Le Private Equity français en plein essor !

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Par Stéphane van Huffel - le 25/11/2016

Bien que faisant partie depuis longtemps du paysage financier français, l’investissement au capital d’entreprises non cotées, ou Private Equity, n’a pas connu la même envolée en France que dans les pays anglo-saxons depuis le début des années 2000.

Mais le dynamisme tricolore du secteur est en plein éveil, marque par une collecte globale de plus de 6 milliards sur les 6 premiers mois de l’année.

Le Private Equity français en plein essor !

Désormais, de gros opérateurs se sont positionnés sur cet axe d’accès à l’investissement pour les entreprises françaises en création ou en développement. « C’est une quatrième voie capitalistique (après les voies familiale, étatiques et boursière) » comme le déclare Olivier Millet, président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic).

Devenu attractif pour les grands noms de la place financière hexagonale, le Private Equity à la française se caractérise par sa stabilité et sa fonction d’aide au développement et à la croissance d’entreprises installées. Si la création pure, type start-Up, attire souvent plus la lumière, le changement de taille et d’échelle de pénétration de marché (export, croissance externe etc.) reste les voies les plus suivies par les investisseurs.

Et la France compte déjà de très belles signatures qui se dotent de moyens importants en effectuant de belles levées de fonds leur permettant de s’inscrire comme des acteurs actifs de la croissance nationale. Les observateurs estiment à plus de 20 milliards les capacités futures des acteurs du Privat Equity à cinq ans. Benjamin Paternot, responsable de l’activité de fonds de Bpifrance estime que « dans le segment de l’innovation, la plupart gèrent aujourd’hui plus de 100 millions d’euros, un montant rare il y a quelques années ».

Et cet élan positif ne touche pas que les investisseurs français. La réussite de quelques pépites nationales au rayonnement désormais européen voire mondial, tel que BlaBlaCar ou Criteo, attire de plus en plus d’investissements étrangers. En un an, leur part dans les collectes de fonds a augmenté de 14 % et ne devrait pas connaître de ralentissement dans le contexte actuel de rendements faibles sur les marchés cotés. En effet, cette classe d’actifs (entreprises non cotées) dégage depuis une décennie des rendements moyens très attractifs (plus de 10 %) et est relativement protégée des fortes incertitudes dues à la volatilité ambiante.

Conclusion

La France semble enfin s’armer de moyens et d’outils pour améliorer l’accès de son tissu d’entreprises au financement de leurs croissances. Et ce avec des perspectives positives et attractives pour les capitaux étrangers. Un mouvement lent à démarrer mais qui semble lancé désormais, pour le plus grand bien, il faut l’espérer, de l’économie réelle hexagonale.

À propos de l'auteur

Stéphane van Huffel , Conseiller en gestion de patrimoine

Stéphane van Huffel débute sa carrière au sein de la branche d’investissement immobilier d'un grand promoteur français dans les fonctions opérationnelles et commerciales. Il évolue ensuite, toujours au sein du même groupe, vers un poste d'encadrement puis de directeur régional où il est chargé d'animer et d'encadrer cinq cabinets en France. Son expérience confirmée de la fiscalité et de l'immobilier l'amène à créer son propre cabinet : Wast and Van en 2005. Il devient ensuite Directeur Général du Groupe Wast&Van et co-fondateur de netinvestissement.fr.

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