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Assurance-vie : que faire si votre assureur clôture votre contrat ?

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En résumé ...

La garantie en capital des fonds euros a mis en position délicate les assureurs puisque les taux sur les marchés obligataires sont négatifs. Les assureurs cherchent donc des solutions et vont sans doute devoir clôturer certains contrats de leurs clients, principalement ceux orientés sur des fonds euros à 100%. Pas de panique, nous allons voir dans ce guide les alternatives pour diversifier votre contrat et doper votre rendement !

L’article « Assurance-vie : que faire si votre assureur clôture votre contrat ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

Ecrit par : Stevan Briand

Chef de Projet Patrimonial

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Introduction

Avec un rendement en constante baisse depuis maintenant cinq ans, le fonds euros connait un vrai déclin et a donc poussé les assureurs à modifier leurs stratégies vis-à-vis de leurs contrats et des allocations en particulier. En effet, il y a fort à parier que les assureurs, au cours des prochaines années, revoient leurs copies et incite de façon directe ou indirecte leurs clients à s’orienter sur des contrats multisupports.

Pour quelles raisons ?

Pour comprendre, il faut s’intéresser à la composition même de ces fonds euros. En effet, ces derniers sont massivement investis en obligations d’État français. De ce fait, ils subissent de plein fouet le faible rendement de ces obligations qui sont d’ailleurs à ce jour en territoire négatif.

En dépit des rendements peu satisfaisants, l’assurance-vie et, plus particulièrement le fonds en euros, figure toujours au sommet des placements préférés des français. Cet engouement très prononcé pour ce placement s’explique par la sécurité du capital qu’il procure et sa bonne liquidité. Ces deux atouts cumulés motivent les épargnants à privilégier la partie « fonds en euros » proposée dans leurs contrats au détriment des Unités de Compte (UC).

Statistiquement, les fonds en euros représentent plus de 80 % des encours totaux de l’assurance-vie dont le volume dépasse les 1 800 milliards d’euros en France.

C’est pourquoi les assureurs cherchent des solutions afin d’inciter les épargnants à modifier leurs allocations et à s’orienter vers les marchés financiers. A l’instar de l’amendement Fourgous mis en place en 2005 qui permet aux assurés de transformer leurs contrats monosupport en contrat multisupports, les assureurs vont dorénavant mettre la pression sur leurs clients afin de modifier l’allocation fonds euros vers d’autres supports.

C’est pourquoi, nous vous proposons ce guide afin de vous permettre d’appréhender au mieux certaines alternatives de diversification pour vos contrats permettant un rendement plus élevé tout en maîtrisant au mieux le risque de votre investissement.

Nous allons commencer par vous présenter un outil permettant à chacun d’entre vous de bien évaluer le niveau de risque d’un placement puis nous détaillerons deux alternatives au fonds en euros afin de vous donner quelques pistes pour diversifier vos contrats.

Focus sur l’échelle de risque SSRI

Cet outil a été mis en place par l’AMF en 2011 et signifie en anglais Synthétic Risk and Reward Indicator, qui se traduit en français par indicateur synthétique de risque et de rendement.

Plus concrètement, le SRRI évalue le profil de risque d’un placement. Son fonctionnement est volontairement très simple afin qu’il puisse être aisément compréhensible. En effet, le SRRI est représenté par une échelle allant de 1 à 7.

Plus le produit sera évalué par une note proche de 1 et plus il sera qualifié de prudent et donc faiblement risqué. A l’inverse, plus sa notation sera proche de 7 et plus il sera risqué. Cela permet donc aux investisseurs de comparer les risques encourus par différents placements et de vérifier qu’un produit correspond bien à leurs profils de risque.

1. Les fonds Immobilier (SCI / OPCI / SCPI): SRRI entre 2/7 et 4/7

Les fonds immobiliers peuvent être une excellente alternative pour dynamiser le rendement d’un contrat d’assurance-vie initialement investi en fonds en euros.

En effet, ces derniers étant majoritairement (OPCI) voir quasi exclusivement (SCI / SCPI) composés de biens immobiliers, ils ne supportent pas les intenses fluctuations des marchés financiers. Cette caractéristique en fait donc des supports peu volatils.

Ces supports délivrent généralement un rendement annuel aux investisseurs compris entre 3 et 5% net de frais, c’est donc tout à fait honorable compte tenu du couple rendement/risque.

Autre point fort de ce support et a contrario des marchés financiers, les rendements des fonds immobiliers sont sensiblement identiques d’une année à une autre. L’investisseur ne supporte ainsi pas les soubresauts des marchés actions et peut donc espérer une rentabilité stable dans le temps.

C’est pour ces raisons que nous jugeons le couple rendement / risque de ces supports parfaitement optimisé car ils permettent aux investisseurs d’espérer doubler, voire parfois plus, le rendement de leur fonds en euros en contrepartie d’un risque maîtrisé. Evidemment, toutes choses égales par ailleurs puisque les performances passées de ces supports ne présagent pas de leurs performances futures.

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2. Les fonds thématiques: SRRI entre 5/7 et 6/7

La particularité d’un fonds thématique réside dans sa gestion orientée exclusivement sur un thème, un secteur d’activité ou une zone géographique précise. En revanche, il n’y a pas de contrainte et le cahier des charges de gestion est très ouvert laissant ainsi la liberté au gérant d’investir sans limite de taille d’entreprises, d’activité ou de localisation.

Cette stratégie procure une grande souplesse et permet donc une grande capacité d’adaptabilité dans le temps. Il n’y a pas de cause à effet et les gérants du fonds ne sont pas dans la réaction face aux aléas des marchés et restent concentrés sur les axes stratégiques initiaux même en cas de retournement.

La stratégie des fonds thématiques se construit de façon transversale offrant ainsi aux investisseurs une relative protection en cas de turbulence ciblées.

A titre d’exemple : si vous êtes investisseur dans un fonds thématique orienté sur l’intelligence artificielle, les turbulences causées par la crise sanitaire et économique que nous traversons et qui a entrainé à la baisse les grandes places boursières mondiales, ne vous a pas impacté avec la même violence tant les enjeux en la matière sont porteurs de fondamentaux solides à long terme.

Et la diversification reste, en ces temps troublés sur les marchés financiers, l’un des piliers d’une bonne approche de la gestion de votre patrimoine. Les fonds thématiques proposent cette alternative même s’ils sont limités du fait de leurs natures au thème sélectionné. Néanmoins, au sein d’un même thème, les gérants du fonds vont pouvoir s’orienter vers de très grandes capitalisations boursières mais également vers des pépites en devenir qui assureront vos rendements de demain.

3. Les fonds patrimoniaux: SRRI entre 3/7 et 4/7

Les fonds patrimoniaux sont des OPCVM (Organismes de Placement Collectifs en Valeurs Mobilières), bien souvent SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable) ou FCP (Fonds Commun de Placement), gérés pour viser de la performance tout en exposant le capital à un risque donné, plus ou moins important selon la politique du fonds. L’objectif principal de ces fonds est la diversification en recherchant un melting pot idéal avec du rendement, de la sécurité et de la flexibilité. Le but étant d’aller chercher le maximum d’opportunités sur un horizon de placement de 3 à 10 ans via une stratégie reposant sur plusieurs classes d’actifs (obligations, actions, monétaire, matières premières, etc.).

De manière générale, nous pouvons qualifier ces fonds comme un placement « bon père de famille » où l’idée est de préserver le capital en maitrisant au maximum la volatilité du fond.

Très souvent appelés “fonds diversifiés”, les fonds patrimoniaux peuvent entrer dans plusieurs catégories :

  • Prudents, la sécurité du capital est privilégiée (75% d’obligations).
  • Équilibrés, 50% actions, 50% obligations.
  • Agressifs, ils cherchent à profiter de la performance des actions en augmentant le risque pris (75% d’actions).
  • Flexibles, l’allocation du portefeuille est à la discrétion de la société de gestion. La part d’actions peut aller de 0 à 100%.
  • Alternatifs, les fonds alternatifs élargissent leur champ d’investissement aux produits dérivés, notamment pour optimiser la performance.

Vous ne vous trompez pas : la terminologie de ces catégories rappelle les offres de gestion pilotée. A la différence de celles-ci cependant, les fonds patrimoniaux n’adapteront pas leur stratégie d’investissement à votre situation personnelle.

Comment bien chercher ces fonds ? Il est très important que la maison de gestion soit reconnue avec un volume d’actifs sous gestion conséquents ainsi qu’un track record de performances satisfaisant. Pour rappel, le track record est l’historique de performance d’un fonds. Il est également essentiel de vous intéresser au gérant et à son équipe afin de comprendre et d’appréhender leur approche.

La transparence du fonds est également primordiale. Vous devez avoir accès à un maximum d’informations et connaître la façon dont est géré le fonds.

Enfin, vous devez vous renseigner sur la maîtrise de la volatilité du fonds et savoir si son exposition aux incertitudes et aux variations du marché est limitée. Un fonds offrant une volatilité faible peut tout de même subir des pertes mais cela est plus limité.

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4. Les fonds labélisés ISR: SRRI entre 3/7 et 6/7

Le label ISR (Investissement Socialement Responsable) est un outil pour choisir des placements responsables et durables. L'ISR est un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises qui contribuent au développement durable dans tous les secteurs d'activité.

Pour qu’un produit financier puisse se définir comme ISR, il doit respecter trois critères :

  • Critère environnemental : toutes les sociétés visées par les gérants et qui sont au sein du portefeuille doivent garantir une bonne gestion de leurs déchets, prendre des mesures concrètes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et mettre en place des plans de prévention des risques environnementaux. Ces critères sont donc au cœur de la politique de développement durables de toutes ces entreprises.
  • Critère social : un peu plus complexe à identifier, il s’agit ici de mettre en place une politique social axée sur la prévention, la formation, le dialogue au sein de l’entreprise et veiller au bon respect des droits de l’homme. Cette politique met donc en avant le bien être des salariés et l’impact des produits utilisés sur la santé et l’environnement.
  • Critère de gouvernance : c’est sans doute le critère le plus important car il encadre les règles de gestion internes aux sociétés. Il s’agit des structures de gestion, de la présence d’un comité de vérification des comptes et de l’indépendance du comité d’administration. Quels sont les liens entre rémunération et performance ? Les administrateurs sont-ils réellement indépendants ? Le conseil d’administration est-il diversifié ? La réputation et l'e-réputation sont également des critères pris en compte.

Si les sociétés de gestion ont sélectionné des sociétés qui respectent bien ces critères, alors le fonds concerné pourra envisager de bénéficier du label ISR.

Aujourd’hui, il existe un peu plus d’une centaine de fonds ISR gérés par une quarantaine de sociétés de gestion. Preuve que l’investissement responsable est devenu un sujet préoccupant pour les Français, il représentait près de 750 milliards d’euros en 2015 et a dépassé les 1 000 milliards en 2020.

La société évolue et les Français sont de plus en plus sensibles aux pratiques et usages adoptées par les entreprises. Les procédés, les techniques et la chaine de production sont dorénavant scrutés avant achat par les consommateurs. Nous devenons des consommateurs exigeants à la recherche de sociétés responsables et engagés ; le label ISR répond donc à toutes ces attentes.

Conclusion

Présentés lors de notre introduction, les fonds en euros représentent encore aujourd’hui près de 80% des encours globaux en assurance vie. Les investisseurs français étant reconnus comme prudents, c’est tout à fait logique que ce placement ait connu un tel engouement au cours des trente dernières années.

Le rendement, en nette baisse, a poussé en revanche les assureurs à trouver des solutions afin de modifier l’allocation des contrats de leurs clients. En effet, pour continuer de garantir le capital des épargnants, il est incontournable que les assureurs vont commencer à clôturer certains contrats dans un futur proche. Rappelons qu’aujourd’hui les taux sont négatifs sur les marchés obligataires, installant donc les assureurs dans une position délicate.

Néanmoins, vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour à nous solliciter en raison des faibles rendements des contrats d’assurances vie orientés majoritairement vers le fonds euros. Et c’est tout à fait normal lorsque le rendement moyen de ces fonds euros en 2019 s’élevait à 1,60% !

Les Unités de Compte s’avèrent être de bonnes alternatives pour maintenir un couple rendement / risque attractif. Pour cela, vous pouvez opter pour les fonds immobiliers, les fonds patrimoniaux, les fonds thématiques ou dernière nouveauté encore méconnue, les fonds labélisés ISR.

Ces supports doivent pour autant être utilisés judicieusement. Pour un accompagnent n’hésitez pas à vous rapprocher de votre chef de projet patrimonial Netinvestissement qui sera à même de vous accompagner dans votre démarche.

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A propos de l'auteur

Stevan Briand, Chef de Projet Patrimonial | 22 articles en ligne

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Stevan Briand débute sa carrière au sein d’un cabinet de gestion privée où il exercera durant quatre années le métier de conseiller en gestion de patrimoine. Après des débuts réussis et avide de nouveaux challenges, il décide de rejoindre le groupe Quintesens où il exercera durant deux années en tant qu’indépendant.

Convaincu que ce métier est en train d’évoluer et tend à se démocratiser, c’est donc tout naturellement qu’il rejoint, à la rentrée 2018, Netinvestissement à Paris.

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Le 2020-04-17 23:53:25 par Patricia L.

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