Les 10 idées reçues sur l’assurance-vie

Visa expert

L’article « Les 10 idées reçues sur l’assurance-vie » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Par Guilhem Garcia - Vu 1213 fois

Les croyances sont fortes chez les investisseurs français notamment sur l’assurance vie. Le conseiller en gestion de patrimoine qui y est confronté régulièrement le sait bien. Parfois justifiées, il nous appartient pourtant de démontrer qu’il s’agit souvent d’idée reçue. Ce guide vous propose de découvrir les 10 idées reçues que nous rencontrons le plus souvent concernant ce placement.

assurance-vie-arbre

1. Les fonds investis sont bloqués pendant huit ans

FAUX

Quand vous investissez sur un contrat d’assurance vie, vous pouvez récupérer vos liquidités à tout moment. Cependant, une fiscalité particulière sur les gains réalisés s’applique en fonction de l’ancienneté du contrat. Il ne faut cependant pas escompter la même disponibilité que sur votre livret A. Aujourd’hui la plupart des compagnies d’assurance sont capables d’effectuer des rachats dans un délai d’environ 15 jours.

2. Il y a des frais d’entrée, des frais de gestions sur les contrats

VRAI

Sur la grande majorité des contrats, il y a aujourd’hui un certain nombre de frais. Il y a par exemple des droits d’entrée qui sont prélevés sur chaque versement que vous effectuez sur votre contrat. Par ailleurs, une fois votre argent investi sur le contrat, la compagnie d’assurance prélèvera des frais de gestion qui diffèrent selon les supports sur lesquels vous investissez. Même si, il est important de connaître le montant de ces frais, il faut toujours les mettre en relation avec le rendement et le service que vous attendez sur votre contrat.

En effet, vous pouvez très bien trouver des contrats sans frais d’entrée sur internet et avec des frais de gestion réduits. Mais dans ce cas, vous gérerez seul votre contrat et sa performance. C’est pourquoi il faut toujours mettre en corrélation les frais sur le contrat et le couple rendement/services que vous apportera un conseiller. Ainsi vaut-il mieux avoir 2% de rendement et 0% de frais d’entrée ou 6% avec 3% de frais d’entrée ?

3. Les impôts récupèrent le gain que j’ai réalisé si je récupère mon argent

FAUX

Quand vous faites un rachat partiel ou total des fonds de votre contrat d’assurance vie, une fiscalité particulière s’applique en fonction de l’ancienneté de votre contrat. Ainsi, plus le contrat est ancien, plus la fiscalité est faible ou inexistante. Il faut également noter que cette fiscalité s’applique sur les intérêts que vous récupérez et non sur la totalité du contrat. Vous trouverez un récapitulatif de la fiscalité dans le tableau ci-dessous.

Ancienneté du contratFiscalité sur la plus-value récupérée
De 0 à 4 ans Prélèvement forfaitaire libératoire de 35%
Ou
Déclaration à l’impôt sur le revenu
De 5 à 8 ans Prélèvement forfaitaire libératoire de 15%
Ou
Déclaration à l’impôt sur le revenu
Au-delà de 8 ans Exonération jusqu’à 4600€ pour un célibataire et 9200€ pour un couple marié, au-delà de ces montants :
Prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%
Ou
Déclaration à l’impôt sur le revenu

Nous voyons bien ici que le choix de la fiscalité en terme de rachat, peut avoir une grande incidence sur votre gain. Votre conseiller devra connaître votre situation fiscale avant de choisir avec vous la fiscalité adaptée.

4. Je suis obligé d’investir en bourse sur mon contrat d’assurance vie

FAUX

Même si aujourd’hui la grande majorité des assurances vie sont des contrats multi-supports qui proposent différentes unités de comptes, vous pouvez très bien n’investir que sur un fond euro. Cependant, avec l’évolution de la rémunération des fonds euro qui diminue d’année en année, nous vous conseillons d’utiliser les unités de comptes pour améliorer le rendement de votre contrat. Votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant, vous donnera accès à un large choix de contrats et d’unités de comptes. Par ailleurs, son expertise vous permettra de mettre en place une convention de gestion adaptée à vos objectifs. mais la bourse n’est pas du tout la seule alternative au fonds euro sur un contrat d’assurance-vie.

5. Si la personne qui est bénéficiaire de mon contrat en cas de décès accepte ce bénéfice, je ne peux plus récupérer mon argent

FAUX

Il y a encore quelques années, cette règle était entièrement vrai. Aujourd’hui le législateur a modifié cette règle. Même si le bénéficiaire désigné au contrat a accepté ce bénéfice, vous pouvez très bien décider de changer le bénéficiaire de votre contrat sans son accord. Vous disposez également librement de vos avoirs pendant toute la durée de vie du contrat.

6. J’ai plus de 70 ans, ça ne sert à rien de mettre des fonds sur un contrat d’assurance vie

FAUX

L’un des intérêts de l’assurance vie est l’exonération en cas de décès de 152500€ par bénéficiaires pour les sommes versées avant 70 ans. Ce montant inclut les capitaux versés ainsi que les intérêts capitalisés. Nous pourrions dès lors croire qu’il n’y a aucun intérêt à verser des fonds sur un contrat au-delà de 70 ans. Néanmoins, après 70 ans une nouvelle règle en cas de décès s’applique. Ainsi, il y a une exonération de droits de succession jusqu’à 30500€ de versements. Ici, les intérêts ne sont donc pas comptabilisés dans l’enveloppe d’exonération.

7. J’ai déjà un contrat d’assurance vie, je ne peux plus en ouvrir

FAUX

Vous avez aujourd’hui la possibilité d’être titulaire de plusieurs contrats d’assurance vie. Cependant, en cas de décès, c’est la somme présente sur l’ensemble des contrats qui entrent dans l’enveloppe d’exonération des droits de succession.

les financiers qui gagnent ?

8. Si mon contrat a un encours de 152500€, il n’y a aucun intérêt à ce que je continue à l’alimenter

FAUX

Nous l’avons vu précédemment, il y a une exonération de 152500€ par bénéficiaire en cas de décès pour les sommes versées avant 70 ans. Mais il existe également une fiscalité particulière quand on dépasse cette somme. Depuis le 1er juillet 2014, lors du décès de l’assuré, cette fiscalité s’élève à :

  • 20% sur la fraction de la part nette taxable de chaque bénéficiaire inférieure ou égale à 700 000 euros (après abattement de 152 500 euros pour chaque bénéficiaire) ;
  • 1,25% pour la fraction de la part nette taxable de chaque bénéficiaire excédant 700 000 euros (après abattement de 152 500 euros pour chaque bénéficiaire).

Ce forfait peut être plus avantageux que les droits de succession classique en fonction du degré de parenté et de la masse successorale.

9. D’ici 2017 les fonds euro des contrats d’assurance vie ne rapporteront pas plus de 1,5% voire rien du tout

VRAI

Nous y assistons déjà depuis quelques années, la rémunération des fonds euro se réduit d’année en année. Mis à part quelques exceptions comme le fonds sécurité pierre euro ( 4,05% de rémunération sur 2014), la grande majorité des fonds euro sont aujourd’hui en dessous de 3% de rémunération et cette baisse nous amènera à des taux de rémunération se rapprochant des 1,5% d’ici à 2017.

Ainsi pour améliorer le rendement de votre contrat, il vous faut investir une partie des fonds sur des unités de comptes. Mais il est souvent difficile pour un novice de choisir le bon support. Un conseiller en gestion de patrimoine indépendant pourra vous épauler et vous accompagner dans le choix et la gestion de ces supports.

10. Tous les contrats d’assurance vie sont identiques autant que je l’ouvre avec mon banquier

FAUX

Chaque contrat d’assurance vie est différent. Ils n’ont déjà pas tous les mêmes performances. La difficulté des contrats proposés par votre banque ou votre assureur est qu’ils n’auront que le contrat «maison» à vous proposer. Il ne sera ainsi peut-être pas celui qui sera le plus adapté à votre situation. Par ailleurs, le choix des supports d’investissement ne seront pas le mêmes d’un contrat à un autre. En fonction de votre profil d’investisseur et la performance que vous recherchez, votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant vous apportera le contrat le plus adapté à votre situation.

En savoir + sur Serenipierre

Conclusion

Il existe bien d’autres idées reçues mais nous n’avons pas pu vous les retranscrire toutes. Pour vous aider et vous accompagner n’hésitez pas à contacter un conseiller indépendant qui sera vous accompagner dans votre projet.

À propos de l'auteur

Guilhem Garcia , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Après l’obtention d’un Master en gestion de patrimoine, Guilhem débute sa carrière au sein d’une grande banque régionale. Après 10 ans de carrière dans différents groupes bancaires, où il a occupé des postes de conseiller clientèle professionnel à gestionnaire en patrimoine, il décide d’ouvrir son cabinet spécialisé en prévoyance et patrimoine auprès d’un des grands assureurs de la place. Son désir d’indépendance et d’évolution professionnelle, le pousse naturellement à rejoindre début 2014 le groupe WAST AND VAN en tant que consultant en gestion de patrimoine sénior.

Découvrir son profil

Sur le même sujet

  • OPCI : le meilleur placement immobilier en assurance-vie ?
  • Assurance-vie : comparatif Private Vie / Target Plus
  • Les 10 questions à poser à votre conseiller pour une assurance-vie
  • Assurance Vie et Flat Tax : votre contrat est-il concerné ?
  • Succession : comment faire hériter ses enfants et petits enfants ?
  • Assurance vie : pourquoi vaut-il mieux ouvrir plusieurs contrats ?
Voir tous nos articles

Nos articles les plus lus

Voir tous nos guides