banniere article

Assurance-vie : comment diversifier un contrat uniquement en fonds euro ?

Placement Guides Assurance-vie

En résumé ...

Le temps du fonds en euros roi est révolu. Les rendements qu’il procure ne cessent de se dégrader et le phénomène va, selon toute vraisemblance, se poursuivre. C’est pourquoi diversifier votre contrat peut s’avérer être une excellente idée afin de doper sa rentabilité. Nous vous donnons dans ce guide quelques clefs pour y parvenir, tout en maîtrisant votre risque !

L’article « Assurance-vie : comment diversifier un contrat uniquement en fonds euro ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Ecrit par : Chauncey Schmitt

Chef de projet Patrimonial

205 vues

par nos lecteurs

4 min

de temps de lecture

Votre simulation

gratuite et personnalisée

Je souhaite recevoir des informations de la part de Netinvestissement sur les moyens d’optimiser mes investissements*
Podcast

Introduction

En 2019, le rendement moyen des fonds euros des contrats d’assurance-vie s’élevait à 1,40% contre 1,80% en 2018.

Cette moyenne intègre les meilleurs contrats comme le fonds sécurité Target Euro de Primonial (3,15 % en 2019) mais également les moins performants, lesquels pouvant descendre jusqu’à seulement 0,55% de rendement annuel.

Nous avons tous pu observer que le rendement des fonds euros ne cesse de se dégrader depuis de nombreuses années. Pour le comprendre, il faut s’intéresser à la composition même de ces fonds euros. En effet, ces derniers sont massivement investis en obligations d’État Français. De ce fait, ils subissent de plein fouet le faible rendement de ces obligations qui sont d’ailleurs à ce jour en territoire négatif.

En dépit des rendements peu satisfaisants, l’assurance-vie et, plus particulièrement le fonds en euros, figure toujours au sommet des placements préférés des français. Cet engouement très prononcé pour ce placement s’explique par la garantie du capital qu’il procure et sa bonne liquidité. Ces deux atouts cumulés motivent les épargnants à privilégier la partie « fonds en euros » proposée dans leurs contrats au détriment des Unités de Compte (UC).

Statistiquement, les fonds en euros représentent plus de 80 % des encours totaux de l’assurance-vie dont le volume dépasse les 1 700 milliards d’euros en France.

Paradoxalement, un récent sondage de l’Autorité des Marchés Financier (AMF) démontre que l’espérance de rendement moyen que recherchent les Français pour leur produit d’épargne est de 2,5 % par an pour un placement sans risque.

Nous observons donc une réelle dichotomie entre les attentes des épargnants et le contexte actuel qui ne permet plus aux assureurs et à leurs fonds en euros de satisfaire les exigences de rentabilité des détenteurs de contrats d’assurance-vie.

C’est pourquoi, nous vous proposons ce guide afin de vous permettre d’appréhender au mieux certaines alternatives de diversification pour vos contrats pouvant offrir un rendement potentiel plus élevé tout en maîtrisant au mieux le risque de votre investissement.

Nous commencerons par vous présenter un outil permettant à chacun d’entre vous de bien évaluer le niveau de risque d’un placement puis nous détaillerons deux alternatives au fonds en euros afin de vous donner quelques pistes pour diversifier vos contrats

1. Avant-propos : La notion de risque (SRRI)

En préambule, nous vous proposons un focus sur un outil mis en place par l’AMF en 2011 : le SRRI.

Cet acronyme désigne en anglais le Synthétic Risk and Reward Indicator, qui peut se traduire en français par indicateur synthétique de risque et de rendement.

Plus concrètement, le SRRI évalue le profil de risque d’un placement. Son fonctionnement est volontairement très simple afin qu’il puisse être aisément compréhensible.

En effet, le SRRI est représenté par une échelle allant de 1 à 7. Plus le produit sera évalué par une note proche de 1 et plus il sera qualifié de prudent et donc faiblement risqué. A l’inverse, plus sa notation sera proche de 7 et plus il sera risqué.

Cet indicateur a été mis en place dans le but de répondre à un double objectif :

D’une part, il permet aux investisseurs de comparer les risques encourus par différents placements, y compris de natures différentes (en ayant recours à la même échelle de valeur) ;

D’autre part, il permet de vérifier qu’un produit, préconisé par un professionnel de l’investissement, correspond bien au profil de risque du client. En effet, les professionnels du patrimoine sont tenus de s’assurer de la bonne adéquation entre les solutions conseillées et l’aversion au risque de leur client.

netinvestissement vous recommande :

Qu'est-ce qu’une SCPI de rendement ? Risques, frais ...

2. Les fonds Immobilier (SCI / OPCI / SCPI) -> SRRI entre 2/7 et 4/7

Les fonds immobiliers peuvent être une excellente alternative pour dynamiser le rendement d’un contrat d’assurance-vie initialement investi en fonds en euros.

En effet, ces derniers étant majoritairement (OPCI) voir quasi exclusivement (SCI / SCPI) composés de biens immobiliers, ils ne supportent pas les intenses fluctuations des marchés financiers. Cette caractéristique en fait donc des supports peu volatiles.

S’agissant de l’espérance de rendement de ces supports, nous les qualifions de très honorables dès lors que ces derniers délivrent généralement aux investisseurs des rendements annuels compris entre 3% et 5% net de frais.

En outre, contrairement aux actions, les rendements des fonds immobiliers sont globalement équivalents d’une année à une autre. L’investisseur ne supporte ainsi pas les soubresauts des marchés actions et peut donc espérer une rentabilité stable dans le temps.

C’est pour ces raisons que nous jugeons le couple rendement / risque de ces supports parfaitement optimisé car ils permettent aux investisseurs de doubler, voire parfois plus, le rendement de leur fonds en euros en contrepartie d’un risque maîtrisé.

3. Les produits structurés -> SRRI 4/7 en moyenne mais avec garantie partielle en capital à l’échéance

Le terme de « produit structuré » pâtie d’une mauvaise presse et peut décourager certains investisseurs lesquels voient en ces produits des solutions destinées aux investisseurs aguerris et/ou spéculateurs.

Toutefois, cette image des produits structurés est bien loin de la réalité. En effet, les produits structurés conseillés aux particuliers et notamment dans le cadre de l’assurance-vie n’ont absolument rien à voir avec les « subprimes » ayant conduit à la crise financière de 2008.

Par ailleurs, et contrairement à ce qui est véhiculé, les produits structurés sont en réalité facile d’accès et intelligibles pour le plus grand nombre. Surtout, ils obéissent à des scénarii connus à l’avance et donc facilement évaluables.

En réalité, les produits structurés présentent moins de risque que les investissements en direct dans une action ou un indice boursier et ils bénéficient de rendements attractifs. Ces nombreux atouts font des produits structurés une alternative de choix afin de diversifier vos contrats d’assurance-vie.

Mais alors, qu’est-ce qu’un produit structuré ? Classe d’actifs indépendante, les produits structurés permettent à l’investisseur de diversifier ses placements et constituent ainsi une alternative privilégiée aux placements traditionnels comme les fonds euros des contrats d’assurance-vie. Le principal but d’un investissement dans un produit structuré est l’optimisation du couple rendement/risque.

Attardons nous à présent à lister les principales caractéristiques d’un produit structuré :

Un sous-jacent :

C’est certainement l’élément le plus important. Ce dernier peut être un indice boursier, une action, un couple de devise, une obligation et de manière générale tout actif financier coté sur les marchés. C’est l’évolution dans le temps de ce sous-jacent qui dictera les scénarii du produit dans sa globalité.

Une date de constatation initiale et une échéance

La date de constatation initiale détermine le lancement du produit. C’est à cette date que nous allons consulter la valorisation du sous-jacent. Cette valorisation sera l’unique référence à suivre au cours de la vie du placement.

En dehors du cas du rappel anticipé qui sera détaillé ci-après, une échéance finale sera fixée. A cette date, l’investisseur récupère partiellement ou en intégralité son capital en sus de coupons éventuels.

L’investisseur a la possibilité de procéder à la cession du produit en cours de vie. Toutefois, dans cette hypothèse, la garantie partielle du produit ne fonctionne plus.

En effet, avant l’échéance, les variations du cours du produit sont dues à l’évolution du sous-jacent mais également aux probabilités qu’il a de dépasser son niveau initial, à une date d’anniversaire.

Un filet de sécurité lequel permet de protéger partiellement le capital

Le capital demeure protégé à l’échéance tant que le sous-jacent ne se situe pas sous une certaine barrière, laquelle varie en fonction des produits. Elle peut-être de 25%, de 35%, de 50% ou même de 100%.

Nonobstant, dans l’hypothèse où, à l’échéance, le niveau du sous-jacent se situe sous la barrière de protection, alors le produit subira une perte en capital. Cette perte sera identique à celle subie par le sous-jacent.

Des coupons (5, 7, 10% etc.) versés selon les variations du sous-jacent soit annuellement soit à l’échéance

Selon le produit choisit, certains vont autoriser le versement de coupons seulement dans le cas où le sous-jacent n’a connu aucune diminution par rapport à son niveau initial, d’autres, au contraire, vont verser le coupon si le sous-jacent n’a pas enregistré une baisse de 25%, 35%, 50% etc. selon les produits (dénommé niveau « barrière »). Ce niveau « barrière » peut-être identique au filet de sécurité mais cela n’est pas obligatoire.

En revanche, le produit ne donnera aucun coupon dans le cas où le sous-jacent se situe en-dessous du filet de sécurité.

Un mécanisme de rappel anticipé automatique

Sous certaines conditions, le produit pourra être remboursé et le coupon versé avant l’échéance du produit. Dans les faits, chaque produit contient des dates de rappel anticipées. Celles-ci sont généralement annuelles mais peuvent dans certains cas être trimestrielles, mensuelles ou même quotidiennes dans le meilleur des cas.

En pratique, lorsqu’une date de rappel anticipé se présente, nous regardons la valorisation du sous-jacent et nous la comparons à sa valorisation en date de constatation initiale.

Plus il y a de date de rappels potentiels, plus les chances pour l’investisseur que son produit soit rappelé par anticipation seront importantes.

A toutes fins utiles, il apparaît important de souligner que plus la protection sera forte plus le coupon sera faible.

A ce titre, un produit bénéficiant d’une barrière à 50% aura une rentabilité moins élevée qu’un produit doté d’une barrière s’élevant à 30%.

De la même manière, le niveau du coupon est lié aux conditions pour le percevoir mais également au mécanisme de remboursement mis en place. Ainsi, un produit versant un coupon lorsque le sous-jacent ne diminue pas aura bien évidemment une rentabilité moins importante qu’un produit qui verse un coupon dans le cas où le sous-jacent n’a pas baissé de plus de 50%.

Enfin, et pour en terminer sur ce point, il apparaît important de préciser que le niveau du coupon est également lié à la période durant laquelle le produit est construit et, notamment de la volatilité.

Depuis les premières secousses de la crise sanitaire en février 2020, la volatilité est très forte ce qui rend les produits structurés particulièrement attractifs.

Pour illustrer ce propos, les coupons proposés actuellement dans le cadre de ce type de produit sont plus élevés que l’an dernier pour des produits ayants les mêmes caractéristiques.

En synthèse, les produits structurés répondent à deux objectifs :

  • Procurer un rendement dont la distribution est assurée sous la forme de coupons à l’échéance ou par anticipation ; lequel dépend de la performance d’un actif sous-jacent (exemple : indice EuroStoxx 50 ou encore CAC 40 etc.).
  • Offrir une protection partielle du capital, lequel sera remboursé soit à l’échéance du produit soit par anticipation (exemple : capital protégé si l’indice sous-jacent ne diminue pas de plus de 60%).

Conclusion

Nous l’avons vu en introduction, les fonds en euros représentent aujourd’hui près de 80 % des encours totaux en assurance-vie. Si ce placement a réussi à susciter un tel engouement, c’est grâce à ses caractéristiques qui collent aux attentes des Français. En effet, notre nation est réputée pour la prudence de ses investisseurs et, de ce fait, les fonds en euros ont jusqu’ici parfaitement calqué les objectifs des épargnants.

Néanmoins, vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour à nous solliciter en raison des faibles rendements de vos supports d’épargnes traditionnels. Une partie d’entre vous ne peuvent légitimement plus se résigner à accepter des rendements à peine supérieurs à 1% par an et souhaitent donc connaître des alternatives leur permettant d’accroître la rentabilité de leur épargne.

Les Unités de Compte à sous-jacents immobiliers ou les produits structurés s’avèrent être de bonnes alternatives pour maintenir un couple rendement / risque attractif et cohérent.

Ces supports doivent néanmoins être utilisés judicieusement car ils comportent toujours un risque de perte en capital. Pour un accompagnent, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre chef de projet patrimonial Netinvestissement qui sera à même de vous accompagner dans votre démarche.

Ne ratez rien de nos conseils !

Vous avez aimé ce guide ?
Laissez une note !

A propos de l'auteur

Chauncey Schmitt, Chef de projet Patrimonial

Avis des clients de Chauncey :

Chauncey Schmitt débute son cursus universitaire à Bordeaux où il obtient une licence immobilière. Acquise au grès d'une formation en alternance au sein d'une agence immobilière locale, celle-ci lui donne l'opportunité de se familiariser à l'ensemble des rouages de l'immobilier d'habitation. Désireux d'accroître ses connaissances en lien à la sphère patrimoniale, il se prend d'intérêt pour les marchés financiers et s'oriente naturellement vers un Master en gestion de patrimoine, qu'il obtient à l'INSEEC Paris après de multiples stages en banques de détail et cabinets indépendants. C'est d'ailleurs à la suite de son stage de fin d'études qu'il débute sa carrière au sein du cabinet CO-INVEST à Paris. Passionné par toutes les aspérités de son métier, il s'y épanouira durant quatre années à conseiller et fidéliser une clientèle de particuliers et chefs d'entreprises. Véritablement conquis par l'approche, les valeurs et les ambitions disruptives de Netinvestissement, il nous rejoindra en Janvier 2019. 

Lire la suite

Dernier commentaire client

"L'investissement n'est pas finalisé mais j'ai reçu un bon accompagnement pour arriver jusqu'à prendre cette décision et aussi lors de la préparation des dossiers."

Avis client :
  • etoiles favoris
  • etoiles favoris
  • etoiles favoris
  • etoiles favoris
  • etoiles favoris
Le 2020-11-10 19:27:05 par Sebastien G.

Comment ça marche ?
C'est simple comme 1,2,3

1-Vous choisissez

Parmi l'ensemble des placements financiers et immobiliers sur le marché français.

2-Prise de contact

Fixez un rendez-vous gratuit avec un chef de projet patrimonial et recevez une réponse en 24h.

3-Vous souscrivez

Finalisez votre projet facilement en suivant les étapes de souscription.

Ils nous ont fait confiance
Des centaines de netinvestisseurs heureux !

/10

sur 439 avis clients