FMI : des prévisions de croissance en baisse

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Par Stéphane van Huffel - le 10/07/2013

Le Fonds Monétaire Internationale (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale pour la cinquième fois depuis le début de l’année dernière. La principale raison évoquée par Christine Lagarde, la Directrice Générale du FMI, étant le ralentissement dans les pays émergents, mais également la récession au sein de la zone Euro.

Le PIB mondial va stagner par rapport à 2012

La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait stagner par rapport à 2012 et s’établir cette année à 3.1%, soit un recul de 0.2 point par rapport aux prévisions d’avril. Et pour 2014, le rebond devrait être plus modeste que prévu, à 3.8% en baisse également de 0.2 point.

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« Les marchés émergents durement touchés »

Globalement, le FMI a relevé une « activité économique plus faible » dans les pays émergents, une « saturation » de leurs infrastructures et l’impact de la baisse des prix des matières premières sur leurs exportations. La quasi-totalité de ces zones a été touché par ce ralentissement, mais pour la première fois ce sont les prévisions de croissance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui ont marqué le plus fort recul :

  • Chine : +7.8% (précédemment +8.1%)
  • Inde : +5.6% (précédemment +5.8%)
  • Brésil : +2.5% (précédemment 3%)
  • Russie : +2.5% (précédemment +3.4%)


Le FMI souligne que les raisons de ces abaissements de prévisions de croissance sont différentes pour chacun des pays. La Chine doit par exemple faire face actuellement à un excès d’investissement, dont certains se sont révélés « improductifs », alors que l’économie brésilienne est confronté au phénomène inverse, des mobilisations sans précédent contre les inégalités sociales nuisent à ses perspectives d’expansion.

La zone Euro ne se redresse pas

Au sujet de la Zone Euro, le FMI anticipe désormais un recul du PIB de -0.6% cette année, et note que « la récession dans la zone euro a été plus profonde qu’attendu en raison de la faible demande, d’une confiance déprimée et de bilans dégradés », en particulier dans le secteur bancaire.


En effet, plusieurs statistiques semblent remettre en cause le scénario rêvé des dirigeants européens : une reprise des exportations permettant de relancer l’investissement et, plus tard, la consommation. En mars et avril quelques chiffres encourageants avaient redonné espoir à l’Europe. Mais pour que le scénario fonctionne, il faut que l’Allemagne, première économie de la Zone Euro, serve de locomotive au reste de la zone. Le redémarrage de l’investissement Outre-Rhin relancerait les achats dans les autres pays. Mais les chiffres de ces derniers jours montrent que les commandent à l’industrie en Allemagne ont reculé de 1.3% en mai après avoir déjà baissé de 2.2% en avril.


Et si les Allemands, qui ont préservé une grande partie de leur compétitivité (les salaires réels en 2012 ont reculé pour la première fois depuis 2009) et qui disposent sur certains biens d’équipement d’un quasi monopole, ne parviennent pas à progresser, comment espérer que les entreprises espagnoles ou italiennes affichent des progressions importantes ?

Le Japon félicité

Le japon est un des seuls pays industrialisés à voir ses prévisions de croissance relevées par le FMI. Portée par une politique d’assouplissement monétaire, l’économie nippone devrait croître plus que prévu cette année, de2% soit 0.5 point de plus par rapport aux prévisions.

Conclusion

Le FMI a abaissé le 9 juillet ses prévisions de croissance économique sur le globe en pointant le risque « accru » d’un tassement des grands pays émergents tout en réitérant ses craintes sur la crise en Zone Euro.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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