Mis à jour le 21/07/2023

L'investissement pour débutant : comment choisir les placements selon mes objectifs ?

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Écrit par Christelle Agogué, Conseillère en gestion de patrimoine, rédactrice chez Netinvestissement
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Nous venons de répondre au travers des deux guides précédents aux premières interrogations des épargnants : « Comment investir pour commencer ? » et « Comment choisir les objectifs qui me correspondent ? ». C’est en effet là que l’on rentre dans le concret, dans le vif du sujet.

De façon assez naturelle, la prochaine question que vous vous poserez et à laquelle nous allons répondre est : « Comment choisir les placements selon les objectifs préalablement définis » ?

Trop de Netinvestisseurs nous sollicitent avec une approche uniquement orientée produits (« je veux ouvrir une assurance-vie ») alors qu’il est essentiel d’avoir une approche besoin (« quelle durée de placement ? quel rendement cible ? complément de revenus ou capitalisation ») pour définir au mieux la stratégie de placement et le choix du produit.

Nous vous proposons donc au travers de ce guide de vous aider à définir la solution de placements adaptée à vos objectifs.

Si vous désirez plus d’informations, vous pouvez contacter un conseiller Netinvestissement en cliquant ici.

Écrit par Christelle Agogué, Conseillère en gestion de patrimoine, rédactrice chez Netinvestissement

Article rédigé par un professionnel expérimenté. Nous apportons une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des informations communiquées.

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Par retour d’expérience, voici les principaux objectifs listés par les investisseurs :

1. Réduire ses impôts

Probablement l’une des premières motivations des Netinvestisseurs qui prennent contact avec nous : « Comment réduire le montant de mon impôt sur le revenu ? »

Derrière cette volonté d’allégement fiscal ô combien compréhensible, se cache en réalité un souhait de capitaliser son épargne de la façon la plus optimisée possible. Car réduire son impôt juste pour réduire son impôt n’a pas de sens.

En revanche, investir des sommes que vous auriez dû décaisser au profit de Bercy pour votre propre intérêt est déjà plus rationnel.

Dans cet objectif assez large d’optimisation fiscale, on peut distinguer globalement deux situations :

Vouloir réduire le montant de son impôt à payer

Pour rappel, le système d’imposition des revenus en France repose sur un mécanisme de barème progressif (avec des taux fonction de tranches de revenus).

Ce principe d’imposition étant progressif, et dans l’optique de vouloir réduire l’impôt à payer, deux options s’offrent à vous :

Diminuer sa fiscalité par les réductions / crédits d’impôts

Votre revenu net imposable a été soumis au barème, et le montant de l’impôt à payer est établi.

Vous pouvez investir dans différentes solutions de placement qui vont vous permettre de diminuer le montant de cet impôt à payer (on parle alors de réductions / crédits d’impôts).

On retrouve classiquement l’investissement en loi PINEL ou au capital de PME (type FIP / FCPI), mais aussi les frais supportés pour la garde de jeunes enfants ou d’emploi de salariés à domicile.

Important à savoir : le montant des avantages obtenus dans cette catégorie est soumis à un plafonnement global de 10 000 euros / an (le plafonnement global des niches fiscales, limitant annuellement le montant des avantages fiscaux dont peut bénéficier un foyer fiscal).

Certains investissements permettent de « dépasser » ce plafond (type Girardin ou SOFICA disposant de leurs propres plafonds) ou sont exclus de ce dispositif (type loi Malraux).

Diminuer sa fiscalité par les déductions fiscales

L’objectif ici consiste à diminuer en amont le montant du revenu imposable à déclarer, soumis au barème progressif.

L’économie d’impôt ainsi générée est proportionnellement équivalente à votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI).

On retrouve classiquement les versements réalisés au sein d’enveloppe Epargne-Retraite ou des déductions liées à des dispositifs de défiscalisation immobilière (déficit foncier, loi Monuments Historiques…).

Contrairement aux réductions / crédits d’impôts, les avantages fiscaux ainsi générés ne sont pas soumis au plafonnement global des niches fiscales.

Ces deux stratégies peuvent être alternatives ou cumulatives, en fonction de votre situation personnelle.

L’audit patrimonial réalisé par votre chef de projet Netinvestissement vous permet de déterminer précisément la bonne stratégie à adopter.

Ne pas vouloir alourdir sa fiscalité existante

Une deuxième technique d’optimisation fiscale consiste non pas à réduire le montant de l’impôt mais à ne pas l’alourdir au travers de placements à réaliser.

L’objectif ainsi recherché peut-être de percevoir un complément de revenus immédiat au travers d’un investissement sous le statut du LMNP, ou de vouloir bénéficier d’une exonération des plus-values au terme (possible avec certains fonds de private equity).

En synthèse, l’optimisation fiscale concerne quasi 100% des investisseurs dans le sens où :

  • Si vous êtes assujettis à l’impôt sur le revenu : vous avez probablement un réel intérêt à vouloir capitaliser ce montant à votre profit plutôt que de faire le virement au Trésor Public;
  • Si vous êtes peu ou pas assujetti à l’impôt sur le revenu : vous avez tout intérêt à optimiser vos placements afin de ne pas générer de l’impôt « inutilement »

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2. Générer un revenu … ou capitaliser son épargne ?

Après l’objectif lié à l’optimisation fiscale, c’est généralement le deuxième sujet qui arrive sur la table.

Si beaucoup d’investisseurs sont conscients qu’il est nécessaire d’optimiser la gestion de ses liquidités bancaires peu (voire pas) rentables par exemple, il est parfois plus difficile de savoir ce qu’on attend réellement de ce placement.

Et souvent, le premier choix à opérer est le suivant : est ce que je souhaite percevoir un complément de revenus immédiat / jouir des intérêts régulièrement ou placer mon argent dans une optique de capitalisation sur une échéance court, moyen ou long terme ?

La réponse à ces questions est déterminante pour la suite : c’est clairement ce qui va conditionner le choix pour telle ou telle solution d’investissement.

C’est d’autant plus déterminant que la perception de revenus peut impliquer un éventuel frottement fiscal. Si ce revenu n’est pas absolument nécessaire, pourquoi générer un impôt inutilement ?

En outre, les perspectives de rendement ne sont pas les mêmes lorsque l’on souhaite percevoir un complément de revenus régulier ou si l’on peut capitaliser son épargne sans y toucher sur une échéance déterminée à l’avance.

Il faut donc bien réussir à distinguer le besoin réel de percevoir de façon automatique tous les mois ou tous les trimestres un revenu pour maintenir votre train de vie, de celui de vouloir disposer de façon ponctuelle de tout ou partie des intérêts générés.

A titre d’illustration :

  • Bénéficier d’un complément de revenu automatique

On peut citer l’investissement en SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ou l’acquisition d’un bien immobilier sous le statut du LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel).

Dans ce cas de figure, votre capital investi est « immobilisé » en contrepartie du bénéfice de la perception régulière des intérêts / revenus générés.

  • Pouvoir disposer de son épargne de façon ponctuelle

On peut citer le placement via un contrat d’assurance-vie, qui vous permet au travers de rachats partiels de disposer à votre convenance de tout ou partie de l’épargne placée.

Tant que l’épargne reste logée au sein du contrat, les intérêts se capitalisent chaque année en franchise d’imposition : mécaniquement cela représente un levier en matière de rendement.

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3. Préparer sa retraite

De même que pour l’objectif lié à la fiscalité, celui de la préparation de la retraite est souvent un peu « fouillis » dans le sens ou toutes les solutions de placement entreprises ont pour objectif de faire accroitre votre capital sur la durée, et donc de bénéficier au terme de l’épargne financière la plus large possible pour assurer votre train de vie au jour de l’arrêt de votre activité professionnelle.

En synthèse, quasiment toutes les solutions de placements vous permettront d’atteindre cet objectif.

Celui-ci doit surtout s’analyser en fonction de votre âge, de l’échéance qui vous sépare du départ à la retraite et des moyens que vous êtes prêt(e)s à y consacrer. Car globalement, toutes les solutions de placement peuvent vous permettre d’atteindre cet objectif :

L’acquisition de parts de SCPI

Plusieurs possibilités d’investissement en fonction de votre situation personnelle :

  • Vous êtes à la retraite ou proche de la retraite : acquisition des parts en pleine propriété
  • Vous investissez de façon classique en pleine propriété, afin de percevoir quasi immédiatement un complément de revenus.

Attention, il existe une certaine inertie entre la signature de votre investissement et la perception effective des premiers revenus (en moyenne 6 mois). Il est donc nécessaire d’anticiper votre placement pour percevoir les revenus à temps.

  • Vous avez encore quelques années avant le départ à la retraite : acquisition des parts en nue-propriété ou via crédit

En effet, la logique de placement n’est plus la même car vous n’avez pas besoin de percevoir un complément de revenus immédiatement, mais de façon différée.

Dans ce cas de figure, songez à investir au travers d’un démembrement de propriété ou avec un crédit bancaire.

Nue-propriété de parts de SCPI

Acquisition décotée du prix de la part en contrepartie de la renonciation à la perception des revenus sur une durée convenue à l’avance (généralement à votre convenance de 3 à 20 ans).

Financement à crédit de parts de SCPI

Cette stratégie d’investissement vous permet de capitaliser une partie de votre épargne mensuelle sans mobiliser de capital initial (ou peu). Les loyers perçus vous permettent de participer partiellement au remboursement du crédit et vous pouvez bénéficier par la même occasion d’une déduction fiscale grâce aux intérêts d’emprunt.

L’objectif étant, au jour du départ à la retraite, de disposer d’un capital net de remboursement et donc de percevoir pleinement les revenus locatifs.

Les fonds de Private Equity

Ces investissements permettent de réaliser des placements diversifiants et décorrélés des marchés financiers, dans un cadre fiscal particulièrement avantageux.

Il existe deux types de fonds :

Les fonds dits de distribution

Permettant généralement de percevoir une partie du rendement au fil de l’eau, au travers d’une distribution régulière (à minima annuelle) pouvant être exonérée d’impôts sur le revenu (IR mais également prélèvements sociaux).

L’échéance de placement est moyen – long terme (entre 5 à 9 ans), à l’issue de laquelle vous récupérez votre capital investi avec un objectif de plus-value.

Les fonds dits de capitalisation

Qui ne prévoient aucune distribution sur la période de détention (idem ; généralement de 5 à 9 ans) mais qui permettent de bénéficier généralement d’avantages fiscaux à la sortie par une non-imposition des plus-values générées.

À NOTER : Bien que les fonds de private equity soient d’excellents véhicules d’investissement, ils rentrent dans la catégorie des produits dits « complexes » et nécessitent à ce titre une attention toute particulière. Ne vous lancez pas seul(e) dans ce type d’investissement. Faites vous accompagner.

4. Anticiper sa succession

C’est une préoccupation majeure qu’il convient de prendre en compte afin de pouvoir répondre aux différents objectifs liés à cette thématique d’autant que, gérée bien en amont, elle peut être largement optimisée.

Globalement, l’anticipation de la succession repose sur différentes volontés :

  • Protéger le conjoint survivant, en lui laissant le plus de marge de maneouvre dans les décisions patrimoniales
  • Optimiser la transmission aux enfants, en diminuant le plus possible le montant des droits de succession
  • Organiser le transfert d’actifs au profit de certains héritiers ;

Le Code Civil étant suffisamment épais, il existe pléthore de dispositions conventionnelles permettant d’anticiper et d’organiser le déroulé de sa succession. Il est cependant important d’être conscient de la nécessité d’anticiper, mais surtout de réussir à bien définir les objectifs recherchés.

Lorsque l’on souhaite protéger au maximum le conjoint survivant, on peut opter par exemple pour une modification du régime matrimonial au profit d’une communauté universelle avec clause d’attribution intégrale de la communauté au conjoint survivant.

Ainsi, le conjoint survivant est assuré de récupérer 100% du patrimoine : objectif atteint. La contrepartie, en l’absence d’ouverture de succession au premier décès : un alourdissement sensible des droits de succession dus par les enfants.

Et si cette conséquence n’est pas pour autant souhaitée, il va falloir ménager la chèvre et le chou. D’où l’importance de bien définir vos attentes.

Dans cette optique d’anticiper la transmission de son patrimoine, on retrouve classiquement :

Le placement via l’enveloppe fiscale et juridique de l’assurance-vie

Pour bénéficier d’une fiscalité successorale avantageuse :

  • Pour les versements réalisés avant vos 70 ans

Article 990 I du Code Général des Impôts : exonération à hauteur de 152 500 euros / bénéficiaire puis taxation au taux forfaitaire de 20% jusqu’à un certain montant (fonction de la date d’ouverture du contrat ; 25% et/ou 31,25% au-delà).

Ces taux de taxation sont à comparer au barème d’imposition des droits de succession, pouvant atteindre 45% en ligne directe.

  • Pour les versements réalisés après vos 70 ans

Article 757 B du CGI : taxation sur les primes versées après un abattement global (tous contrats confondus) de 30 500 euros.

Autrement dit exonération de taxation sur les plus-values générées.

Pour disposer d’une grande liberté dans la désignation des bénéficiaires :

La rédaction de la clause bénéficiaire représente en effet un enjeu majeur en matière d’organisation patrimoniale, et vous disposez d’une vraie souplesse en matière de choix des bénéficiaires et de répartition (quote-part, rangs …).

Beaucoup d’épargnants ignorent, par manque de conseils, qu’ils ont opté lors de l’ouverture de leurs contrats pour la clause standard ; qui peut ne pas vous correspondre, à fortiori si votre situation familiale ou matrimoniale a évolué dans le temps.

L’investissement au travers d’une société civile

Il permet de donner progressivement, de façon équitable et en évitant l’écueil de l’indivision, les parts de ladite société aux enfants tout en conservant les rênes sa vie durant.

Le point central de cette stratégie repose sur la rédaction des statuts, afin de sécuriser la situation des parents tout en optimisant la transmission aux enfants notamment dans le cadre d’une donation des parts en nue-propriété.

Cette société civile peut par la suite vous permettre d’acquérir et détenir des actifs immobiliers mais également des placements financiers (contrat de capitalisation, compte titres, SCPI …)

En résumé...

Vous l’aurez compris, la définition des objectifs est la pierre angulaire de votre stratégie de placement car c’est ce qui va conditionner le choix pour telle ou telle solution d’investissement.

Reprenons le cas du placement en SCPI, fonction de la façon dont vous allez investir, vous ne répondez pas aux mêmes objectifs.

Maintenant que vous avez réussi à définir les placements selon vos objectifs, reste un des derniers points à lever : comment comparer et sélectionner le placement en question ?

Suite donc au prochain épisode !

Crayon auteurÀ propos de l'auteur
Christelle Agogué, Conseillère en gestion de patrimoine, rédactrice chez Netinvestissement

Titulaire d’un Master II spécialisé « Expertise en Ingénierie Patrimoniale » à l’École Supérieure de Gestion et de Finance (Pôle ESG Paris), Christelle débute sa carrière professionnelle au sein de cabinets indépendants parisiens et bordelais en tant que conseillère en gestion de patrimoine.

Son expérience lui confère une réelle expertise auprès d’une clientèle de particuliers et de chefs d’entreprise, lui permettant de répondre à l’ensemble de leurs problématiques fiscales et patrimoniales au travers d’un suivi personnalisé. Partageant les valeurs d’intégrité et d’efficacité avec Netinvestissement, elle rejoint le cabinet en 2018 en tant que chef de projet patrimonial.

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"Excellent service et un accompagnement "sur mesure" avec Christelle. Le choix des SCPI proposé correspondait parfaitement à mes attentes et mes besoins."
Le 2022-11-23 17:00:23 par Sas Kabaravic S.
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