Quelles sont les thématiques d’avenir dans lesquelles investir ?

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Par Jean-Philippe Perrin
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L’article « Quelles sont les thématiques d’avenir dans lesquelles investir ? » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine. Netinvestissement apporte une attention toute particulière à la qualité, l’exactitude et l’objectivité des conseils prodigués.

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Après une année 2018 mouvementée sur les marchés financiers, le début d’année 2019 a démarré sur les chapeaux de roue. Cependant, les contextes économique et politique actuels nous poussent à repenser nos stratégies d’investissement. Entre une guerre commerciale sino-américaine et un Brexit imminent, les marchés regagnent en volatilité. En plus de ces éléments, il faudra également suivre de près les élections en Inde, en Grèce, en Afrique du Sud, au Canada et en Argentine, mais aussi la campagne présidentielle américaine qui débutera en fin d'année et les élections du Parlement Européen.

Le contexte de l’année 2018 a ouvert le champ des possibles quant aux horizons d’investissement : avec une chute de rentabilité constante du rendement des fonds euros et des marchés hésitants, il est temps d’envisager une nouvelle manière de placer ses fonds. Ainsi, nous préconisons une prise de risque (malgré tout maîtrisée), dans des secteurs d’avenir qui feront de vous un précurseur.

Le mot d’ordre d’un portefeuille bien géré ? La DIVERSIFICATION. Mais la diversification d’un portefeuille ne fonctionne que si les actions le composant sont décorrelées les unes des autres : c’est pour cela qu’il est pertinent d’élargir son panel d’investissement, que ce soit thématiquement, géographiquement, ou sur différentes classes d’actifs (actions, obligations, produits structurés…).

Sommaire


Pour encourager les initiatives de ce type, le gouvernement s’est engagé en 2017 dans un Grand Plan d’Investissement (GPI) de 57 milliards d’euros, mené tout au long du quinquennat, afin d’accompagner les réformes structurelles et répondre à quatre défis majeurs de la France : la transition écologique (21 milliards d’euros alloués), le développement des compétences (15 milliards d’euros), l’innovation (12 milliards d’euros) et le numérique (9 milliards d’euros).

Sur le plan international, nous sommes à l’aube d’une quatrième révolution industrielle, portée sur les technologies de pointe et les progrès de la robotisation qui rendent la production plus performante, moins chère et plus rapide que jamais. Cette nouvelle manière de produire et de consommer implique de nouvelles perspectives de croissance économique et de développement durable. Les nouvelles technologies sont riches en possibilités de modernisation du processus de conception et de production.

Ces éléments, couplés à une baisse des coûts de transport et de la communication, tout cela associé à une logistique efficace, peut aussi aider les pays en développement à mieux s’intégrer dans les chaînes de valeurs mondiales. Quelles sont alors les thématiques d’avenir dans lesquelles investir ?


1. Investir dans le digital, pour encourager la révolution du numérique

Les technologies de l’information et de la communication, résumées par la notion de « digital », sont au cœur du modèle actuel. La fameuse « révolution du numérique » a catégoriquement changé notre mode de conception, de production, et de consommation. L’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) touche de nombreux domaines : les voitures autonomes, les diagnostics médicaux, les conseillers (« chatbots »), la finance algorithmique, les robots industriels, l’industrie du jeu vidéo, les enceintes connectées…

Selon les prédictions 2019 concernant l’Intelligence Artificielle du cabinet PWC ( Price Waterhouse Cooper), la technologie pourrait rapporter plus de 15 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030. Par quel biais ? Tout d’abord, en rationalisant les processus de production, afin de permettre aux travailleurs de créer de la valeur ajoutée tout en étant libérés des tâches répétitives. Puis, dans un second temps, l’enjeu pour la révolution du numérique et de l’IA est de favoriser un cercle de consommation vertueux. En effet, l’IA va permettre aux consommateurs de gagner un temps précieux sur leurs tâches du quotidien (véhicules autonomes, aspirateurs intelligents etc.), mais aussi leur offrir des produits et services de plus en plus personnalisés donc attractifs pour les consommateurs.

  Comment investir dans le digital ?

Netinvestissement possède de réelles convictions quant à l’importance du digital dans l’avenir. Cette place prépondérante en fait un thème d’investissement de choix. Certaines sociétés de gestion ont créé des fonds qui intègrent le digital dans leur stratégie d’investissement.

Le fonds New Gems chez DEGROOF PETERCAM : le groupe gère plus de 30 milliards d’euros d’actifs et demeure présent dans 9 pays. Il se structure autour de différentes activités : le private banking, l’institutionnal asset management, l’investment banking…. De Groof Petercam propose une gamme de services complète, compétitive et constitue un important réseau.
L’objectif du fonds New Gems est d’investir dans les entreprises du futur à travers différents secteurs : la nanotechnologie, l’e-commerce, la robotique ou le cloud. L’objectif de ce fonds est d’offrir aux investisseurs (par le biais d’une gestion active du portefeuille) une exposition aux actions internationales à travers une diversification sectorielle, régionale ou de devises.


2. Investir dans la sécurité, un enjeu pour l’avenir

La sécurité est un enjeu majeur dans notre vie, qui nous marque au quotidien. En effet, la sécurité est partout : dans les transports, concernant l’alimentation, sur les données personnelles, la sécurité médicale, juridique… Mais également la cyber-sécurité, qui connaît un essor depuis les quelques scandales qui ont fait la une des journaux : les failles de sécurité de Facebook, ou encore la plus grande cyber attaque mondiale (2017, « WannaCry », propagée dans 150 pays et qui a fait plus de 300 000 victimes en quelques jours).

Tout cet environnement propice à la protection des individus et de leurs données est le début d’une nouvelle ère économique et financière. Ainsi, en réaction aux attaques à l’encontre de Facebook, le géant américain a réagi en investissant dans une start-up spécialisée dans la sécurité informatique. Les attaques sont de plus en plus élaborées, donc les moyens misés sur la défense doivent être de plus en plus efficaces. Dans cette lutte incessante, la cyber sécurité est devenue peu à peu le segment le plus dynamique de la filière IT. Ainsi, les entreprises dépensent de plus en plus pour leur sécurité informatique. D’ici 2020, il est estimé que plus de 60% des entreprises devraient investir dans de nouveaux outils de sécurité des données, contre seulement 35% aujourd’hui.

 Comment investir dans la sécurité ?

Le fonds Security de chez PICTET : Pictet AM se positionne comme le leader de la gestion thématique. La stratégie de sa branche de gestion d’actifs repose sur la création de valeur de long terme. Ainsi, c’est tout naturellement qu’en 2006, la célèbre société de gestion a lancé ce fonds thématique. De la protection contre les cyberattaques à la surveillance des infrastructures vitales, en passant par la sécurité alimentaire et personnelle, les sociétés capables de répondre aux défis liés à la sécurité devraient représenter des opportunités séduisantes à long terme pour les investisseurs. Répartis sur divers continents, les investissements se scindent entre la sécurité informatique, la sécurité physique, et les services de sécurité.


3. Investir dans la santé et la biotech, pour soutenir le vieillissement de la population

Phénomène mondial, le vieillissement démographique touche aussi bien des pays développés comme le Japon, que des pays émergents comme la Chine. L’Europe n’est pas en reste : les pays du Nord ont d’abord été touchés par ce phénomène, avant de s’étendre à l’Europe du Sud. La population française est aussi touchée par ce phénomène : la part des personnes âgées de plus de 65 ans est passée de 13% en 1990 à plus de 19% aujourd’hui. Ceci est dû à plusieurs facteurs, comme le progrès de la médecine ou la meilleure hygiène de vie globale de la population.

Le domaine de la santé est en plein essor, du fait du développement de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique. Mais qui dit vieillissement de la population, dit manque d’infrastructures pour s’occuper de nos aînés. Corrélativement, les besoins en logements spécialisés type EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) ou résidences séniors augmentent fortement. Mais étant très réglementés, ces derniers restent tout de même une denrée rare sur le marché. Ainsi, il est opportun d’investir dans ce type de structures qui représente un marché de contrainte. Ceci sans compter sur l’importance croissante des cliniques, des pharmacies et des centres médicaux. Alors n’hésitez plus à investir dans la santé. Vous ne serez pas déçu.

 Comment investir dans la santé ?

La SCPI Pierval Santé de LA FRANCAISE AM : créée en 2013, Pierval Santé est une SCPI d’entreprises thématique à capital variable, dédiée aux actifs immobiliers de santé. Les sous-jacents sont diversifiés à la fois pour sécuriser les positions, mais également pour toucher un grand nombre de secteurs capitaux dans la santé. Ainsi, les fonds de la SCPI sont investis dans des établissements d’hébergement et de soins spécialisés dans les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques…), des cliniques MCO (Médecine Chirurgie Obstétrique), SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) et PSY, des EHPAD, des cabinets médicaux ou des murs de pharmacie.

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4. Investir dans le secteur de la pierre, pour encourager les nouveaux modes de gestion

Ce n’est pas une surprise, le secteur de la pierre est un secteur qui rassure les investisseurs de par la tangibilité du sous-jacent qui, depuis de nombreuses années, ne cesse de prendre de la valeur. Et pour cause, selon l’étude annuelle de Cushman & Wakefield nommée "Winning in growth cities", les investissements dans le marché d'immobilier d'entreprise ont enregistré une hausse de 18% dans le monde entre 2018 et 2019. De nouveaux modes de gestion d’immobilier d’entreprise se développent, notamment sur le secteur du centre d’affaires et du coworking.

 Comment investir dans un produit financier à sous-jacent immobilier ?

Le marché des centres d’affaires enregistre une croissance à deux chiffres que ce soit en France ou dans le reste du monde. Cette croissance n’est pas prête de s’arrêter, car les besoins de ce type d’immobilier sont importants. A titre d’exemple, le Royaume uni compte 2 100 centres d’affaires sur une surface cumulée de 5 500 000 m2, soit dix fois plus qu’en France. Quid de la rentabilité ? A surface égale, un centre d’affaires génère deux à trois fois plus de chiffre d’affaires qu’une location en bail 3/6/9. C’est le moment d’investir !


5. Investir dans l’eau, une denrée de plus en plus rare

Bien que l’eau recouvre plus de 70% du globe terrestre, l’eau potable reste très inégalement répartie entre les régions du monde. Mais sur ce volume, plus de 97,2% de l’eau est de l’eau salée, impropre à la consommation. L’ensemble des eaux douces représente donc 2,8% du volume global. Dans ce faible pourcentage, les glaces et les neiges permanentes représentent 2,1% et l’eau douce disponible 0,7%. De ce fait, un tiers de la population mondiale est privée d’eau potable. Cela correspond à 1,1 milliard d’individus répartis dans 80 pays qui n’ont pas accès à de l’eau propice à la consommation courante. A noter, dans certains pays, c’est moins de 40% de la population qui a accès à l’eau potable. Parmi ces pays, on retrouve le Cambodge, le Tchad, l’Ethiopie, la Mauritanie, l’Afghanistan…

Mais dans certains pays défavorisés, les problèmes d’accès à l’eau ne sont pas nécessairement liés à l’absence de ressources en eau mais à un manque de moyens financiers ou une absence d’organisation pour rendre potable, stocker et distribuer l’eau aux populations. L’enjeu autour de cette ressource rare est double : mieux repenser la logistique autour de l’eau, mais également mieux la traiter pour la rendre consommable.

 Comment investir dans l’eau ?

Le fonds Water chez PICTET : fonds thématique par excellence, Picter Water permet d’investir dans des actions de sociétés du monde entier dans le secteur de l’eau, les services de traitement, la technologie de l’eau ainsi que dans les services environnementaux.


6. Investir dans les marques fortes, pour se démarquer dans un monde ultra concurrentiel

L’entrepreneuriat est fortement encouragé, poussé par la société de consommation et l’instantanéité de notre monde. Pour se démarquer, il est important de se différencier, de posséder une forte identité d’entreprise, ou de bénéficier d’un concept hors du commun. En effet, investir dans le marketing pour renforcer la marque permet à l’entreprise de devenir leader dans sa catégorie de produits/services, pour continuer à délivrer de la performance et de passer au delà des cycles économiques.

Un exemple ? En 1983, en lui demandant « Comptez-vous continuer à vendre de l'eau sucrée le reste de votre vie ou voulez-vous changer le monde avec moi ? », Steve Jobs débauche John Sculley, alors Directeur Général de Pepsi-Cola. Et ça a fonctionné. Vrai coup de maître, cela est révélateur du pouvoir que peut générer un simple nom de marque.

 Comment investir dans des entreprises différenciantes ?

Le fonds Disruption de VEGA IM : la disruption correspond à un produit ou un service qui brise les schémas traditionnels pour faire émerger un nouveau secteur, voire un nouveau marché. Vega Disruption est un fonds mixte, sa gestion permet d’aller chercher de la performance dans tous les secteurs d’activité grâce à la combinaison de deux poches : l’investissement en titres vifs et en fonds d’investissement. Le dénominateur commun de cette stratégie est de détecter des valeurs disruptives, c’est à dire des entreprises favorisant l’innovation et possédant un avantage compétitif. Parallèlement à cela, pour se prémunir contre les risques du marché, les gérants choisissent des valeurs « sanctuarisées » qui possèdent des avantages compétitifs les protégeant contre les nouvelles disruptions.


6. Investir sur de nouvelles places géographiques, pour miser sur une économie florissante

Depuis une quarantaine d’années, la croissance exponentielle des marchés émergents a transformé ce qui était un investissement de niche en un eldorado de l’investissement à part entière, étant à l’origine de la plus grande partie de la croissance mondiale. Ainsi, alors qu’entre 1982 et 1987 les marchés émergents ne représentaient que 30% de la croissance mondiale, entre 2012 et 2018 ils représentent plus de 65% de cette dernière. Parallèlement à ce phénomène, le profil démographique favorable de ces pays et l’essor rapide d’une catégorie urbaine de consommateurs accroît la demande, ce qui crée des marchés lucratifs pour beaucoup d’entreprises exposées à la consommation.

Cependant, il faut être vigilant, car les opportunités d’investissement sont différentes selon les pays et les secteurs d’activités. Sur les thèmes les plus en vogue dans les pays émergents, on trouve notamment l’énergie, les biens de première nécessité. Pour cela, il est compliqué pour les investisseurs d’investir en direct dans les pays émergents. Pour cela, faites confiance gérants de fonds, dont c’est le métier de trouver les nouvelles opportunités et de détecter les investissements judicieux.

 Comment investir sur de nouvelles places économiques ?

Le fonds Emergents de CARMIGNAC : Carmignac Emergents déploie une allocation active entre les pays, secteurs et titres les plus attractifs de son univers. En tant qu’expert des marchés émergents depuis leur création en 1989, Carmignac Gestion Emergents est bien placé pour capter leur plein potentiel.

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6. Investir en ISR, pour encourager les entreprises adoptant des comportements responsables

L’Investissement Socialement Responsable est en plein essor : il consiste dans la prise en compte par les entreprises dans les décisions d’investissement et de gestion financière une famille de 3 grands critères. Il s’agit des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, qui favorisent les bonnes pratiques au sein des entreprises. Concrètement, l’ISR est l’application des principes du développement durable à la finance. Or, dans un monde où les prises de conscience sur ces différents sujets sont de plus en plus grandes, il semble intéressant de croire en ces modèles mettant en avant les bons élèves en terme de gestion d’entreprise.

Cela étant, investir en ISR ne possède pas qu’une finalité philanthropique : en effet, de nombreuses études académiques ont prouvé qu’une prise en compte de ces critères impacte positivement la performance des entreprises sur le moyen/long terme. En effet, cela conduit ces dernières à anticiper et prévenir les risques de réputation, les changements légaux, et optimiser leur consommation d’énergie. Ce ne sont que des exemples, qui sont mis en avant par les principales sociétés de gestion sur la place.

 Comment investir en Investissement Socialement Responsable ?

Happy@Work de Sycomore AM : le fonds investit dans des sociétés européennes qui accordent une importance particulière à la valorisation du capital humain, premier vecteur de performance durable d’une entreprise. La sélection des valeurs est réalisée conformément aux critères Environnementaux Sociaux et de Gouvernance, avec une prépondérance pour le caractère social de l’entité. Pour optimiser la sélection des valeurs du fonds, Sycomore a recours aux avis d’experts, de responsables de capital humain, de salariés…


Conclusion

Le digital, la santé, l’eau, la sécurité, le capital humain…autant de thèmes qui sont des enjeux d’avenir. Se positionner sur ces nouveaux défis vous permettra de parier sur les valeurs d’avenir.

Autre avantage d’investir dans les défis d’avenir : vous pourrez diversifier les supports d’investissements. Ainsi, vous aurez le choix entre des fonds éligibles à l’assurance-vie, au compte titre, des SCPI, du capital investissement etc.

Et la liste n’est pas exhaustive. Car au delà de posséder une réelle expertise, Netinvestissement a accès à l’ensemble des produits du marché. N’hésitez pas à prendre contact avec nos conseillers Netinvestissement pour plus d’informations !

À propos de l'auteur

Jean-Philippe Perrin , Conseiller en gestion de patrimoine

Diplômé d’un Master en Gestion de Patrimoine à l’INSEEC , Jean-Philippe Perrin a rejoint dès la fin de son parcours scolaire le cinquième assureur Mondial pour exercer le poste de conseiller financier pendant près de deux ans. Par la suite en 2014, il intégra une banque privée spécialisée en gestion patrimoine où il a occupé le poste de Conseiller en Gestion Patrimoine pendant 4 ans avec beaucoup de réussite. Conscient que le métier de conseiller en Gestion Patrimoine est en pleine mutation, il rejoint, début 2018, Netinvestissement à Paris.

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