Comment choisir son CGP-CIF en 2016 ?

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L’article « Comment choisir son CGP-CIF en 2016 ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Stéphane van Huffel - Vu 2281 fois

Préambule : comment choisir son conseiller en gestion de patrimoine (CGP) ? [VIDEO]

Les critères de sélection d'un conseiller en gestion de patrimoine

Tout a été dit ou presque sur le métier du Conseil en Gestion de Patrimoine (CGP) et pour autant, nombreux sont encore les épargnants et les investisseurs qui hésitent à se faire accompagner par manque de connaissance de cette profession. Plus que jamais en 2016 pourtant, il apparaît qu’un conseil indépendant et personnalisé reste la solution optimale aux interrogations des français. Comment alors bien choisir son conseiller et quels sont les réflexes à avoir avant de se lancer ?

1. Les qualifications professionnelles :

Si il n’existe pas d’ordre du Conseil en Gestion de Patrimoine, il n’en demeure pas moins que la profession est structurée et est de plus en plus contrôlée. Il faut donc vérifier en premier lieu les agréments du conseiller et les cartes professionnelles qu’il possède et qui lui permettent d’exercer. Un bon CGP doit aujourd’hui être également inscrit en tant que Conseil en Investissement Financier (CIF). Ce double « statut » implique donc qu’il est en mesure de présenter à son client :

  • Une attestation d’adhésion à une chambre professionnelle elle-même agréée par l’Autorité des Marchés Financiers
  • Un numéro de démarcheur financier qui prouve son inscription et sa compétence
  • Un numéro d’inscription à l’ORIAS (Registre homologuant les intermédiaires en produits d’assurances)
  • Une carte de transaction immobilière (carte T)

Ces éléments de base permettent au professionnel du patrimoine de conseiller à ses clients l’ensemble des solutions et produits patrimoniaux grand public. Si le besoin s’avère plus complexe, il est nécessaire de se rapprocher d’un conseil doté de la Compétence Juridique Appliquée lui permettant de traiter de problématiques juridiques et fiscales plus pointues, proches des attributions d’un avocat.

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2. La rémunération :

Selon son intervention, le CGP/CIF peut être rémunéré de deux façons. Soit sous forme d’honoraires de conseil, annoncés dès l’entrée en relation et validés par le client au travers d’une lettre de mission précise. Soit en tant qu’intermédiaire commercial du partenaire sélectionné en cas de proposition d’une solution ou d’un produit. Avoir cette information est important afin de clarifier au maximum la relation client/conseiller et permettre à ce dernier d’agir en toute transparence et en toute indépendance.

3. L’Intuitu Personae :

Il est de nos jours primordial d’avoir une bonne relation avec son CGP/CIF. Il faut qu’il se créé de la confiance entre les parties, qu’elles se comprennent et qu’elles acceptent la relation dans le temps qui est nécessaire à un bon accompagnement. Lorsque l’on aborde le conseil patrimonial, il est important de prendre en compte la notion de temps qui implique donc que la relation dure et se consolide année après année. Tout se passera mieux si le client se sent bien avec son conseiller.

4. La globalité de l’approche :

Il est très important de s’assurer que son CGP/CIF est capable d’aborder sa situation dans sa globalité et de construire une offre transversale. Si la spécialisation a du bon, il est nécessaire d’avoir une vision d’ensemble. A ce titre, le CGP/CIF se place souvent comme l’ordonnateur de plusieurs compétences et sait rassembler autour de lui un ensemble de professionnels si besoin.

Gérer un patrimoine revient à organiser tout un pan de la vie de l’épargnant avec des influences sur sa vie quotidienne, sur l’avenir de ses enfants et sur son propre futur. Le client doit donc être sur que son conseiller va prendre en compte tous les aspects de ses besoins avant de l’orienter vers telle ou telle solution.

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5. La pédagogie :

Point le plus important, bien que cela paraisse enfoncer une porte ouverte : l’investisseur doit comprendre ce qu’il fait, quels risques il prend et pour quel gain espéré. Il faut que celui-ci intègre bien chaque aspect de son investissement. Trop souvent, les erreurs et accidents patrimoniaux sont dus à une mauvaise compréhension/explication des solutions mises en place.

C’est d’ailleurs aujourd’hui une des valeurs ajoutées des CGP/CIF par rapport aux grands réseaux habituels que sont les banques ou les assureurs. Leurs formations, leurs compétences sans cesse mises à jour ainsi que leur indépendance les poussent à développer de bons réflexes en faisant de bons pédagogues réussissant à simplifier les thèmes qu’ils abordent.

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6. L’Internet :

Bien que Netinvestissement soit déjà un acteur important du conseil en gestion de patrimoine en ligne, il y a un chantier considérable en la matière sur la toile. Internet remet tout le modèle du CGP/CIF à plat en donnant accès plus aisément à un ensemble sans limite d’informations mais doit évoluer également pour assurer le même niveau de protection pour les clients. Pour rappel, Netinvestissement vous offre l’accès à une équipe de CGP/CIF certifiés si besoin.

Conclusion

Plus que jamais, le niveau de compétence du professionnel qu’un investisseur est amené à rencontrer est le point initial du choix de tel ou tel réseau. Mais la capacité à se comprendre et à évoluer ensemble dans le temps apparaît de plus déterminant pour les épargnants dans le choix de leur conseiller. Il est en tous cas toujours nécessaire de faire un tour d’horizon de l’offre en rencontrant deux ou trois professionnels différents avant de faire son choix.

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À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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