L'assurance d'un crédit immobilier

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Par Hotman Achab
Le 06/07/2019

L’article « L'assurance d'un crédit immobilier » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Lorsqu’une banque ou une société de crédit consent un crédit immobilier à un particulier, elle exige le plus souvent une assurance garantissant le paiement des mensualités en cas de maladie empêchant l’emprunteur de travailler. L’assurance doit aussi garantir le paiement du capital restant dû en cas de décès de l’emprunteur.

Les avantages de la garantie pour l’emprunteur

L’obligation d’assurer un prêt immobilier contre les risques de décès et d’incapacité de travail présente un intérêt incontestable pour l’emprunteur et pour sa famille. En effet, si l’emprunteur est atteint d’une maladie qui l’empêche de travailler, l’assurance prendra en charge les mensualités qu’il aurait du mal à rembourser. En outre, en cas de décès prématuré, les héritiers profitent du fait que le capital restant dû est remboursé par l’assureur, ce qui réduit le passif de la succession.

La liberté de choix de l’assureur

Jusqu’à une époque relativement récente, l’emprunteur était obligé d’accepter l’assureur proposé par la banque. Mais les pouvoirs publics ont pris des dispositions lui permettant de choisir librement son assureur. Celui-ci doit simplement offrir des garanties équivalentes à celles qui sont prévues par le contrat proposé par la banque.

En conséquence, l’emprunteur a toujours intérêt à comparer les offres de plusieurs assureurs pour pouvoir choisir celle qui lui permet de profiter du meilleur rapport qualité-prix. S’il choisit un assureur différent de celui que propose la banque, il doit notifier à celle-ci son intention de procéder à une délégation d'assurance emprunteur.

Une fois que le prêt a été souscrit, l’emprunteur dispose d’un délai de 12 mois pour changer d’assureur s’il le souhaite. Il a toujours intérêt à profiter de cette liberté de choix qui peut lui faire faire des économies importantes.

Les démarches à effectuer pour souscrire l’assurance

L’emprunteur peut commencer par faire une présélection en consultant les comparateurs d’assurances disponibles sur Internet. Il peut aussi consulter un courtier en crédits, ce qui lui permet à la fois de négocier le taux de son emprunt et ses primes d’assurance.

Par ailleurs, chaque assureur demande à l’emprunteur de compléter un questionnaire médical. Ce questionnaire doit être rempli avec sincérité, car toute inexactitude ou toute mission peut entraîner le refus de prise en charge des mensualités par l’assureur. Celui-ci peut aussi demander à l’emprunteur de passer des examens médicaux si ces examens sont jugés nécessaires pour le calcul du risque. En vous renseignant sur l'assurance pour un prêt immobilier, il est possible d’avoir des précisions.

Le cas particulier des personnes ayant des antécédents médicaux

Afin d’éviter dans la mesure du possible aux personnes qui ont eu des problèmes de santé d’être totalement exclues du bénéfice d’un prêt immobilier, les pouvoirs publics ont créé la convention AERAS.

Cette convention peut s’appliquer pour tout crédit immobilier dont le montant ne dépasse pas 320 000 €.

Pour bénéficier de cette convention, une personne qui fait l’objet d’un refus d’assurance justifié par des raisons médicales peut demander l’examen de son dossier par un service spécialisé. Dans ce cas, si le refus de l’assureur persiste, la personne peut demander un nouvel examen ayant pour but de déterminer si elle bénéficie de la convention AERAS. Si elle essuie un nouveau refus, elle peut saisir la commission de médiation de la convention AERAS.

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À propos de l'auteur

Hotman Achab , Conseiller en gestion de patrimoine

Diplômé d’un Master en gestion de patrimoine qu’il a obtenu en 2003, Hotman Achab débute sa carrière professionnelle au sein de la Société Générale en tant que conseiller patrimonial pendant 4 ans puis rejoint la Banque Postale où il occupe les fonctions de conseiller patrimonial. En 2010, il intègre la division Banque Privée, toujours à la Banque Postale, où il sera notamment élu « meilleur CGP d’Ile de France ». En 2014, après plus de 11 ans passées dans l’environnement patrimonial bancaire, Hotman souhaite évoluer et décide de s’associer au Groupe Wast & Van et prend la direction, début 2015, de Wast & Van Grand Paris.

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