Assurance-vie : pourquoi et comment investir dans les unités de compte ?

Visa expert
paul busy
Par Paul Buzy
Vu 700 fois

L’article « Assurance-vie : pourquoi et comment investir dans les unités de compte ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Quel contrat d'assurance vie choisir ? [Vidéo BFM]
netinvestissement media

[Vidéo] Tous nos conseils pour faire les bons investissements

Les professionnels de la finance et les sociétés sont tenus de le rappeler : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ainsi, deux stratégies d’investissements identiques n’auront pas nécessairement les mêmes résultats si leurs mises en place n’a pas été faite au même moment. En effet, un investissement engagé sur le long terme permet notamment un lissage global de l’ensemble des résultats générés sur le support, à fortiori sur plusieurs années. .

En s’intéressant par exemple à la courbe d’évolution du CAC 40 depuis sa création, on observe une évolution de cycles de plus ou moins 5 ans. Sous forme d’exemple, une personne qui aurait placé 10 000 euros en 1999 se serait retrouvée avec environ 20 000 euros en 2000, 6000 euros en 2003 et 20 000 euros en 2007 pour être finalement évalué à 18 000 euros en 2017. Sur une longue période, toutes les études et analyses réalisées sur le sujet confirment que la bourse demeure le secteur d'épargne le plus rentable.

Mais alors, quand on relève l’ensemble des incertitudes qui prédominent sur notre économie depuis plusieurs mois et que l’on analyse la fréquente volatilité sur le marché actions, il est tout naturel de s’interroger sur les raisons d’investir mûrement dans les unités de comptes. Rédigé sur la base de la conjoncture économique actuelle (Avril 2019), ce guide a donc pour objectif de démontrer les raisons et les moyens qui s’offrent à chaque investisseurs pour optimiser leur patrimoine financier en investissant dans les unités de compte.

Sommaire



1. Pourquoi investir dans les unités de comptes ?

En bourse on dispose de deux choix : s’enrichir lentement ou s’appauvrir rapidement.

En développant cette citation de l’économiste et entrepreneur américain Benjamin Graham, on souligne qu’un investissement à long terme donne une certaine souplesse dans le choix des supports d’investissement et diminue les pertes subies par les aléas du marché. Autrement dit, avec une vision d’investissement longue (5 à 8 ans), un épargnant peut exposer une partie de son capital sur des actifs dits « risqués » dans le but de booster sa rémunération.

A l’instar des unités de compte, la fiscalité du contrat d’assurance-vie accompagne même cette optimisation de performances dans le temps avec son système dégressif après huit ans. Ainsi, en investissant pour l’avenir, la capitalisation offre de belle prouesse et ce même en période volatile.

N'oubliez pas que le paramètre le plus important en matière de placements quels qu’ils soient reste toujours le « temps ». Plus vous avez de temps, moins vous ne subirez les crises ou aléas de marchés.


Investir pour l’avenir

En observant la courbe d’espérance de vie des français, on observe que la probabilité d’atteindre 80 ans pour un homme est de 67 % et de 92 % pour une femme. Pour un couple il y a 92 % de probabilité qu’au moins une des deux personnes atteigne 80 ans et 50 % qu’elle atteigne 90 ans. Un couple aujourd’hui âgé de 65 ans a donc statistiquement 25 ans à vivre. Pour autant, au-delà de 65 ans (et en fonction de votre patrimoine global bien entendu), nous conseillons généralement de sécuriser les positions progressivement vers des supports moins volatiles.

En revanche, ces chiffres sur l’espérance de vie prennent tout leur sens et leur intérêt pour un épargnant de 40 ans par exemple qui, en principe, a une espérance de vie de plus de 40 ans devant lui… 40 ans correspond à 5 cycles boursiers (on dit généralement qu’un cycle boursier complet a une durée de 8 ans environ (cycle boursier = point bas et point haut sur une période)). Plus vous êtes jeunes, plus le facteur temps jouera en votre faveur et vous serez très probablement gagnant sur la durée, en tout cas très probablement gagnant par rapport à un fonds euro à 1.50%.


Les liquidités sont rarement la solution

Les supports liquides ne « rapportent plus rien »

La liquidité est souvent un critère souhaité par les français (car il rassure) et perçue comme un refuge pour faire face aux éventuels « aléas de la vie » et ce notamment en période d’incertitude comme l’année 2018. Pourtant, la conjoncture économique que nous traversons depuis quelques années a liquéfié les rendements issus de ces liquidités à des niveaux très bas, diminuant même le pouvoir d’achat des ménages par l’inflation. Pour un investisseur ayant des objectifs d’investissement précis sur une vision à long terme, il devra s’assurer qu’une allocation en instrument liquide ne le desserve pas.

A savoir :

Les livrets A, LDD ne vous rapportent rien car le rendement « offert » (0,75%) est en deça de l’inflation. Sur 10 ans, votre perte est donc réelle. En revanche, ces supports de liquidité ont l’avantage d’être garantis en capital.

Les liquidités sous-performent à long terme

Comme nous venons de le voir, sur des échéances étendues, les liquidités mises de côté ne rapportent que très peu. Un investisseur qui a laissé dormir ses liquidités sur des comptes bancaires n’a pas profité de la performance réalisée par les actions et les obligations à long terme. Si Les Français sont plus fourmis que cigales, le fait de laisser son argent fondre sur des placements sans intérêt les chamboules.


La capitalisation fait des merveilles

Commencer tôt et investir régulièrement

Si Albert Einstein considère les intérêts capitalisés comme étant la huitième merveille du monde, c’est parce qu’ils peuvent se répercuter sur les résultats acquis à terme. Plus vous épargnez sur une longue période, plus ce que l’on appelle « l’effet cliquet » (les intérêts générés sur l’année viennent se rajouter au capital ce qui permet de faire travailler l’année suivante le capital initial + les intérêts et ainsi de suite) sera efficace. La somme capitalisée aura donc une courbe légèrement exponentielle dans le temps.


Réinvestir le produit de vos investissements

En réinvestissant le produit de vos placements pour accroître chaque année la valeur de départ, votre contrat d’assurance-vie pourra faire une différence conséquente dans le temps. De plus la plupart des bons contrats d’assurance-vie permettent d’investir progressivement, au gré de son épargne, afin de lisser vos positions et donc vos risques. Vous pouvez par ailleurs modifier sans frais votre stratégie d’investissement au sein de votre contrat à tout moment.


La volatilité fait partie des règles, ne surréagissez pas

Chaque marché connait des périodes de volatilité. Dans un contexte favorable, cette période est anticipée par le gérant du fonds ou par l’investisseur qui agit donc en conséquence. En cas de difficultés, il est préférable de maintenir ses positions plutôt que de surréagir et valider les pertes. Bien souvent, un revers du marché représente davantage une opportunité qu’une raison de vendre.


L’importance de rester investi

Les pratiques de « market timing » peuvent devenir une habitude dangereuse. Il est difficile de prévoir les marché et les pires d’entre eux sont souvent suivis d’une embellie des performances. Pourtant, les investisseurs pensent souvent qu’ils peuvent déjouer le marché ou laissent leurs émotions, telles la peur ou l’appât du gain, les pousser à prendre des décisions d’investissement que celles qu’ils regrettent par la suite.

Si les marchés peuvent toujours avoir une journée, une semaine, un mois voire une année difficile, l’histoire montre que la probabilité de perte est largement inférieure sur des périodes plus longues. Il est nécessaire de se maintenir dans une perspective de long terme.

De plus, gardez en tête que si vous n’êtes pas un professionnel aguerri de la finance ou un trader confirmé, vous aurez comme la plupart des « autodidactes » à rentrer et à sortir sur les marchés au mauvais moment. En matière d’investissements boursiers en unités de compte, l’accompagnement par un professionnel est recommandé.


La diversification

Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ! Les 10 dernières années ont été marquées par la volatilité et l’instabilité pour les investisseurs, plongés au beau milieu des catastrophes naturelles, conflits géopolitiques et d’une crise financière majeure.

Malgré ces difficultés, ce sont les liquidités et les matières premières qui ont été les classes d’actifs les moins performantes parmi celles constatées. Parallèlement, un portefeuille bien diversifié composé d’actions, d’obligations et de certaines autres classes d’actifs a généré un rendement de plus de 6 % par an en moyenne sur cette période.

Ce portefeuille diversifié a également permis une avancée plus sereine pour les investisseurs que s’ils avaient uniquement fait confiance aux actions. Ce que l’on appelle communément les « unités de compte » englobe en fait une multitude de supports et de classes d’actifs aussi variées que différentes les unes que les autres ce qui permet de constituer un portefeuille parfaitement adapté selon chacun.

J'en profite



2. Comment investir dans les unités de comptes ?

Dans un contrat d’assurance-vie, les unités de compte ou « UC » désignent des supports d’investissements financiers très variés.

Cette catégorie de supports regroupe ainsi les parts d’actions, d’obligations, de société ou encore de fonds de placement (SICAV, FCP, SCPI…). Adossées à un contrat d’assurances-vie, ces supports présentent une solution judicieuse pour diversifier une épargne dans le temps et cela pour toutes les raisons évoquées précédemment.

Aussi, s’il est indispensable de détenir un contrat d’assurance-vie pour investir dans des supports dits « unités de comptes », il demeure essentiel pour un épargnant de choisir le bon contrat (c’est-à-dire celui qui répondra à ses besoins au fil des années). Que ce soit sur le référencement des supports disponibles, sur la qualité des fonds en euro, sur les options de gestion ou sur les frais, une assurance-vie de qualité fera toujours la différence et s’adaptera toujours au profil d’investisseur de son souscripteur.

Ainsi, pour un épargnant ne disposant pas de beaucoup de temps pour se constituer une épargne de précaution, un fonds en euro de qualité pourrait présenter un certain nombre d’avantages. Pour un épargnant qui dispose d’une période de temps plus importante, il sera certainement plus pertinent de se positionner sur de bons actifs plus risqués certes, mais susceptibles de générer un rendement plus significatif sur la durée.


Les UC dans la « pierre » : un risque modéré

Traditionnellement, le patrimoine des ménages est vigoureusement constitué d’immobilier. Actif tangible, symbole de sureté, de stabilité et de valeur refuge, la pierre est perçue comme un placement alliant rentabilité et faible risque. Tout comme la pierre, les unités de comptes à prépondérance immobilière bénéficient d’une liquidité certes moins élevée que les actifs financiers classiques mais la fluctuation est bien plus modérée et fluctue moins qu’une action.

Pour cette raison ces supports d’investissement se réalisent sur un horizon de placement de huit ans ou plus. Aussi, le fonctionnement de ces unités de compte est en total harmonie avec la conviction des français ce qui leurs offrent une alternative de rendement.

Dans ces unités de comptes se regroupe différentes formes de pierre papier. On retrouve catégoriquement les SCPI (société civile de placement immobiliers), les OPCI (organisme de placement collectif dans l’immobilier) et les SCI (Société civile immobilière). Si ces véhicules de placement ont pour sous-jacent le marché de l’immobilier, leurs composants varient et ne répondent pas à une même stratégie d’investissement. Il faut ainsi analyser chacun de ses supports afin de vérifier si l’ensemble de ces supports sont accessibles et représentent une alternative de placement dans le contrat des français.

Cette solution d’épargne cumule les avantages émanant des fonds (gestion des actifs immobiliers, tangibilité et diversification des actifs…) et du contrat (cadre fiscal avantageux, capitalisation, transmission…). Concernant les risques, ils sont fonction de l’état du marché locatif, des taux d’intérêt, du montant des charges, de la situation économique du pays et de la fluctuation du marché de l’immobilier et financier. Ainsi, il est important de choisir des supports investis dans le respect d’une bonne diversification géographique et sectoriel.


Les UC de « valeurs mobilières » : une solution plus exposée

Cette catégorie d’unité de compte appelée OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) s’adresse aux épargnants désireux de dynamiser leurs portefeuilles sur des actifs plus risqués que ceux présentés précédemment. Pour illustrer le terme « plus risqué » la crise grecque souligne que la valeur d’un OPCVM peut diminuer jusqu’à -10% en une seule journée. Concrètement il s’agit d’investir dans des portefeuilles de fonds dans le but d’espérer des rendements supérieurs aux rendements classiques. Le sous-jacent ne repose plus sûr des actifs immobiliers mais sur des actifs de valeurs mobilières ou autres instruments financiers plus volatiles puisque ce produit doit être ciseler d’au moins 60% d’actions.

Pour réduire ce risque, la fameuse phrase « ne pas mettre tous les œufs dans le même panier » s’applique. Il est nécessaire d’avoir une allocation d’actifs bien diversifiée réduisant ainsi les fluctuations. Nécessitant du temps, des connaissances et un capital de départ, la gestion des portefeuilles est confiée au savoir-faire des gestionnaires de portefeuilles dont le rôle est de sélectionner l’ensemble des titres de manière sectoriel et par zones géographique de manière à gérer l’exposition des titres et d’assurer l’évolution et le suivi du portefeuille. Comme dans toutes classes d’actifs, il existe des OPCVM plus sûrs (fonds garantis, SICAV monétaires) et d’autres plus risqués (actions de pays émergents).


Les produits structurés : un autre support de diversification

La solution proposée ici est une piste distincte permettant toujours d’aller chercher de la performance. Objectivement envisageable, elle permet d’améliorer la diversification d’un portefeuille et d’enrichir le couple rendement/risque. Appelé Produit structuré, l’avantage qu’offre ce produit repose sur ses aboutissants puisqu’il donne accès à de nouvelles classes d’actifs et permet d’en limiter les risques. En fonction de son profil, l’investisseur peut ainsi plus facilement orienter son choix vers des actifs risquées (matières premières, actions émergentes…) ou toujours des actifs prudents et bien diversifiés (indices plutôt larges et parfois nombreux).

Dans le cadre d’optimisation du couple risque sur rendement et investi dans un portefeuille prudent, cette stratégie permet accorde l’exposition des actifs risqués au niveau de risque actuel du portefeuille et incorpore des nouvelles classes d’actifs faiblement corrélées, diversifiées de façon géographique et sectorielle.

Conclusion

Personne n’a pu échapper au contexte exceptionnel qui pèse sur les taux et les conséquences sur le rendement du capital des épargnants. Rendant légitime l’emprunt et la concrétisation des projets couteux pour un ménage, cette situation exceptionnelle dessert majoritairement les épargnants qui voient leur épargne bancaire ou financière faiblement gratifiée.

Pourtant, pour les investisseurs ayant une certaine vision dans l’organisation de leurs placements, il existe une large palette de solution faite sur mesure. Que ce soit sur de l’immobilier ou à travers les marchés, un épargnant dispose de nombreuse alternatives à condition bien entendu de se détacher de cette monomanie pour le capital garanti.
Votre chef de projet patrimonial Netinvestissement se tient à votre entière disposition pour répondre à l’ensemble de vos questions et vous accompagner dans la mise en place de ces solutions.

À propos de l'auteur

Paul Buzy , Chef de projet patrimonial

Diplômé d’un Master en Gestion de Patrimoine et Immobilier à l’INSEEC, Paul BUZY rejoint l’équipe de Netinvestissement en 2018, après y avoir effectué son stage de fin d’études. Les différents postes qu’il a occupés précédemment dans des établissements bancaires le pousse finalement à opter pour l’indépendance et il fait le choix d’exercer le métier de chef de projet patrimonial au sein du cabinet le plus disruptif de la place.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

  • Les 5 choses que vous ne savez probablement pas sur l'assurance-vie
  • Pourquoi et comment investir dans l’assurance vie Strategic Premium ?
  • Pourquoi et comment investir dans un fonds Degroof Petercam ?
  • Pourquoi et comment investir dans un fonds Horizon AM ?
  • Les meilleures assurances vie en 2019
  • Pourquoi et comment investir dans un fonds VEGA Investment Managers ?
Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides