se pourrait qu’on ne lui applique qu’un taux proche des 10% qui ne lui permettrait pas d’obtenir une rente invalidité suffisante pour faire face aux besoins financiers de sa famille.

Conclusion

La mise en place d’un contrat de prévoyance peut paraître simple de prime abord. Pour autant, il s’agit d’un sujet complexe où le moindre détail peut avoir une grande importance.

Votre sécurité financière et celle de votre famille dépende de la bonne adéquation de votre couverture prévoyance.

Pour l’adapter au mieux et vous aider à décrypter les conditions particulières de vos contrats, n’hésitez pas à demander l’aide de votre conseillez en gestion de patrimoine.

À propos de l'auteur

Guilhem Garcia , Conseiller en gestion de patrimoine

Après l’obtention d’un Master en gestion de patrimoine, Guilhem débute sa carrière au sein d’une grande banque régionale. Après 10 ans de carrière dans différents groupes bancaires, où il a occupé des postes de conseiller clientèle professionnel à gestionnaire en patrimoine, il décide d’ouvrir son cabinet spécialisé en prévoyance et patrimoine auprès d’un des grands assureurs de la place. Son désir d’indépendance et d’évolution professionnelle, le pousse naturellement à rejoindre début 2014 le groupe WAST AND VAN en tant que consultant en gestion de patrimoine sénior.

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