Mis à jour le 21/02/2024

Comment investir vert en 2024 ?

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Écrit par Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine
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Après la crise des subprimes, une pandémie mondiale et la conscientisation que le climat perd peu à peu la boussole, l’investissement durable prend désormais tout son sens. Aujourd’hui, nous sommes tous impactés par des problématiques d’ordre écologique.

En outre, les règlementations telles que la RE2020 et les institutions comme les différentes COOP contribuent largement à l’expansion d’une économie verte.

À l’aube de 2024, il n’est donc plus envisageable d’investir sans comprendre notre placement, ce qu’il finance, ses répercussions… ni même y donner un sens.

De l’immobilier à la finance, ce guide reprend pour vous toutes les possibilités d’investissements écoresponsables. Au passage, il aborde les moyens de distinguer les produits réellement écologiques des tentatives de greenwashing.

Si vous désirez plus d’informations, vous pouvez contacter un conseiller Netinvestissement en cliquant ici.

Écrit par Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

Article rédigé par un professionnel expérimenté. Nous apportons une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des informations communiquées.

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Investissement vert : késako ?

Souvent associé à l’Investissement Socialement Responsable (ISR), l’investissement vert implique un placement financier dans des projets ou des sociétés qui promeuvent la transition vers une économie plus durable. Ces solutions visent à soutenir des activités bénéfiques envers l’environnement, tout en générant un rendement potentiel. Tant en France qu’à l’international, vous êtes de plus en plus d’investisseurs à vous tourner vers ces produits verts. Vos motivations ? Le désir de contribuer au développement durable tout en faisant prospérer votre épargne.

Ces projets écologiques couvrent une large gamme de secteurs, englobant les énergies renouvelables - comme l’éolien et le solaire - ainsi que les actions de préservation de l’environnement.

Investir dans l’écologie, cela revient à soutenir des sociétés employant des pratiques durables, ou financer des projets innovants qui cherchent à limiter l’impact environnemental.

Reconnu en France, le label Greenfin est un repère servant à distinguer les placements réellement bénéfiques pour notre planète. Ce label garantit que le support d’investissement respecte des critères précis en matière d’écologie, et contribue à la transition énergétique.

Entre performance et préoccupation écologique

Investir vert ne signifie pas pour autant soutenir uniquement des entreprises ayant un impact neutre sur l’environnement. Une telle stratégie est irréaliste, tant d’un point de vue financier (diversification insuffisante) qu’extra financier (omettre les sociétés ayant besoin de fonds pour rendre leurs opérations plus vertes).

En outre, bien que certaines de ces entreprises soient essentielles au développement humain, elles entraînent leur lot de conséquences négatives (comme la quantité d’émission carbone) qui affectent l’écosystème et le climat.

L’enjeu pour identifier un placement vert réside dans une évaluation précise de son impact sur l’environnement, et dans l’effort consistant à réduire cet impact. Ainsi, même si elle émet du CO2, une solution ou une société qui s’efforce et parvient à baisser son empreinte carbone peut être considérée comme écologique.

Au demeurant, un placement vert vise à concilier rendement financier et respect de l’environnement. Dans la gestion de votre patrimoine, c’est une stratégie allant au-delà des critères financiers habituels pour considérer les effets sociaux et environnementaux de l’investissement.

Comment vérifier si l’investissement est vraiment écologique ?

Il est essentiel de vous assurer que votre placement vert respecte bien les normes de l’investissement écologique. En effet, des antécédents prouvent que ce n’est pas toujours le cas. De nombreuses sociétés, influencées par leurs actionnaires ou les pouvoirs publics, se sont prétendues éco-responsables sans pour autant modifier leurs comportements polluants. Ce phénomène porte un nom : le greenwashing.

Pour distinguer les solutions écologiques, vous pouvez vous référer à diverses certifications. En France, l’ISR et le Greenfin sont des labels reconnus, assurant que les fonds qui les portent suivent rigoureusement les normes environnementales. Sans être imbattables, ces labels aident à repérer les vraies opportunités d’investissement écologique parmi les opérations de greenwashing.

De fait, un investissement vert ne se limite pas à la sélection d’un produit labellisé. Par exemple, le label ISR (Investissement socialement responsable) s’avère très vaste et regroupe autant des conditions relatives au social que des critères éco-responsables. Par conséquent, une société homologuée ISR peut être un champion sur l’aspect social sans pour autant agir concrètement sur le plan environnemental.

Le Greenfin, en revanche, est spécialisé dans le domaine de la transition énergétique et environnementale. À l’échelle européenne, la Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), avec les articles 8 et 9, est également un bon indicateur. Les fonds classifiés « article 8 » doivent démontrer clairement leur politique d’investissement durable et la manière dont ils considèrent les critères ESG dans la sélection de leurs investissements. Les fonds « article 9 », quant à eux, sont des produits à vocation durable avec des objectifs clairs en matière d’écologie.

Néanmoins, il reste important de faire vos propres analyses, de vous renseigner avec attention sur les pratiques des entreprises et de comprendre précisément l’usage qu’elles font de leurs capitaux.

Investir dans l’immobilier vert

Parmi les placements « verts », il n’y a pas que les produits financiers. L’immobilier tient aussi sa place dans ce domaine. Il s’agit alors d’immobilier éco-responsable, qui consiste à investir dans des immeubles respectant certains critères de durabilité (performance énergétique, usage de matériaux durables, limitation de l’impact sur l’environnement, etc).

Les SCPI

Entre autres produits immobiliers « écolos », vous retrouverez bien sûr les SCPI !

Pour rappel, une SCPI – ou Société Civile de Placement Immobilier – est un portefeuille d’immeubles entretenu et géré par une société de gestion. Les gestionnaires sélectionnent les actifs selon une stratégie précise, y effectuent des travaux et les mettent en location. En achetant des parts d’une SCPI, vous en devenez l’associé et percevez une partie des loyers, calculée au prorata de votre investissement.

Il existe des SCPI de toutes sortes : commerce, bureaux, santé, logistique, hôtellerie… ou même diversifiées, en incluant plusieurs secteurs à la fois dans leurs acquisitions.

Quel que soit leur domaine, les SCPI vertes achètent des biens qui appliquent des normes respectueuses de l’environnement, comme une consommation énergétique faible ou l’utilisation de matériaux écologiques. Tout en ayant un impact positif sur la planète, elles peuvent générer des rendements très attractifs.

C’est le cas des SCPI suivantes, qui ont chacune obtenu le label ISR :

SCPI Taux de distribution annuel Prix de part
Altixia Commerce 5,31% 203€ *
Epsilon 360° 6,25% 250€
Log In 6,21% 250€
PFO 5,70% 880€
Transition Europe 8,16% 200€
* Chiffres 2023 (2024 pour les prix de part)

D’autre part, si les SCPI vertes permettent d’investir dans un parc immobilier éco-responsable, elles vous évitent la contrainte de gérer vous-même les actifs. De fait, elles constituent une alternative très avantageuse à l’investissement locatif direct, qui nécessite du temps, des compétences et de l’argent.

Pour investir dans une SCPI écologique sans perdre de vue vos objectifs financiers, n’hésitez pas à contacter nos conseillers Netinvestissement ! Ils sauront vous guider vers la solution la plus adaptée à votre profil.

Immobilier écoresponsable et défiscalisation

L’immobilier écoresponsable n’est pas seulement source de revenus, mais aussi un atout côté fiscalité.

C’est notamment le cas de la loi Pinel+. Disponible jusqu’en décembre 2024, le principe du Pinel consiste à acheter dans le neuf (ou en VEFA) pour mettre le bien en location pendant 6,9 ou 12 ans. De cette façon, vous pouvez déduire jusqu’à 63 000€ d’impôts sur la durée de votre investissement.

Les loyers sont plafonnés et les locataires soumis à un plafonnement de leurs revenus.

Le rapport avec l’environnement ? Le voici. Pour profiter des anciens taux de réduction, revus à la baisse ces dernières années, il vous faut, entre autres, remplir les conditions suivantes :

  • Les travaux dans votre logement Pinel doivent améliorer la performance énergétique de 30%.
  • Votre bien Pinel doit présenter un niveau de performance équivalent au jalon 2025 de la RE2020 et atteindre la classe A du Diagnostic de Performance Energétique (DPE).

Investir dans un placement financier vert

L’assurance-vie

Très populaire, l’assurance-vie est un véhicule d’investissement apprécié pour sa fiscalité, mais aussi sa flexibilité et la diversité des classes d’actifs que l’on peut y loger. Voilà pourquoi c’est une option de placement vert qui gagne à être connue. Elle vous permet d’accorder rendement financier et valeurs écologiques. Il vous suffit alors d’intégrer dans votre contrat des actifs qui respectent les critères environnementaux.

D’autre part, lorsque vous souscrivez votre assurance-vie, les sociétés de gestion ont l’obligation de vous demander votre appétence en matière d’investissement écoresponsable. De plus, les contrats conclus depuis le 1er janvier 2022 doivent proposer au moins une unité de compte catégorisée « fonds vert ». Finalement, avec l’assurance-vie, le spectre est sans limite ! Et pour cause : selon l’AGEFI, fin 2023, les assureurs détiennent environ 152 milliards d’euros d’actifs écoresponsables.

Afin d’éviter tout risque de greenwashing, appliquez une méthodologie de sélection en vérifiant la transparence de chaque produit (ce qu’il finance, sa liste d’exclusion, ses labels, sa classification, etc.). Par exemple, l’ETF Lyxor Green Bond est labellisé Greenfin (plus sûr que l’ISR) et classifié article 8. Il investit dans des projets écologiques d’EDF et ne finance ni la production ni l’extraction d’énergie fossile. Ensemble, ces éléments centrés « environnement » le présentent comme un fonds vert de qualité.

Le Plan Epargne Retraite

Le Plan Epargne Retraite (PER) est un autre placement vert qui permet de préparer votre retraite tout en impactant positivement l’environnement.

Comme avec l’assurance-vie, vous souscrivez à un contrat PER dans lequel vous effectuez des versements. Ces sommes versées sont ensuite investies sur des supports préalablement sélectionnés par vos soins, ou ceux du gestionnaire si vous privilégiez la gestion pilotée. Il est donc facile de créer une allocation verte au sein de votre PER. Par exemple, PrimoPER de Primonial ouvre droit à plus de 100 fonds labellisés ISR, favorisant ainsi la constitution d’un portefeuille responsable.

De même que PrimoPER, certains plans d’épargne retraite sont spécifiquement conçus pour investir dans des sociétés écoresponsables. Par définition, leurs fonds s’orientent vers des actions d’entreprises qui interviennent dans les énergies renouvelables, développent l’économie circulaire et adoptent des pratiques de gestion durable.

À l’instar de l’assurance-vie, votre gérant a également l’obligation de vous proposer au moins un support vert pour votre allocation. Choisissez aussi avec attention vos unités de compte en vous référant au label Greenfin, aux classifications articles 8 et 9, et en vérifiant la liste d’exclusion. Concernant ce dernier point, la liste d’exclusion permet de comparer les secteurs que le produit concerné refuse de financer. Il peut s’agir d’armement, de tabac ou encore de violation du pacte des Nations Unies. Si votre support privilégie des exclusions du type « extraction d’énergie fossile », alors il y a plus de chances qu’il soit orienté « environnement ». S’il favorise des rejets come le divertissement pour adulte, il est davantage tourné vers le social.

Constituer un PEA ou un compte-titres écolo

Un Plan d’Epargne en Actions (PEA) et un compte-titres sont des enveloppes grâce auxquelles vous avez la possibilité d’investir en actions ou dans des fonds d’investissement.

Avec le PEA, vous disposez d’un bel avantage fiscal : cinq ans après son ouverture, vos bénéfices réalisés sont exonérés d’impôts. En revanche, en termes de produits d’investissement, vous êtes limité aux actions européennes, ce qui réduit votre diversification.

Alors si vous préférez investir hors des frontières de l’Europe, mieux vaut choisir un compte-titres. Ce véhicule présente généralement des frais réduits, mais ne bénéficie d’aucune exonération fiscale sur les plus-values.

Quoi qu’il en soit, l’un et l’autre vous permettent d’intégrer votre propre sélection de solutions respectueuses de l’environnement. Parmi elles, le fonds MSCI World SRI d’Amundi sort du lot. Labellisé ISR, classifié article 8, cet ETF investit dans des sociétés dédiées aux énergies renouvelables, à l’éolien et aux matériaux durables. Offrant une exposition aux entreprises ESG les plus performantes des pays développés, il apporte à votre portefeuille une forte diversification sectorielle et géographique.

Toutefois, composer vous-même une enveloppe d’actions et de fonds voués à l’écologie comporte des risques. Cela nécessite beaucoup de temps et des connaissances pointues. N’hésitez donc pas à contacter nos conseillers Netinvestissement ! Ils sauront vous aider à trouver les meilleurs supports en fonction de vos projets et de votre profil.

Le crowdfunding

Un autre moyen de réaliser un investissement immobilier vert : le crowdfunding. Avec le financement participatif, vous pouvez investir dans pléthore de projets à vocation durable.

De nombreuses plateformes de crowdfunding proposent des solutions écoresponsables à soutenir. Ces projets varient des fermes bios – comme Agriodor chez Anaxago – aux startups concentrées dans l’énergie renouvelable.

En 2023, ces plateformes ont collecté plus de 367 millions d’euros pour des projets liés à la transition énergétique. Selon le baromètre 2023 établit par Financement Participatif France (FPF), le crowdfunding dédié aux énergies renouvelables pèse en effet 17% de la collecte globale (2,089 milliards d’euros).

En finançant ces initiatives, vous contribuez à la lutte contre le réchauffement climatique et à la construction d’un avenir plus durable pour les générations futures. Ces plateformes vous permettent de participer à la transition énergétique tout en diversifiant votre portefeuille. Investir dans des projets durables via le crowdfunding peut vous rapporter entre 7 et 12% de rendement annuel.

Attention néanmoins : toute médaille a son revers. Plus le gain potentiel est élevé, plus le risque augmente. Le crowdfunding n’échappe pas à la règle. Avec ce type de placement, vous risquez de perdre tout ou partie de votre investissement.

En résumé...

Qu’il s’agisse d’immobilier ou de finance, investir dans l’économie verte ne relève pas seulement de performance, mais aussi d’un engagement envers un avenir plus durable. En ciblant des placements écoresponsables vous prenez soin de l’environnement sans que cela ne vous prive d’un rendement financier… souvent attractif ! PER, assurance-vie, bourse… Nous l’avons vu, les alternatives en investissement vert ne manquent pas.

Elles manquent d’ailleurs si peu qu’il est essentiel pour vous de rester vigilant et de vous tenir informé. Si les labels comme Greenfin et ISR sont de bons repères, ils ne remplacent pas une analyse sérieuse. Prendre le temps de comprendre les données des fonds est un excellent moyen de vous protéger du greenwashing.

Au-delà des questions d’argent, l’investissement écologique s’avère une démarche responsable qui, au fil du temps, fait la différence pour notre planète.

Crayon auteurÀ propos de l'auteur
Stéphane van Huffel, Directeur général, conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France.

Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast & Van en 2005 puis fonde netinvestissement avec son associé Karl Toussaint du Wast. Il est également co-fondateur du tour de France de l’immobilier et du baromètre des placements. Stéphane intervient régulièrement en tant qu’expert auprès de nombreux média français.

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"Très bon contact avec mon conseiller et des propositions de placements en phase avec ma stratégie d'investissement ainsi qu'au niveau de ma prise de risque acceptable. L'avenir me dira si les propositions étaient judicieuses"
Le 2022-07-25 15:00:39 par Philippe R.
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