Hausse des investissements dans les actifs réels

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Par Stéphane van Huffel - le 25/02/2016

Les investisseurs sont de plus en plus méfiants quant aux prix des obligations d’Etat, ou encore à la volatilité des actions. Les investisseurs institutionnels peinent à générer des rendements dans le contexte économique d’aujourd’hui. Ils cherchent donc des solutions alternatives.

Effectivement, dans un environnement actuel de taux historiquement bas, les investisseurs institutionnels ont trouvé un nouveau terrain de jeu : les actifs réels au détriment des actions et des obligations. Ces données ressortent d'une étude réalisée par BlackRock auprès de 174 clients institutionnels. Les actifs réels sont des investissements en biens matériels peu liquides. Quelles raisons poussent les français vers ce type de placement ? Est-ce véritablement un nouvel attrait de leur part ?

Un nouveau goût pour l’actif réel ?

Dans un contexte économique où il devient de plus en plus difficile de manœuvrer et de générer du rendement, 53 % des grandes institutions mondiales déclarent s’efforcer d’augmenter les investissements sur cette poche d’actifs. De nombreux investisseurs se tournent vers les actifs non-liquides. Le but est généralement de se protéger de la volatilité des marchés et de bénéficier de la prime d’illiquidité en contrepartie du risque encouru. Cette stratégie répond à deux objectifs. Tout d'abord la volonté d’évoluer dans un environnement moins risqué pour les institutionnels (caisses de retraite, fonds de pension…) qui répond à des logiques sur le long terme. De plus, le caractère diversifiant et défensif de ces produits est recherché par les investisseurs qui veulent se mettre à l'abri de la volatilité sur une partie de leur portefeuille.

Cette tendance est particulièrement visible en Europe. En effet, 60% des investisseurs européens envisagent d’augmenter leurs investissements vers les actifs réels et 57% veulent augmenter la part de l’immobilier dans leurs portefeuilles en 2016.

Un sentiment de prudence ?

Les sondages soulèvent une prudence au niveau européen, de la part des investisseurs financiers. L’exposition aux actions va être réduite par 28% des européens, et 36% d’entre eux vont également réduire leur allocation en terme d’obligations. Nous pouvons parler d’extrême vigilance sur la valorisation des actifs. Les investisseurs ont tendance à réduire leur prime de risque ou alors à demander une rémunération conséquente avec le risque encouru.

Conclusion

Ainsi, nous pouvons voir que l’année 2016 a commencé avec un sentiment d’inquiétude de la part des investisseurs qui se méfient de la volatilité sur les marchés boursiers. L’optimisme n’étant au rendez-vous, les actifs réels sont donc largement appréciés. Le risque, a terme, est que la forte demande fasse augmenter le prix de ces derniers.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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