Brexit : ça bouge du côté des banques

Ecrit par : Stéphane van Huffel

Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

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Bruxelles désire consolider l’attractivité globale de l’Union Européenne contrairement à Dublin et Francfort qui semblent se détacher pour tirer leur épingle du jeu.

Conséquences et destinations en vogue

Theresa May, premier ministre du Royaume-Uni et Chef du parti conservateur, activera mercredi 29 mars l’article 50 du traité européen amorçant la séparation entre Londres et l’Union Européenne. Le statut de la City de Londres, capitale européenne de la finance, est au cœur des discussions.

Disputé par Paris, Dublin, Amsterdam et Francfort, l’enjeu est gigantesque car plus de 30 milliards de dollars de revenus sont traités entre les deux rives de la Manche. D’après le rapport d’Olivier Wyman, 75 000 financiers londoniens seront forcés de rejoindre l’Union Européenne. De plus, toutes les personnes fournissant depuis 40 ans des services de transmission d'ordres, de conseils en investissement, de gestion sous mandat, ou des financements grâce au passeport européen, ne pourront plus s’en servir.

L’Irlande et l’Allemagne sont les deux pays qui se détachent. Au cœur de Dublin, les établissements bancaires prennent des options immobilières et la ville est considérée comme « centre technique » des grands acteurs anglo-saxons d’une part grâce à sa proximité de la langue et son environnement fiscal et d’autre part son cadre légal similaire à celui de Londres. Concernant Francfort, la ville accueille la Banque centrale européenne et elle concentrerait les activités commerciales des banques dans l’Union.

Néanmoins, Paris n’est pas hors course comme le souligne Arnaud de Bresson : « Nous avons rencontré plus d'une centaine de banques et gestionnaires d'actifs sur tous les continents et les marques d'intérêts sont manifestes. Nous avons mené des échanges approfondis y compris sur les modalités réglementaires d'accès ».

La banque américaine installe un nouveau siège à Londres

Les capitales de l’Union Européenne risquent d’être déçues car les transferts seront plus limités que les milliers d’emplois annoncés avant le référendum du Brexit en 2016. La banque américaine, Goldman Sachs, a annoncé qu’à ce niveau une centaine de postes seront affectés par cette décision. Elle s’est d’ailleurs permis de construire un nouveau siège à Londres tout comme la Deutsche Bank.

Les banques désirent limiter au maximum leurs coûts et elles vont profiter d’externaliser certains services vers des filiales dans l’Union. « Ce régime peut permettre aux banques de conserver leurs effectifs de back office à Londres », indique Marc Perrone, associé chez Linklaters. En France, le régulateur est plus flexible en la matière que Francfort.

En résumé...

Suite au Brexit, l’exécutif européen s’est rassemblé pour renforcer l’attractivité économique globale de l’UE en tant que marché unique et la Commission Européenne a présenté dans la lancée un plan d’action pour « supprimer les barrières nationales ». Toutes ses démarches vont-elles être efficaces pour assurer aux banques européennes un maintien stable ?

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Crayon auteurÀ propos de l'auteur

Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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