Le CAC 40 passe sous la barre des 4000 points

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Par Stéphane van Huffel - le 11/02/2016

Le CAC 40, indice de la Bourse de Paris, est passé sous la barre des 4000 points ce mardi. Un tel chiffre n’avait pas était atteint depuis le mois d’août 2013. Le CAC perd près de 15% depuis le début de l’année, les valeurs bancaires, sont donc toujours sous pression. Les investisseurs s’interrogent en effet sur la capacité de certaines banques à payer les coupons sur certaines obligations à risque, les fameuses contingent convertible bonds, ou « cocos », convertibles en actions si un seuil de rentabilité prédéfini n’est pas atteint. En Europe, Santander et UniCredit sont les plus concernées par ce type de produit. Comment expliquer ces nouvelles turbulences boursières ? Peut-on craindre un nouveau décrochage ?

Pourquoi les marchés sont-ils fébriles ?

La conjoncture de trois facteurs importants pénalise essentiellement les marchés. Comme nous avons pu le voir depuis quelques mois, le prix bas du baril de pétrole fragilise de nombreux secteurs d’activités. De plus, la situation en Chine qui est compliquée avec un ralentissement marqué de la croissance fait douter les investisseurs.

La conjoncture de trois facteurs importants pénalise essentiellement les marchés. Comme nous avons pu le voir depuis quelques mois, le prix bas du baril de pétrole fragilise de nombreux secteurs d’activités. De plus, la situation en Chine qui est compliquée avec un ralentissement marqué de la croissance fait douter les investisseurs.

Regardons de plus près les résultats, de ce début d’année, de quelques banques : Eurobank chute de 12,11%, Alpha Bank de 11,6%. Mais les banques suisses sont aussi malmenées, Credit Suisse perdant 8,38% et UBS Group 5,64. En ce qui concerne Paris, Crédit Agricole rend 4,54%, Société Générale 4,38% et BNP Paribas 3,56%.

De simples turbulences ?

Nous assistons actuellement à une situation plutôt irrationnelle sur les marchés financiers. En effet, même si les banques sont chahutées au niveau des cours boursiers, elles ne sont aujourd’hui pas en difficulté en termes d’accès au crédit et surtout elles sont dans une situation extrêmement saine. On est très loin du risque qu’une banque de la zone euro fasse faillite. On est dans une période d’exagération, la question est de savoir si cela peut durer.

Nous sommes donc dans une phase de turbulences sur les marchés, les facteurs évoqués plus haut (La Chine, les banques…) ne provoqueront pas à eux seuls un krach boursier du type 2008.

Cependant, certaines choses sont à surveiller, comme par exemple la capacité des banques centrales à rassurer les marchés financiers. Aujourd’hui on peut parler clairement d’une crise de confiance. En effet, l’année 2016 était attendue comme l’année de la reprise avec des objectifs de forte croissance. Or, dès les premiers jours les principaux organismes internationaux ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance. C’est de cette manière que l’instabilité dans la confiance s’est établie.

Conclusion

Ainsi, le stress accentue les effets de variations des marchés financiers. L'état des banques est la dernière préoccupation en date des investisseurs. La hausse continue des prêts non performants en Italie, dont le montant a atteint 225 milliards d'euros en janvier dernier, a jeté le doute sur l'ensemble du secteur bancaire européen. Le CAC 40 est donc passé en dessous de la barre symbolique des 4 000 points, mais il sera intéressant de suivre l’évolution et le potentiel des rebonds autour de ce seuil, dans les semaines à venir.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine associé

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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